1 janvier 2010

Marathon - Prise 2

J’ai annoncé dernièrement que je participerais au marathon du Vermont, mais j’ai changé d’idée. Je trouve ça trop tôt et je me suis rendue compte que c’est seulement deux semaines avant mon premier triathlon (Tremblant). De plus, mon nouveau coach de course ne m’encourage pas à faire un marathon tout de suite, car ma base aérobique est « sous-développée », et ma base de coureuse en général, fragile.

Mais je vais seulement repousser mon projet de quelques mois.

En effet, je souhaite vraiment faire mon premier marathon cette année, car cet événement me servira de prétexte pour amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer. Un de mes oncles qui était un grand marathonien et skieur de fond est décédé du cancer il y a quelques années. Je l’ai vu courir un marathon quand j’étais petite et ça m’a fait une forte impression. Il me manque cet oncle, et je m’en veux de ne pas avoir assisté à ses funérailles. On dirait que je n’ai pas fait mon deuil, et je veux courir mon premier marathon en son honneur. D'autres personnes de ma famille sont atteintes du cancer présentement, et c’est aussi pour elles que je veux courir. J’ai de la difficulté à dire aux gens qui m’entourent que je les aime, et le fait de participer à un événement aussi exigeant que le marathon est ma façon d'exprimer combien je tiens à eux, même si, dans certains cas, je ne leur ai presque pas parlé depuis des années. J'essaie d’être un peu plus humaine, un peu moins détachée de tout. J'ai besoin de m'extirper de mon siège de spectatrice et de me mettre à agir avec les petits moyens que je possède. J'ai beaucoup de mal à m'approcher des gens, mais je suis capable de courir et de ramasser des fonds. Ça je peux.

Le marathon que j'ai choisi est celui de Montréal, qui aura lieu le 5 septembre prochain. Bien qu’on ne m’ait pas vanté tellement les qualités de ce marathon, il a une valeur mythique à mes yeux. C’est au marathon de Montréal que j’ai vu mon oncle courir. C’est le marathon de ma ville, une ville que j’aime énormément malgré ses défauts. Et j’ai besoin que plusieurs de mes proches puissent venir m’encourager. J’espère que mes parents seront là, ainsi que mon amoureux avec notre futur nouveau chien (qui sera encore un bébé tout énervé), peut-être aussi ma sœur et d’autres membres de ma famille et sûrement quelques amis coureurs.

Je trouve aussi que la description du marathon de Montréal qui figure sur le site de Runner’s World est assez alléchante :
The race offers its 1,600 participants a foot tour of the city, mixing modern attractions (the Biosphere, the Casino de Montreal, the Gilles Villeneuve Circuit racetrack) with historic monuments, cathedrals, and mansions. While the course is generally flat, you do need to be prepared for a gradual climb from about mile 15 to 18.5, and then another slope at 24. But the end is in sight-literally. From this hill, you can see the 1976 Olympic Stadium, where you finish with a lap around the track and feel like an Olympian as your image is displayed on the JumboTron. After you're done and cleaned up (showers are at the finish), indulge in "amazing foods worth splurging on," says McCann, who dined at some of the city's decadent restaurants on steak frites and foie gras.

Ça me tente vraiment moi de finir avec un tour de piste au stade olympique en frissonnant d’émotion parce que je serai sur le point de devenir une marathonienne.

Voici donc mon nouveau plan de compétitions de 2010 :
  • 20 février : Demi-marathon hypothermique
  • 28 mars : 10 km de Lasalle
  • 18 avril : Demi-marathon de Montréal
  • 16 mai : Course Pierrefonds Open (5 km)
  • 13 juin : Triathlon du Mont-Tremblant (sprint)
  • 8 août : Triathlon de Sainte-Agathe (1/30/8)
  • 18 août : Dollard-des-Ormeaux (5 km)
  • 5 septembre : Marathon de Montréal
  • 17 octobre : Classique du Parc Lafontaine (5 km)

Mon entraînement de cet hiver consistera surtout à travailler mon système aérobique. Pour ça, il faut que je coure hyper lentement. J’avoue que j’adore ça être « obligée » de courir lentement, parce que mes entraînements sont ainsi plus agréables et je suis beaucoup moins blessée qu’avant. Et quand il sera temps d’ajouter de la vitesse, je vais avoir la base qu’il faut pour me soutenir.

Sur ce, bonne année 2010 à tous! Je vous souhaite beaucoup de bonheur, et surtout la santé à vous et à vos proches!

27 décembre 2009

Adaptation

J’ai de la difficulté à m’adapter à mon nouveau « tri-sport ». Je fais tous les entraînements demandés bien religieusement, mais je ne me sens pas comme d’habitude physiquement. J’ai beaucoup d’énergie. Me semble que je ne cours pas assez. En tout cas, je n’ai mal absolument nulle part. Juste ça, c’est bizarre. Ça fait du bien, mais est-ce que je travaille assez fort?

Vendredi, je suis allée courir 60 minutes à 75 % de ma FC maximale conformément aux directives du coach. Comme je n’ai pas mesuré ma fréquence cardiaque depuis des années, je n’avais aucune idée de ma FC maximale. Je l'ai donc estimée au moyen de la formule bien connue « 220 moins l'âge ». Dans mon cas, ça donne 185, et j’ai ajouté 10 pour compenser le fait que ma FC a toujours été naturellement haute. J’ai mis mon cardiofréquencemètre et j’ai couru pendant une heure à une FC moyenne de 146 battements par minute. Wow, c’était tellement facile et agréable! J’aimerais bien toujours courir à cette vitesse là! Il semble qu’il faut courir lentement pour s’améliorer, mais je n’ai jamais compris pourquoi. Je ne trouve pas de réponse concluante sur le plan physiologique dans mes livres de course. Peut-être que je devrais relire « Lore of running ».

Sauf qu’hier j’ai fait un entraînement de vélo et, vers la fin, juste pour voir, j’ai fait un 45 secondes à intensité maximale. Et bien, ma FC a monté comme rien… à 216! J’ai toujours eu un cœur qui bat très vite à l’effort, mais je ne pensais pas être capable de monter encore si haut à mon âge. Donc mon calcul pour la course à 75 % de ma FC max n’était pas bon. Il faudrait que je me maintienne en-dessous de 162, et non en-dessous de 146. Mais ça me semble haut pour un entraînement à basse intensité. Je ne sais pas trop, trop quoi faire. J’ai envoyé un courriel à mon nouveau coach de course. On va bien voir ce qu’il va me répondre!

Il y a une blessure que je trainais depuis 3 ou 4 mois au tenseur du fascia lata (le muscle qui tend la bandelette ilio-tibiale). Et hourra, comme par magie, ma blessure s’atténue graduellement, et j’attribue ça aux exercices de gainage que je fais presque tous les jours. Au début, les exercices de gainage latéral me faisaient mal à mon TFL, mais maintenant, ça va mieux, et je vois une différence quand je cours.

En natation, j’ai acheté tout le stock dont j’avais besoin : planche, pull-boy, nouveau casque de bain (celui que j’avais était trop serré) et nouvelles lunettes (les anciennes me faisaient mal). Je suis résolue à réussir mes virages très bientôt pour pouvoir m’entraîner comme une vraie nageuse. Je suis très déterminée à réussir. J’ai peur de ça les virages et ça me donne mal au cœur, mais je comprends qu’il faut les faire pour s’entraîner correctement en natation.

Donc objectifs de la semaine :
  • Réussir mes virages en natation.
  • Travailler sur ma technique et ma posture en course et essayer de mieux comprendre les variations de ma fréquence cardiaque à l’effort.
  • Améliorer mon endurance aux exercices de gainage, surtout pour éliminer pour de bon ma blessure.

15 décembre 2009

Natation

Comme je commence à m'entraîner en natation, je trouve qu’il serait intéressant que je note où j’en suis maintenant pour pouvoir mesurer mes progrès.

Chose intéressante, nous avons fait un test à mon tout premier entraînement. J’ai donc des données exactes sur ma vitesse et mon endurance initiale.

En date du 7 décembre 2009

Vitesse au crawl (avec respiration aux 2 ou 4 coups de bras à droite seulement) :
Test 50 mètres : 42 secondes
Test 250 mètres : 4 minutes 52

Technique :

  • Je suis incapable de pratiquer les virages, car les deux que j’ai essayés m’ont donné vraiment très mal au cœur. Je dois me boucher le nez quand j’essaie.
  • Je commence à essayer de respirer aux trois coups de bras au crawl (une fois à droite, une fois à gauche), mais c’est très difficile à gauche. Je dois sortir ma tête de l’eau beaucoup, je manque de coordination et j’avale de l’eau par le nez. Quand je respire à droite, ça va bien, car ça fait plus de 31 ans que je nage en respirant du côté droit seulement.
  • Je réussis à avancer lors de l’exercice du papillon à un bras, mais je ne sens pas que j’ai la bonne technique.

En date du 14 décembre

  • J’ai pu pratiquer les virages sans avoir mal au cœur. Mais je ne réussis pas bien la technique car je dois toujours me boucher le nez et ça gâche évidemment tout.
  • J’ai toujours beaucoup de difficultés à respirer aux 3 coups de bras au crawl, surtout quand il y a de la vague et que je suis fatiguée.
  • La brasse et le dos crawlé vont super bien.
  • Aujourd’hui, après l’échauffement et la série d’éducatifs, on a nagé 400 mètres sans arrêter, et je pense que c’est le plus que j’aie fait depuis des années sans m’arrêter.
  • Je n’avais mal nulle part après l’entraînement. Toute une différence avec les entraînements de course. Je me sentais détendue et bien. Pas vraiment de fatigue. Mais je ne me pousse pas pour le moment, car je dois d’abord améliorer ma technique au crawl.
  • En soirée, j’avais la narine gauche complètement bouchée et ça me faisait très mal. J’ai pris les corticostéroïdes en atomiseur que j’utilise quand j’ai des allergies, et ça a réglé le problème. Je pense que c’était une simple irritation intranasale attribuable au fait que j’ai avalé beaucoup d’eau par le nez.

  • Prochaines étapes :

    • Pratiquer ma technique de crawl avec respiration alternée à droite et à gauche. Je pense que je vais m’exercer d’abord avec une planche pour arriver à faire la bonne technique sans craindre d’avaler trop d’eau.
    • Pratiquer mes virages.
    • M’acheter un pull-boy, une planche et des palmes pour les mains.

    Je suis super motivée pour la natation. Je trouve que ce sport est beaucoup moins souffrant que la course et j’aime ça. Je suis sûre que je vais beaucoup m’améliorer.

    11 décembre 2009

    Aperçu de 2010

    Je sais que je change vite d'idée, mais voilà. Cette année, je vais m’acheter un vélo et faire un triathlon. Je vais arrêter de dire que j’aime pas ça le vélo parce que c'est faux. J’aime ça, mais j'hésite à dépenser beaucoup d'argent sur la chose. Et puis, je suis paresseuse. Pas tellement envie d’apprendre à faire de la mécanique. Je me suis toujours un peu considérée comme une princesse, et les princesses ne font pas de mécanique (je constate d’ailleurs que mon statut de princesse est héréditaire parce que ma nièce a dit, pas plus tard que mardi dernier, qu’elle voulait devenir une princesse quand elle sera grande). Moi je ne demande pas mieux que de l’appuyer dans ses choix de carrière, quels qu'ils soient!


    Bon, me voilà qui digresse. Alors je disais que j’allais m’acheter un vélo. Et je vais même apprendre à faire la mécanique de base et tout. Ce changement d'attitude s'est produit rapidement cette semaine, quand j'ai décidé de m'inscrire à un club de triathlon et que je me suis rendu compte que n’aurai pas à apprendre le « métier » de triathlète toute seule. À mon grand dam, je suis le contraire d’une autodidacte. J’apprends bien quand je suis encadrée, j’apprends rien quand je suis laissée à moi-même. Je ne suis pas sûre, sûre, mais mon petit doigt me dit que ce club offre quand même un bon soutien à ses athlètes. Après mon premier entraînement de natation, le coach nous a dit de ne pas oublier de nous alimenter dans les 30 minutes qui suivent notre sortie de la piscine, que c’était très important pour notre récup. Même si c’est quelque chose que je savais déjà, ça m’a fait plaisir qu’il dise ça, qu’il s’intéresse à notre récupération. Des fois, il n’en faut pas beaucoup pour me conquérir (sportivement parlant bien sûr).
    Pour être sûre de pouvoir atteindre mes objectifs, je viens de m’inscrire au YMCA près de chez nous. Je vais pouvoir m’y entraîner jusqu’en mars en natation, en spinning et en musculation. Je vais même pouvoir y courir quand il fait trop mauvais dehors, car le centre est doté d’une piste de course intérieure.

    Et je compte participer toutes les semaines à deux entraînements des Chickens : l’entraînement de natation du lundi et à l’entraînement de course du samedi. Au total, je vais courir de 3 à 4 fois par semaine, faire du spinning 1 ou 2 fois par semaine et nager 1 ou 2 fois par semaine.

    Cette année, je vais aussi faire mon premier marathon. Mais je ne sais pas lequel ni quand. Stéphane va venir avec moi, alors peut-être qu’on va en choisir un dans un endroit pittoresque, question de combiner vie sportive avec vie amoureuse et voyage! Est-ce que ce sera Burlington? Chicago? Montréal? Tamarindo? Berlin? Minneapolis? Mount Desert Island? Ou New York si j’ai de la chance pour le tirage? Quel que sera mon choix, ce sera une expérience inoubliable. J'ai peur de ce premier marathon, mais je pense que j'y arriverai. Je vise quelque chose comme 4 h 30.

    Voici le plan préliminaire de ma saison (sujet à de nombreux changements!)
    - Demi-marathon hypothermique – 20 février 2010
    - 10 km de Lasalle – 28 mars 2010
    - Demi-marathon de Montréal – 18 avril 2010
    - Marathon du Vermont – 30 mai 2010 (peut-être)
    - Triathlon du Mont-Tremblant (sprint?) – 13 juin
    - Triathlon de Sainte-Agathe (1/30/8?) – 8 août
    - 5 km à Dollard-des-Ormeaux (à côté de chez moi!) – 18 août 2010
    - Mount Desert Island Marathon – 17 octobre 2010

    Il n'y a presque pas de 5 km dans mon calendrier, mais je compte en ajouter un ou deux dans la mesure du possible. J'aimerais beaucoup descendre sous les 24 minutes cette année.

    Il ne me reste plus qu’à bien m’entraîner maintenant!

    7 décembre 2009

    Poulette triathlète?

    J’aimerais ça faire des triathlons si je n’étais pas obligée d’acheter un vélo. Courir et nager, c'est simple et économique; le vélo vient tout gâcher parce que ça coûte cher et ça s’accompagne d’une série de problèmes mécaniques qui n’en finissent jamais et qui me rebutent au plus haut point. En plus, il faut sortir de la ville pour rouler. C’est compliqué me semble.

    Cela dit, ça se peut que je me laisse séduire parce que mon nouveau club de course est un club de triathlon. En fin de journée, j’ai impulsivement décidé d’aller essayer l’entraînement de natation des Chickens, un club de triathlon avec lequel plusieurs de mes amies s’entraînent. J’y allais sans grand enthousiasme, avec l’impression que j’haïrais ça. Mais comme j’avais besoin de bouger ce soir, je me disais que cet entraînement ferait la job. Je n’avais pas l’intention de commencer une relation à long terme. Ça devait être un « one night ».

    Et bien surprise! J’ai aimé ça! Beaucoup. Bon, ce n’était pas un entraînement normal. C’était un soir de test. Après l’échauffement, nous avons fait un test de vitesse sur 50 mètres et un sur 250 mètres, et je me suis sentie bien. J’aime ça nager quand il y a un but. C’est comme courir finalement. C’est pas plate. Et puis, j’aime bien le groupe. J’étais à l’aise. Je veux y retourner.

    J’ai hâte à samedi pour aller courir avec eux sur le Mont-Royal.

    26 novembre 2009

    Belle surprise

    Après la désagréable expérience de mon premier demi-marathon, j’abordais avec beaucoup d’appréhension mon deuxième. J’avais envie d’aller à Philadelphie pour vivre une belle expérience de groupe avec mes amis, mais je n’avais pas très envie de courir 21,1 km. Il faut dire que la veille du départ, je déménageais dans ma nouvelle maison. Tout le monde a déjà vécu un déménagement; c’est épuisant. Le soir à 22 h, j’étais à chercher mon passeport partout dans mes boîtes. Je suis même retournée à mon ancienne maison pour voir si je ne l’y avais pas laissé. Finalement je me suis rappelée l’avoir soigneusement rangé dans un sac. J’ai fait ma valise vite, vite (j’ai ramassé TOUS mes vêtements et accessoires de course, j’ai foutu ça dans une énorme valise pour être sûre de ne rien oublier). Cette méthode a l’avantage de prendre peu de temps, mais elle prend beaucoup de place dans un Yaris et dans une petite chambre d’hôtel.

    Après un agréable voyage avec Trigirl – voyage qui s’est révélé très sinueux en raison de la configuration « créative » des paramètres de son GPS – nous avons trouvé notre hôtel. Ce n’était pas un hôtel de luxe loin de là, mais il avait l’immense avantage de se trouver à 2 pas de la ligne de départ, une caractéristique dont je ne saurais plus me passer pour les prochaines courses.

    Nous sommes allées à l’expo le samedi matin, puis avons fait la sieste une bonne partie de l’après-midi. Personnellement, j’avais besoin de repos, car j’avais accumulé un très gros déficit de sommeil au cours de la semaine précédente. Le samedi soir, je me sentais bien reposée et j’avais bon espoir de survivre au demi-marathon du lendemain.

    Le dimanche matin, quand le réveil a sonné à 4 h 40, j’ai envisagé pendant au moins 30 secondes la possibilité de rester au lit et de laisser tomber cette course qui ne me souriait pas tellement. Je suis loin d’être matinale et j’étais d’humeur assez maussade. Trigirl, qui était sur le point de vivre son premier marathon, était bien réveillée et me parlait avec entrain alors que moi j’avais juste envie de bougonner. J’ai sauté dans la douche, et j’ai commencé à ressentir une pointe d’envie de courir. Quand les articulations sont chaudes et souples, ça aide. Après un parfait déjeuner précourse (pain aux raisins, banane, smoothie aux baies, bagel et beaucoup d’eau), nous avons rejoint Sylvie, Jean-Pierre, Mélanie et Laurence dans leur chambre pour se motiver en gang à courir. Vers 6 h 30, nous sommes sortis dehors, et à ce moment-là, je commençais à être vraiment nerveuse. Sylvie et moi avions comme plan de commencer la course ensemble et de voir comment ça irait par la suite. Ça me rassurait énormément de l’avoir à mes côtés. J’avais la ferme intention de rester avec elle tout le long. Psychologiquement, j’avais plus envie de passer du temps avec une personne que j’aime beaucoup que de battre des records. Nous avons couru les 10 premiers kilomètres ensemble. Je peux dire sans me tromper que la première moitié de ce demi-marathon a été le plus beau moment de ma vie de coureuse. Un peu comme un état de grâce. Sylvie est une personne avec qui je suis naturellement à l’aise. J’adore son attitude. Elle déteint très positivement sur moi. Je me sentais bien, je n’avais mal nulle part, j’étais pleine d’énergie. Cela dit, j’ai commencé à me sentir coupable de ne pas donner le meilleur de ce que j’avais à donner cette journée-là. Je me sentais trop bien, c’était incroyable. Vers le 9e ou 10e km, il y avait une pente descendante, et Sylvie a dit : « On va en profiter pour accélérer un peu ». Mes jambes avaient envie de se laisser aller alors j’ai accéléré. J’avais l’impression de voler, ça descendait tout seul à toute vitesse. C’était absolument grisant. J’étais incapable de me retenir. Mais j’ai perdu Sylvie. J’étais triste et je regardais un peu derrière moi pour voir si elle arrivait. Je me suis sentie coupable et égoïste, mais on s'était dit qu'on courrait chacune "notre course". Une telle situation était donc à prévoir. Alors je me suis résolue à courir toute seule. À peine un kilomètre plus tard, j’ai commencé à avoir un peu de misère, mais je sentais que c’était une misère normale que je pourrais facilement endurer pendant 10 km. À ma grande surprise, il y a eu une bonne montée dans la deuxième moitié du parcours, alors que je pensais que ce serait plat tout le long, et ça m’a donné un peu de mal, mais pas trop. C’était quand même vraiment rien par rapport à ce que j’ai eu à monter au demi du Maski-Courons. Tout le long de la deuxième moitié du demi-marathon, j’ai continué de me sentir vraiment bien. Je m’attendais à m’effondrer à un moment donné, comme lors du Maski-Courons, mais non, j’ai continué d’accélérer jusqu’à la fin pour finir en un étonnant 2 h 05 et 40 secondes (alors que je visais entre 2 h 10 et 2 h 15). J’ai donc battu de plus de 16 minutes mon dernier temps (2 h 22). C’est bon. Ça m’encourage.

    Comme ça s’est bien passé, je m’autorise à participer au marathon du Vermont en mai. Je me sens enfin prête à commencer l’entraînement pour le 42,2 km. Pour la première fois, cette distance me paraît digérable.

    2 novembre 2009

    Philadelphie


    Mon entraînement en vue du demi-marathon de Philadelphie se déroule super bien. J'ai fait une longue sortie de 21,1 km il y a une semaine, sans trop de difficulté, et une sortie de 17 km assez rapide avec mon amie Sylvie samedi dernier (dans la pluie et le gros vent, c'était quelque chose!). J'ai adoré cette sortie. C'était la première fois que je faisais une longue sortie avec une autre personne et, wow, ce sera à refaire! Sylvie et moi allons courir au moins une partie du demi-marathon de Philadelphie ensemble. Sylvie a eu une belle petite fille il y a 4 ou 5 mois seulement et elle est déjà vraiment très en forme. Impressionnant!

    Après notre 17 km sous la pluie, sur le bord du fleuve à Lachine.



    J'ai hâte à Philly, mais avant ça, il faut que mon amoureux et moi terminions les rénovations de notre nouvelle maison et que nous y emménagions (déménagement le 19 et départ pour Philadelphie le 20...)