31 octobre 2008

Certification de plongée sous-marine

Fin de semaine de certification – 23 et 24 août 2008

En fin de semaine, j’ai fait mes plongées de certification afin de pouvoir plonger de manière autonome (avec un compagnon de plongée) partout où je veux. Hier, tout s’est bien passé à ceci près que nous avons commencé la journée avec près de trois heures de retard. Nous devions plonger à Saint-Zotique, à partir d’un bateau, mais en raison de problèmes de logistique, nous avons dû nous rendre à un autre site de plongée à 20 minutes de voiture de là. Nous n’avons donc pas eu le temps de dîner. Quand nous avons plongé j’étais donc affamée en plus d’être épuisée en raison de toute l’énergie que j’avais dû dépenser pour apporter mon matériel sur le bord de l’eau (super lourd!) et enfiler ma combinaison isothermique (très serrée et surtout très chaude!). J’étais donc sur le point de perdre connaissance quand je suis entrée dans l’eau, en plus d’être, j’oubliais de le mentionner, absolument terrorisée. Malgré tout, les plongées se sont bien passées. Nous avions plusieurs exercices à faire, et je les ai réussis assez facilement, notamment celui que je craignais le plus, qui consiste à remplir son masque d’eau et à le vider tout en étant submergé, un exercice très difficile pour moi puisque je bouche généralement mon nez sous l’eau. Quand je remplis mon masque d’eau, j’ai l’impression que l’eau va rentrer dans mon nez et je me mets à étouffer et à ne plus me rappeler comment respirer par la bouche. Cela dit, hier, ça s’est bien passé. Je suis retournée à la maison heureuse, j’ai dévoré un énorme souper et je me suis endormie, épuisée, vers 21 h 30.

Ce matin, je me réveille en me rappelant qu’il faut encore que j’aille plonger, et là je suis franchement effrayée parce que les exercices les plus difficiles se font aujourd’hui. Signe que je suis au bord de la crise de nerfs, j’ai eu trois ou quatre haut-le-cœur avant de quitter la maison. Aujourd’hui, nous avons pu commencer à plonger rapidement. Comme j’avais eu des problèmes avec ma ceinture de poids la journée précédente, j’ai décidé de la soulager de quelques livres. Résultat, une fois au milieu du lac, quand le groupe s’est mis à descendre sous l’eau, et bien, je ne calais pas (enfin un peu, mais je refaisais surface à chaque inspiration). Il a fallu que je retourne au bord, et un aide-moniteur a rajouté des poids à ma ceinture. J’ai eu toutes les misères du monde à la remettre, car non seulement c’est difficile à faire dans l’eau (il faut se laisser flotter sur le dos en tenant une extrémité de la ceinture d’une main puis faire le rouleau pour qu’elle s’enroule autour de la taille), mais en plus, un des poids n’arrêtait pas de glisser vers l’avant et venait bloquer la boucle. Avec BEAUCOUP de difficulté, j’ai réussi à installer ma ceinture correctement. À ce moment, tout le groupe est sorti l’eau. Comme la visibilité sous l’eau était à peu près nulle, les monitrices ont décidé qu’elles descendraient avec seulement deux personnes à la fois.

Pendant que nous attendions, ma compagne de plongée et moi avons décidé de pratiquer un des exercices que nous allions devoir faire, soit celui d’enlever complètement notre masque sous l’eau et de le remettre. Nous avons donc mis nos régulateurs en bouche et dégonflé un peu nos vestes pour submerger notre tête. Une fois sous l’eau, j’ai enlevé mon masque en prenant bien soin de bien expirer pas le nez pour ne pas que l’eau s’y infiltre, mais à l’inspiration, petit problème de coordination, j’ai utilisé mon nez. Je me suis donc étouffée, mais je me suis rappelé que j’aurais de l’air si je respirais par la bouche. Autre problème cependant, mon cerveau ne semblait plus se rappeler comment faire. Mes tentatives de respirations se soldaient par une absence absolue d’entrée d’air. C’est là que j’ai fait TRÈS EXACTEMENT ce qui est écrit dans mon manuel à l’endroit où ils décrivent le plongeur en état de panique :

« Un plongeur en état de panique qui a peur de se noyer a de la difficulté à tenir sa tête hors de l’eau. Généralement, il oublie de gonfler sa veste de flottaison, crache son détendeur et remonte son masque sur le front. Il ne prête aucune attention à son compagnon de plongée ni aux autres personnes, et ses gestes sont rapides et saccadés. Il a les yeux écarquillés et ne voit rien autour de lui. Il ne répond habituellement pas aux directives qu’on lui donne. »

Est-il nécessaire de préciser que c’est l’une des expériences les plus désagréables que j’aie eu l’occasion de vivre dans ma vie? Je pensais me noyer, et je n’avais aucune idée si j’étais sous l’eau ou hors de l’eau. J’étais comme aveugle. Finalement, quelqu’un m’a probablement aidée, et j’ai pensé à gonfler ma veste. J’étais en pleurs, et j’ai dit que je voulais arrêter. Les monitrices m’ont dit de ne pas me décourager et de tout de même essayer de faire mes plongées.
Peu convaincue, j’ai tout de même accepté. Avec l’une des monitrices, je suis donc allée au centre du plan d’eau. Avec ma ceinture de poids, revue et corrigée, je réussissais à caler, mais malheureusement, j’étais incapable d’équilibrer mes oreilles. J’avais beau boucher mon nez et souffler, pas de succès. Nous avons donc dû remonter, et mes oreilles sont restées bouchées même à la surface. La monitrice m’a dit que je pourrais réessayer un peu plus tard si j’arrivais à déboucher mes oreilles. Je suis donc retournée au bord de l’eau avec les autres élèves du groupe. À ce moment là, je n’étais plus paniquée, mais profondément abattue. J’avais bien l’impression que je venais d’échouer mes plongées de certification et que je n’arriverais jamais à faire de la plongée après une telle expérience.

Heureusement, après quelques temps de réflexion, je me suis dit que si j’arrivais à me reprendre après de tels problèmes, je serais vraiment fière de moi. D’autres élèves m’ont donné quelques trucs et encouragements, et j’ai repris un peu confiance en mes capacités. Dans l’eau, j’ai attendu que tous les élèves aient fait leurs deux plongées, ce qui a pris au moins une heure et demie. Une fois mon tour arrivé, j’étais passablement détendue, probablement parce que j’étais à moitié morte d’ennui. De plus, j’en étais arrivée à la conclusion que la pire chose que je pouvais faire, c’était de paniquer, et que j’avais le contrôle là-dessus. Avant de descendre la monitrice m’a regardée dans les yeux et m’a dit que j’allais être capable et que j’allais réussir tous les exercices requis en moins de 15 minutes.

Nous avons commencé à descendre et, surprise, j’étais maintenant capable d’équilibrer mes oreilles. Nous sommes descendues jusqu’au fond, et j’ai réussi du premier coup tous les exercices, sans paniquer le moins du monde. La monitrice me tapait dans la main chaque fois que je réussissais un exercice, et ça m’encourageait beaucoup. J’ai donc fini par réussir ma certification, et je ressens presque autant de fierté que lorsque j’ai été sélectionnée sur l’équipe nationale de volleyball ou quand j’ai été embauchée chez Pfizer, ce qui n’est pas peu dire. J’ai maintenant très hâte d’aller plonger pour de vrai. Finis les exercices techniques dans l’eau boueuse du Québec! Dorénavant, il me suffira de nager sous l’eau et d’observer les poissons dans les jolies mers du Sud.

4 commentaires:

Eryc06 a dit…

Salut,

Je viens de decouvrir ton blog et j' avoue que j' etais assez tendu en lisant tes aventures. Que d' emotions !!! En tout cas felicitation pour ta certif, un nouveau monde s' offre a toi. Je suis moi meme certifier depuis un peu plus d' un an. Fais attention on perd nos automatismes tres vite. Comme l' hiver est long et qu' on n' a pas forcement la possibilite de plongee durant cette periode, il y a un bassin au stade olympique qui est tres sympa pour les pratiques (http://www.cppo.net/index.php). J' y ai deja plonge quelquefois et c' est vraiment sympa (ca change des piscines avec 2m de fond).
Allez je vais lire la suite de ton blog sur la course a pied (ca m interesse je cours egalement).

Ciao

Geneviève a dit…

Je suis allée pratiquer au stade une fois, et je compte y retourner bientôt parce que je pars deux semaines en Jamaïque cet hiver, entre autres pour faire de la plongée. Il va sans dire que j'ai besoin de pratique!
À la prochaine!

coureuse08 a dit…

Allo Geneviève,
Je viens de lire ce billet (mieux vaut tard que jamais), c'est comme les livres, souvent je commence par la fin ;=), et je te trouve super courageuse!!!et cela pour plusieurs raisons: 1) de plonger
2) de t'étouffer à moitié mais de repartir quand même faire ta certif et non des moindres 3) de la réussir sans problème. Cà me donne presque le courage d'apprendre à nager :=)

Anonyme a dit…

besoin de verifier:)