Je n’ai rien écrit sur mon blogue depuis déjà un mois. Bien sûr avec le temps des fêtes, mon voyage en Jamaïque et mon éreintant rhume de cette semaine, c’était difficile.
Sur le plan de l’entraînement, le dernier mois a été absolument minable. J’ai régressé c’est sûr.
D’abord, à partir de la mi-décembre, je me suis mise à avoir de plus en plus mal au genou droit. Je pense que c’est en courant dans la neige que je me suis infligé cette blessure. Pour favoriser la guérison, j’ai diminué ma fréquence d’entraînement à 3 fois par semaine, et j’ai ralenti ma cadence. Ma douleur a diminué, mais n’est pas disparue.
Le 27 décembre, mon amoureux et moi nous sommes envolés pour la Jamaïque. Quel bonheur ce fut de sentir le vent chaud à la sortie de l’aéroport. Indescriptible! Malheureusement, quelques mésaventures m’attendaient. Premièrement, lorsque nous sommes arrivés à l’hôtel, nous nous sommes empressés d’aller nous chercher un drink, et sans vraiment m’en rendre compte, j’ai bu à peu près constamment jusqu’à la fin de la soirée. Résultat, lorsque nous sommes retournés à notre chambre pour nous coucher, j’étais incroyablement soûle (et très étonnée de l’être; normalement, je sais boire…). Sans entrer dans les détails, je peux vous dire que j’ai passé une nuit extrêmement désagréable (digne des pires cuites de ma tendre jeunesse).
Le lendemain, je me suis réveillée dans un état lamentable. J’avais encore très mal au cœur. Nous sommes quand même allés déjeuner, après quoi je suis retournée à la chambre pour faire une sieste. Quand je me suis réveillée, je me suis dit : « Je vais aller courir un petit 40 minutes sur la plage, ça va me remettre sur le piton ». Les 5 premières minutes ont été désagréables, mais j’ai ensuite pris mon air d’aller. Je me sentais de mieux en mieux, et j’étais vraiment heureuse de courir sur la plage en bikini plutôt que sur les trottoirs glacés en « habit d’hiver ».
J'accélérais de plus en plus quand je suis arrivée à un segment de plage un peu étroit entièrement traversé par un tronc d'arbre. Avec légèreté, j'ai sauté par-dessus celui-ci… mais ma réception a été moins réussie. Je me suis tordue la cheville gauche et je suis tombée à genou. J’ai tout de suite su que c’était une bonne entorse, et j’étais en maudit. J’étais franchement assez loin de mon point de départ, et je savais que j’allais empirer la blessure en marchant dessus. Je n'avais toutefois pas le choix. J’ai boitillé pendant 45 minutes jusqu’à l’hôtel, et je suis allée me chercher de la glace immédiatement.
J’ai passé les trois premiers jours de mes vacances en Jamaïque en béquilles. Joie!
Heureusement, l’hôtel était pourvu d’une superbe salle de musculation, alors je me suis quand même entraînée tous les jours :
Jour 0 : rien (mon amoureux est allé me chercher de la glace au moins 6-7 fois dans la journée, et ce fut une entreprise assez difficile paraît-il, car le personnel n’était pas très obligeant)
Jour 1 : Muscu (bras, dos, quads, ischios, dorsaux et abdos), glace 5-6 fois dans la journée
Jour 2 : 15 minutes de vélo stationnaire très mollo + muscu, glace 3 fois dans la journée
Jour 3 : 15 minutes de vélo stationnaire plus dynamique, 10 minutes de marche sur tapis roulant très doucement + muscu
Jour 4 : 30 minutes de marche sur tapis roulant + muscu
Jour 5 : 30 minutes de course très lente sur tapis roulant + muscu
Jour 6 : 50 minutes de course sur tapis roulant avec intervalles + natation avec palmes pour tester ma cheville en vue de nos expéditions de plongée
Jour 7 : 60 minutes de course sur la plage, sans pépin cette fois
Jours 8-14 : J’ai couru à 3 autres reprises sur la plage. Nous sommes également allés faire de la plongée à trois reprises. Ça s’est bien passé, mais j’ai trouvé ça quand même assez épuisant. J'ai vu beaucoup de beaux poissons. Le plus impressionnant, c'est quand des bancs de poissons passent devant nos yeux. Mon amoureux, qui a fait de la plongée en Thaïlande à plusieurs reprises, a toutefois été déçu. Nous allons essayer de trouver un meilleur site de plongée pour l'année prochaine. Les Maldives peut-être?
Nous sommes revenus de la Jamaïque le 10 janvier. Le lendemain, je suis allée courir 1 h 15 dehors, sur les trottoirs partiellement enneigés et glacés. J’ai utilisé ma montre GPS pour la première fois, et je me suis aperçu que je suis plus lente que lente (moyenne de 7:29 minutes par km, alors que ma vitesse de base devrait être de 6:45 minutes/km).
Le soir même, j’ai commencé à avoir un inquiétant mal de gorge et à faire de la fièvre. J’ai été très malade toute la semaine. Le pire, c’était la nuit. Je toussais beaucoup, et parfois, je faisais des crises d’asthme. J’étais épuisée. Aujourd’hui, je me suis mise à aller soudainement mieux, et j’ai réussi à aller courir 30 minutes sur tapis roulant. Je constate que j’en ai reperdu, mais j’ai bon espoir que les pépins sont terminés et que je vais pouvoir recommencer à m’entraîner normalement.
Ah! Et j’ai écouté le DVD Spirit of the marathon, ce qui m’a énormément inspirée! Mon amoureux a cependant été terrorisé, car il a peur que je devienne aussi maigre que la marathonienne d’élite qu’on voit dans le film (Deena Kosta). Je l’ai rassuré. Ça fait deux mois que je n’arrive pas à dépasser 25 km par semaine sans me blesser, alors qu’elle court 200 km par semaine. Il y a peu de chance que je devienne un super championne du marathon.
Si je parviens à courir un marathon en bas de 4 h 30, je vais être ravie!
18 janvier 2009
19 décembre 2008
Ah! Je me sens vieille!
Je me sens vieille, vieille, vieille. Il faut que je me rende à l’évidence, mes articulations ne suivent pas. J’ai mal aux genoux! Après chaque longue course du dimanche, j’ai besoin de trois longs jours de repos pour récupérer. Trois jours durant lesquels je n’arrive plus à descendre les escaliers sans douleur, où je me réveille chaque fois que je me retourne dans mon lit, où je me demande si je vais pouvoir recourir. Mais je finis par aller mieux et j’arrive à faire mes quatre entraînements hebdomadaires, avec des douleurs aux genoux tolérables. Sauf cette semaine. J’ai capitulé. J’ai couru 35 minutes mercredi soir, et c’est tout. Je devrais courir aujourd’hui, mais pour la première fois depuis septembre, la température me rebute et je boude les trottoirs glacés. J’ai le goût de me dire « ah! Je suis trop vieille » et de tout planter ça là. Il y a des journées comme ça!
Je pars pour la Jamaïque dans exactement huit jours, et cette perspective ne m’enthousiasme pas autant qu’elle le devrait. Bien sûr, j’ai hâte de profiter des chaudes températures. Mais j’ai surtout une peur bleue à l’idée de devoir faire de la plongée. Je panique littéralement. Et ce n’est même pas une peur sans fondement; j’ai connu de gros problèmes lors de ma certification au mois d’août. Ma crainte des profondeurs n’a fait que croître depuis. Bien franchement, j’ai peur de mourir. C’est sûrement exagéré. Je suis une anxieuse invétérée.
Cela dit, j’ai tout de même des raisons de célébrer aujourd’hui. Je tombe en congé (ou presque). Il ne me reste que quelques heures de travail à faire lundi et c’est tout. Jusqu'au 12 janvier! Je suis assez fière de mon année. Mon chiffre d’affaires n’est pas aussi élevé que l’an dernier, mais j’ai aussi accepté beaucoup moins de contrats. Ma santé, qui menaçait sérieusement de foutre le camp, m’y a obligée.
Je relis mon paragraphe et je trouve cela paradoxal de me trouver trop vieille pour courir alors que durant les derniers mois j’étais persuadée que la course me procurerait la jeunesse éternelle.
Je pars pour la Jamaïque dans exactement huit jours, et cette perspective ne m’enthousiasme pas autant qu’elle le devrait. Bien sûr, j’ai hâte de profiter des chaudes températures. Mais j’ai surtout une peur bleue à l’idée de devoir faire de la plongée. Je panique littéralement. Et ce n’est même pas une peur sans fondement; j’ai connu de gros problèmes lors de ma certification au mois d’août. Ma crainte des profondeurs n’a fait que croître depuis. Bien franchement, j’ai peur de mourir. C’est sûrement exagéré. Je suis une anxieuse invétérée.
Cela dit, j’ai tout de même des raisons de célébrer aujourd’hui. Je tombe en congé (ou presque). Il ne me reste que quelques heures de travail à faire lundi et c’est tout. Jusqu'au 12 janvier! Je suis assez fière de mon année. Mon chiffre d’affaires n’est pas aussi élevé que l’an dernier, mais j’ai aussi accepté beaucoup moins de contrats. Ma santé, qui menaçait sérieusement de foutre le camp, m’y a obligée.
Je relis mon paragraphe et je trouve cela paradoxal de me trouver trop vieille pour courir alors que durant les derniers mois j’étais persuadée que la course me procurerait la jeunesse éternelle.
15 décembre 2008
Semaine du 8 décembre
Cette semaine, j'ai couru dans la neige et ça m'a plu! Je me suis vraiment très bien entraînée; j'ai suivi parfaitement les recommandations de mon entraîneur. J'ai d'ailleurs eu une assez longue conversation téléphonique avec lui mercredi, et je me suis rendu compte qu'il croit en mon potentiel plus que moi-même. En tout cas, j'ai décidé de lâcher prise et de lui faire confiance les yeux fermés. Finies les improvisations durant mes entraînements!
Voici ce que j'ai fait cette semaine
Lundi : 30 minutes de yoga avec mon nouveau DVD de yoga ashtanga. J'ai fait une tonne de salutations et de nombreuses postures debout. J'ai eu très mal au cœur après la séance, probablement parce que je venais juste de manger.
Mardi : 32 minutes de course au parc René-Lévesque dans la neige folle (avec 8 minutes de demi-train). Comme j'essayais mes nouvelles orthèses plantaires et que je trouvais ça très exigeant de courir dans la neige, j'ai dû écourter mon entraînement (je devais courir 40 minutes).
Jeudi : 50 minutes (avec 4 x 1 minute de demi-train) au centre Claude-Robillard. Ce fut un entraînement spécial pour moi. Il y avait quelques spinteurs d'élite qui s'échauffaient et ça me donnait l'impression de faire partie de l'élite moi aussi. (Heureusement qu'on peut rêver!)
Vendredi : 30 minutes dehors sur les trottoirs enneigés
Dimanche : 67 minutes dans la neige et la slush
Vitesses prescrites par mon coach, que j'ai respectées à la lettre cette semaine
Vitesse de base : 6 minutes 45/km (avant, je me plaignais que mes entraînements n'étaient pas assez intenses, mais c'est parce que ma vitesse de base était bien trop lente)
Demi-train : 5 min 20/km
Train : 5 min/km
J’ai hâte d’avoir mon GPS pour pouvoir calculer mes distances et mes vitesses avec précision!
Dimanche, je suis aussi allée voir Casse-noisette avec ma nièce de 3 ans et demi, et nous avons passé un merveilleux après-midi. Je suis convaincue que c'est l'enfant la plus charmante du monde. Elle a réussi à regarder le spectacle au complet – 2 heures en tout – sans se plaindre une seconde. Elle m'a posé des millions de questions qui commençaient toutes par « pourquoi » durant le spectacle, mais elle a fait ça gentiment en chuchotant. Elle a adoré Clara, et je lui ai dit qu'un jour ce serait son tour de danser ce rôle dans Casse-noisette.
Dans l'auto, sur le chemin du retour, elle a chanté Le Petit reine au nez rouge. Quand je lui ai dit qu'elle chantait bien, elle m'a demandé « Pourquoi? », ce à quoi j'ai répondu « Parce que tu as une belle voix ». Peu après, j'ai chanté moi aussi une chanson de Noël, et elle m'a dit : « Geneviève, tu chantes bien parce que tu as une belle voix! ». C'était mignon. Ma nièce a des compétences sociales qui surpassent les miennes. Je suis très fière d'elle!
Voici ce que j'ai fait cette semaine
Lundi : 30 minutes de yoga avec mon nouveau DVD de yoga ashtanga. J'ai fait une tonne de salutations et de nombreuses postures debout. J'ai eu très mal au cœur après la séance, probablement parce que je venais juste de manger.
Mardi : 32 minutes de course au parc René-Lévesque dans la neige folle (avec 8 minutes de demi-train). Comme j'essayais mes nouvelles orthèses plantaires et que je trouvais ça très exigeant de courir dans la neige, j'ai dû écourter mon entraînement (je devais courir 40 minutes).
Jeudi : 50 minutes (avec 4 x 1 minute de demi-train) au centre Claude-Robillard. Ce fut un entraînement spécial pour moi. Il y avait quelques spinteurs d'élite qui s'échauffaient et ça me donnait l'impression de faire partie de l'élite moi aussi. (Heureusement qu'on peut rêver!)
Vendredi : 30 minutes dehors sur les trottoirs enneigés
Dimanche : 67 minutes dans la neige et la slush
Vitesses prescrites par mon coach, que j'ai respectées à la lettre cette semaine
Vitesse de base : 6 minutes 45/km (avant, je me plaignais que mes entraînements n'étaient pas assez intenses, mais c'est parce que ma vitesse de base était bien trop lente)
Demi-train : 5 min 20/km
Train : 5 min/km
J’ai hâte d’avoir mon GPS pour pouvoir calculer mes distances et mes vitesses avec précision!
Dimanche, je suis aussi allée voir Casse-noisette avec ma nièce de 3 ans et demi, et nous avons passé un merveilleux après-midi. Je suis convaincue que c'est l'enfant la plus charmante du monde. Elle a réussi à regarder le spectacle au complet – 2 heures en tout – sans se plaindre une seconde. Elle m'a posé des millions de questions qui commençaient toutes par « pourquoi » durant le spectacle, mais elle a fait ça gentiment en chuchotant. Elle a adoré Clara, et je lui ai dit qu'un jour ce serait son tour de danser ce rôle dans Casse-noisette.
Dans l'auto, sur le chemin du retour, elle a chanté Le Petit reine au nez rouge. Quand je lui ai dit qu'elle chantait bien, elle m'a demandé « Pourquoi? », ce à quoi j'ai répondu « Parce que tu as une belle voix ». Peu après, j'ai chanté moi aussi une chanson de Noël, et elle m'a dit : « Geneviève, tu chantes bien parce que tu as une belle voix! ». C'était mignon. Ma nièce a des compétences sociales qui surpassent les miennes. Je suis très fière d'elle!
5 décembre 2008
Ma semaine en 6 points
1- J’ai décidé d’amener ma nièce de 3 ans ½ voir Casse-noisette le 14 décembre prochain. Une de mes amies du secondaire, qui est devenue ballerine professionnelle, dansera ce jour là, alors j’en profiterai pour aller la voir. Pour que ma nièce puisse comprendre ce qui se passera sur scène, je lui ai acheté un livre sur l’histoire de Casse-noisette (avec CD de la musique de Tchaïkovski en prime). Je lui ai lu les premières pages hier, et elle a malheureusement déjà peur du parrain Drosselmeier… Elle m’a dit qu’elle ne veut pas aller près de lui durant le spectacle. Je pense qu’elle ne comprend pas tellement comment se passe un ballet, mais elle a l’air tout excitée d’y aller!
2- J’ai réussi à convaincre mon père de commencer à courir! Je vais aller courir avec lui demain. On fera 30 minutes de marche/course. Je lui ai promis qu’on participerait à un 5 km ensemble ce printemps ou cet été. J'ai bien hâte!
3- Je me suis rendu compte que courir, c’est très facile pour certaines personnes alors que pour moi c’est un méchant défi. Il y a des gens qui courent un demi-marathon sans même s’entraîner deux secondes, alors que moi ça va me prendre une bonne année d’entraînement avant de pouvoir parcourir cette distance. Ça m’a un peu déprimée sur le coup quand j’ai su ça, mais finalement je me suis dit qu’il n’y a rien de mal à devoir faire de gros efforts pour pouvoir atteindre des objectifs. Et puis, ce n’est pas si grave si je ne cours pas vite. Au moins, je suis en santé et je suis certaine que mes artères sont toutes propres!
4- Aujourd’hui, j’ai mesuré ma vitesse sur 200 mètres pour le fun parce qu’il semble que ce soit un bon indicateur de la vitesse à laquelle on peut courir un 800 mètres. Je me suis rendu compte que 200 mètres est pour l’instant la distance la plus naturelle pour moi puisque le travail se fait beaucoup en anaérobie. Il reste que je me suis tout de même fait mal à la cheville un peu. Ça m’a pris 34 secondes pour parcourir la distance, ce qui n'est pas très bon ni très mauvais. Après, j’ai été essoufflée pendant 2 tours de piste complets en jogging récupérateur, ce qui me fait croire que mon cardio n’est pas encore fort, fort et que je vais sûrement mourir au bout de mon souffle si j’essaie un jour de courir 800 mètres à pleine vitesse. Mon ostéopathe m’a dit que c’est tellement dur un 800 mètres qu’on vomit après la course. Suis-je assez maso pour ça? Ça reste à voir.
5- J’ai appris à mes dépens qu’il ne faut jamais parler de politique quand on veut passer un agréable moment avec des proches. Je ne m’entends avec personne sur ce sujet, et ça fait toujours monter la tension.
6- J’ai joué beaucoup avec mes chats cette semaine. Ils s’ennuient un peu parfois et ont besoin de beaucoup d’attention (ou peut-être que je fais de la projection).
2- J’ai réussi à convaincre mon père de commencer à courir! Je vais aller courir avec lui demain. On fera 30 minutes de marche/course. Je lui ai promis qu’on participerait à un 5 km ensemble ce printemps ou cet été. J'ai bien hâte!
3- Je me suis rendu compte que courir, c’est très facile pour certaines personnes alors que pour moi c’est un méchant défi. Il y a des gens qui courent un demi-marathon sans même s’entraîner deux secondes, alors que moi ça va me prendre une bonne année d’entraînement avant de pouvoir parcourir cette distance. Ça m’a un peu déprimée sur le coup quand j’ai su ça, mais finalement je me suis dit qu’il n’y a rien de mal à devoir faire de gros efforts pour pouvoir atteindre des objectifs. Et puis, ce n’est pas si grave si je ne cours pas vite. Au moins, je suis en santé et je suis certaine que mes artères sont toutes propres!
4- Aujourd’hui, j’ai mesuré ma vitesse sur 200 mètres pour le fun parce qu’il semble que ce soit un bon indicateur de la vitesse à laquelle on peut courir un 800 mètres. Je me suis rendu compte que 200 mètres est pour l’instant la distance la plus naturelle pour moi puisque le travail se fait beaucoup en anaérobie. Il reste que je me suis tout de même fait mal à la cheville un peu. Ça m’a pris 34 secondes pour parcourir la distance, ce qui n'est pas très bon ni très mauvais. Après, j’ai été essoufflée pendant 2 tours de piste complets en jogging récupérateur, ce qui me fait croire que mon cardio n’est pas encore fort, fort et que je vais sûrement mourir au bout de mon souffle si j’essaie un jour de courir 800 mètres à pleine vitesse. Mon ostéopathe m’a dit que c’est tellement dur un 800 mètres qu’on vomit après la course. Suis-je assez maso pour ça? Ça reste à voir.
5- J’ai appris à mes dépens qu’il ne faut jamais parler de politique quand on veut passer un agréable moment avec des proches. Je ne m’entends avec personne sur ce sujet, et ça fait toujours monter la tension.
6- J’ai joué beaucoup avec mes chats cette semaine. Ils s’ennuient un peu parfois et ont besoin de beaucoup d’attention (ou peut-être que je fais de la projection).
27 novembre 2008
Fin du repos!
Bon, je l’avoue, mon repos actif de deux semaines a duré huit jours. Cet après-midi, je suis allée courir 50 minutes durant lesquelles j’ai fait 4 sprints de 15 secondes à 50 % (le dernier, je l’ai terminé à 100 % pour voir ce que j’avais dans les jambes, ce qui est INTERDIT selon tous les bons livres de course…). J’ai donc encore une fois triché dans mon entraînement (qui selon le plan devait être de 35 minutes et comprendre 3 sprints de 15 secondes à 50 %). Lors de mon dernier entretien téléphonique avec mon entraîneur, il a pourtant insisté pour que je respecte « à la lettre » les entraînements prescrits, et j’étais résolue à l’écouter. En fait je suis encore résolue à respecter le plan, mais là, après huit jours de repos, j’avais une tonne d’énergie en banque à écouler et je me suis laissé aller.
En tout cas, mon entraînement a été des plus plaisants! Je ne regrette pas de m’être un peu éloignée du plan initial. De fins flocons mouillés tombaient du ciel, mais le sol n’était pas glacé du tout. Je suis allée courir le long du fleuve. Il ventait pas mal et il y avait de grosses vagues. C’était superbe. J’ai trouvé la première moitié de mon parcours un peu plus exigeante que la normale, car j’avais le vent de face, mais mon dieu que je me sentais bien! Étonnant, mais vrai, mes jambes étaient plus fatiguées que mon cœur! Aurais-je enfin un soupçon d’endurance cardiovasculaire? Même après mes sprints, je n’étais pas essoufflée. Quelle agréable sensation!
Cette semaine je suis allée voir mon ostéopathe dans l’espoir qu’il m’aide à régler mes douleurs aux genoux et à la bandelette illiotibiale. C’est un ancien coureur de 800 mètres et il court le marathon en moins de 3 h. Il m’a beaucoup parlé du marathon et m’a convaincue d’orienter mes efforts sur cette distance. Je pensais que pour une fille comme moi, il ne serait jamais possible de performer un tant soit peu au marathon, mais semble-t-il que les fibres rapides peuvent se transformer en fibres lentes, alors mon cas n’est pas désespéré. Depuis ce rendez-vous, je vois le marathon d’un tout autre œil. Je vais quand même faire un peu de 800 mètres comme prévu en début de saison, mais seulement pour le plaisir et pour améliorer ma vitesse avant la saison sur route. Ah! Et mes problèmes de genoux et de bandelette ne sont déjà plus qu’un vague souvenir. Je ne m’étirais pas assez!
Depuis mon dernier billet, j’ai déjà modifié mon plan dans ma tête. Nouveau plan : demi-marathon à l’automne 2009 et marathon dès que possible par la suite (probablement à l’automne 2010). Wow! Je vais peut-être devenir une marathonienne! Que c’est excitant!
Autre événement marquant de la semaine, j’ai rencontré une nutritionniste pour la première fois de ma vie! Elle s’appelle Catherine et elle m’a fait une forte impression. Je me suis toujours considérée comme un cas désespéré sur le plan de l’alimentation. J’ai des rages de cochonneries, je mange trop, je ne cuisine pas, je n’aime pas tellement ce qui est bon sur la santé. Pour Catherine, rien ne semble jamais problématique. Tu ne cuisine pas? Pas grave, je vais te donner une liste d’idées faciles! Tu es triste qu’on tue des animaux pour nourrir les humains, mais tu ne veux pas te passer complètement de viande? Pas de problème, on va te faire un plan semi-végétarien! Tu veux maigrir même si tu as un poids santé? Normal, tu es une athlète et pour courir le marathon vaut mieux peser un peu moins! Je me suis tellement sentie comprise! Et en plus, j’ai appris que la meilleure chose à ingérer tout de suite après un entraînement, c’est du lait au chocolat. C’est pas le bonheur ça?
En tout cas, mon entraînement a été des plus plaisants! Je ne regrette pas de m’être un peu éloignée du plan initial. De fins flocons mouillés tombaient du ciel, mais le sol n’était pas glacé du tout. Je suis allée courir le long du fleuve. Il ventait pas mal et il y avait de grosses vagues. C’était superbe. J’ai trouvé la première moitié de mon parcours un peu plus exigeante que la normale, car j’avais le vent de face, mais mon dieu que je me sentais bien! Étonnant, mais vrai, mes jambes étaient plus fatiguées que mon cœur! Aurais-je enfin un soupçon d’endurance cardiovasculaire? Même après mes sprints, je n’étais pas essoufflée. Quelle agréable sensation!
Cette semaine je suis allée voir mon ostéopathe dans l’espoir qu’il m’aide à régler mes douleurs aux genoux et à la bandelette illiotibiale. C’est un ancien coureur de 800 mètres et il court le marathon en moins de 3 h. Il m’a beaucoup parlé du marathon et m’a convaincue d’orienter mes efforts sur cette distance. Je pensais que pour une fille comme moi, il ne serait jamais possible de performer un tant soit peu au marathon, mais semble-t-il que les fibres rapides peuvent se transformer en fibres lentes, alors mon cas n’est pas désespéré. Depuis ce rendez-vous, je vois le marathon d’un tout autre œil. Je vais quand même faire un peu de 800 mètres comme prévu en début de saison, mais seulement pour le plaisir et pour améliorer ma vitesse avant la saison sur route. Ah! Et mes problèmes de genoux et de bandelette ne sont déjà plus qu’un vague souvenir. Je ne m’étirais pas assez!
Depuis mon dernier billet, j’ai déjà modifié mon plan dans ma tête. Nouveau plan : demi-marathon à l’automne 2009 et marathon dès que possible par la suite (probablement à l’automne 2010). Wow! Je vais peut-être devenir une marathonienne! Que c’est excitant!
Autre événement marquant de la semaine, j’ai rencontré une nutritionniste pour la première fois de ma vie! Elle s’appelle Catherine et elle m’a fait une forte impression. Je me suis toujours considérée comme un cas désespéré sur le plan de l’alimentation. J’ai des rages de cochonneries, je mange trop, je ne cuisine pas, je n’aime pas tellement ce qui est bon sur la santé. Pour Catherine, rien ne semble jamais problématique. Tu ne cuisine pas? Pas grave, je vais te donner une liste d’idées faciles! Tu es triste qu’on tue des animaux pour nourrir les humains, mais tu ne veux pas te passer complètement de viande? Pas de problème, on va te faire un plan semi-végétarien! Tu veux maigrir même si tu as un poids santé? Normal, tu es une athlète et pour courir le marathon vaut mieux peser un peu moins! Je me suis tellement sentie comprise! Et en plus, j’ai appris que la meilleure chose à ingérer tout de suite après un entraînement, c’est du lait au chocolat. C’est pas le bonheur ça?
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23 novembre 2008
Saison 2009
Ma saison 2009 commence à se dessiner tranquillement.
Je vais d’abord me concentrer sur les compétitions sur piste en janvier et en février. Je rêve de faire du sprint depuis que j’ai regardé les compétitions des Olympiques de Pékin, alors je me suis entendue avec mon coach pour participer à des courses de 800 mètres. Il m’a proposé deux courses qui auront lieu à la mi-janvier et à la mi-février. Ces courses serviront de « tests » (pour voir si ça vaut la peine que je continue de m’entraîner sur cette distance, j’imagine). Je sais qu’à mon âge, le 800 mètres c’est généralement hors de question. C’est probablement justement parce que c’est « hors de question » que je m’acharne pour essayer quand même.
Ensuite, ce sera la saison sur route. En 2009, j’ai l’intention de me concentrer sur de courtes distances, comme le 5 km ou même le 2 km. Je compte également participer à au moins un 10 km. Je ne sais pas quand je ferai mon premier demi-marathon (ça ira peut-être en 2010). Je ne pense pas faire mon premier marathon avant 2011.
Jusqu’au 25 novembre, je serai en « repos actif ». Ça tombe bien parce que j’ai deux tendinites rotuliennes qui commencent à s’installer depuis quelques semaines. Je travaille fort pour les faire disparaître. Je vois mon ostéopathe demain (un ancien coureur de 800 mètres justement). J’espère qu’il aura de bons conseils à me donner pour que j’arrive à limiter les blessures. Hier, j’ai couru un tout petit 30 minutes à vitesse lente, et j’ai eu très mal au genou gauche le reste de la journée. C’est un peu inquiétant.
Je vais recommencer le yoga dès cette semaine. D’habitude, je vais à l’école Ashtanga yoga Montréal, sur Sainte-Catherine ou bien à l’école Birkam yoga Montréal sur la rue Walker, mais ça coûte vraiment cher. Quand je fais du yoga toute seule à la maison, je suis trop paresseuse et je ne fournis pas l’effort nécessaire. Je me suis donc acheté un DVD de yoga Ashtanga (http://www.amazon.ca/Ashtanga-Yoga-en-fr/dp/B0000E2VYP) dans l’espoir que ça m’aidera à faire des séances qui ont de l’allure à la maison. Depuis, que je cours, j’ai pratiquement arrêté de m’étirer et je pense que c’est ce qui a causé mes blessures.
J’ai très hâte de recommencer à m’entraîner. Le bien-être que m’offre la course me manque beaucoup déjà.
Je vais d’abord me concentrer sur les compétitions sur piste en janvier et en février. Je rêve de faire du sprint depuis que j’ai regardé les compétitions des Olympiques de Pékin, alors je me suis entendue avec mon coach pour participer à des courses de 800 mètres. Il m’a proposé deux courses qui auront lieu à la mi-janvier et à la mi-février. Ces courses serviront de « tests » (pour voir si ça vaut la peine que je continue de m’entraîner sur cette distance, j’imagine). Je sais qu’à mon âge, le 800 mètres c’est généralement hors de question. C’est probablement justement parce que c’est « hors de question » que je m’acharne pour essayer quand même.
Ensuite, ce sera la saison sur route. En 2009, j’ai l’intention de me concentrer sur de courtes distances, comme le 5 km ou même le 2 km. Je compte également participer à au moins un 10 km. Je ne sais pas quand je ferai mon premier demi-marathon (ça ira peut-être en 2010). Je ne pense pas faire mon premier marathon avant 2011.
Jusqu’au 25 novembre, je serai en « repos actif ». Ça tombe bien parce que j’ai deux tendinites rotuliennes qui commencent à s’installer depuis quelques semaines. Je travaille fort pour les faire disparaître. Je vois mon ostéopathe demain (un ancien coureur de 800 mètres justement). J’espère qu’il aura de bons conseils à me donner pour que j’arrive à limiter les blessures. Hier, j’ai couru un tout petit 30 minutes à vitesse lente, et j’ai eu très mal au genou gauche le reste de la journée. C’est un peu inquiétant.
Je vais recommencer le yoga dès cette semaine. D’habitude, je vais à l’école Ashtanga yoga Montréal, sur Sainte-Catherine ou bien à l’école Birkam yoga Montréal sur la rue Walker, mais ça coûte vraiment cher. Quand je fais du yoga toute seule à la maison, je suis trop paresseuse et je ne fournis pas l’effort nécessaire. Je me suis donc acheté un DVD de yoga Ashtanga (http://www.amazon.ca/Ashtanga-Yoga-en-fr/dp/B0000E2VYP) dans l’espoir que ça m’aidera à faire des séances qui ont de l’allure à la maison. Depuis, que je cours, j’ai pratiquement arrêté de m’étirer et je pense que c’est ce qui a causé mes blessures.
J’ai très hâte de recommencer à m’entraîner. Le bien-être que m’offre la course me manque beaucoup déjà.
15 novembre 2008
Quand on est blonde...
J’ai couru 10 km en 57:46 ce matin, à la course du Cap-Saint-Jacques.
Je ne me rappelle pas d’avoir fait quelque chose d’aussi difficile physiquement de toute ma vie.
En plus j’ai perdu mon cerveau en début de course, ce qui m’a fait vivre une expérience assez bizarre (mais j’ai tout de même fini par courir mon 10 km au complet, ce qui est somme toute assez satisfaisant en soi).
Au départ, j’ai rencontré une fille que je connais, super sympathique. Ça m’a aidée à relaxer. Elle court depuis le mois de juillet et participait au 5 km. Je lui ai dit que j’étais inquiète de ne pas pouvoir courir assez vite, et elle m’a conseillé de ne pas me préoccuper du temps. Ça m’a détendue, et j’ai décidé de suivre son conseil.
Quand le départ a sonné, je me suis dit « ça y est, la souffrance commence », mais j’étais quand même heureuse d’être là.
Je suis partie vraiment tranquillement, si bien que j’ai passé le premier km à 6:07. Je n’étais pas contente du tout, mais en même temps, j’étais sereine et j’étais confiante que j’allais pouvoir me rattraper plus tard. Évidemment, j’ai accéléré un peu la cadence.
Et c’est là que j’ai perdu mon cerveau (vraiment!!!). Peu après le 1er km, il y avait un Y. Ce qu’il fallait faire (mais je l’ai compris après coup), c’était de continuer tout droit pendant à peu près 600 m, puis de faire demi-tour, pour ensuite s’engager dans l’embranchement. Mais moi, tout ce que je pouvais voir c’est que la majeure partie du groupe allait tout droit, et qu’une bonne partie s’engageait dans l’embranchement. J’en ai conclu qu’un des deux chemins était pour le 5 km et l’autre pour le 10 km, mais je ne pouvais pas voir d’indications sur le chemin que je devais prendre. J’ai continué tout droit, mais là, il y a des gens qui se sont mis à paniquer à côté de moi et qui ont dit qu’on s’était trompés de chemin pour le 10 km. Paniquée, j’ai reviré de bord, et j’ai fait un sprint de frustrée jusqu’à l’embranchement en criant au bénévole « c’est par où le 10 km »? Et là, il m’a pointé l’embranchement parce qu’il croyait que je faisais partie des coureurs qui avaient déjà complété la boucle.
Je n’étais pas contente d’avoir perdu de précieuse secondes, mais je suis redevenue sereine, et je me suis dit que les obstacles, ça fait partie de la vie. Je trouvais tout de même bizarre de n’être entourée que de gars, qui me dépassaient à toute allure. C’est là que j’ai vu « 3 km ». « Ok, il est où le 2 km? Je n’ai pas vu le 2. » ET JE NE PIGEAIS TOUJOURS PAS QUE JE M’ÉTAIS TROMPÉE DE CHEMIN. Je me suis dit « merde, ils ont sauté une balise. Il y en a qui ne seront pas contents! » J’ai continué joyeusement jusqu’au 5e kilomètre (dans mon cas c’était le 4e).
Puis là, tout d’un coup, j’ai compris que j’aurais dû continuer tout droit à l’embranchement! « Merde j’ai scrappé ma course! » Peu après Anne et Nancy, deux filles de mon club, m’ont dépassée. Elles devaient tellement se demander comment je pouvais être devant elles alors que je courais si lentement. J’étais vraiment embarrassée!
Comme je voulais avoir un chrono fiable à la fin, malgré mon erreur, j’ai tout simplement décidé de faire 2 fois la boucle que j’avais loupée le premier coup. Comme ça je ferais mon 10 km au complet malgré ma tête d’écervelée.
Laissez-moi vous dire que ce n’est pas amusant du tout sur le plan psychologique de revirer de bord et de refaire une boucle. C’est vraiment gênant. J’étais assez abattue, et ça ne me tentait plus tellement de courir. Arrivée au 7e kilomètre (le vrai), j’ai commencé à trouver ça vraiment dur. J’avais beaucoup de difficulté à contrôler mes pensées négatives (« À quoi ça sert de courir comme ça? Tu vas te blesser pour rien. T’as toujours haï ça courir, qu’est-ce qui te prend? »). En plus, j’ai commencé à avoir mal au genou et à la bandelette ilio-tibiale, mais c’était quand même très supportable. Mes jambes étaient très en forme, mais mon cardio en arrachait énormément (comme d’habitude).
J’ai été incapable d’accélérer durant les km 7 et 8. Il y a plein de filles qui me dépassaient, et j’étais pas mal découragée. Mais je savais que je pouvais finir en environ 58 minutes, et c’est l’objectif que j’avais en tête. Je suis parvenue à aller plus vite au dernier kilomètre, et j’ai passé la ligne d’arrivée à 57:46.
J’étais hyper déçue de ma performance, et surtout très humiliée d’avoir couru un course si bizarre! Je suis allée chercher mon lunch – un jus de pomme et une banane – et je l’ai avalé piteusement, assise sur le coin d’un banc.
Heureusement, je suis une optimiste de nature, et maintenant, je suis quand même assez fière de moi d’avoir couru 10 km en moins d’une heure. Chose certaine, je suis considérablement plus en forme que je l’étais au début du mois de septembre. J’avais alors du mal à courir 30 minutes à vitesse lente. C’est quand même une super amélioration.
J’espère avoir le temps de faire quelques progrès durant la saison morte pour revenir du bon pied en 2009.
Je ne me rappelle pas d’avoir fait quelque chose d’aussi difficile physiquement de toute ma vie.
En plus j’ai perdu mon cerveau en début de course, ce qui m’a fait vivre une expérience assez bizarre (mais j’ai tout de même fini par courir mon 10 km au complet, ce qui est somme toute assez satisfaisant en soi).
Au départ, j’ai rencontré une fille que je connais, super sympathique. Ça m’a aidée à relaxer. Elle court depuis le mois de juillet et participait au 5 km. Je lui ai dit que j’étais inquiète de ne pas pouvoir courir assez vite, et elle m’a conseillé de ne pas me préoccuper du temps. Ça m’a détendue, et j’ai décidé de suivre son conseil.
Quand le départ a sonné, je me suis dit « ça y est, la souffrance commence », mais j’étais quand même heureuse d’être là.
Je suis partie vraiment tranquillement, si bien que j’ai passé le premier km à 6:07. Je n’étais pas contente du tout, mais en même temps, j’étais sereine et j’étais confiante que j’allais pouvoir me rattraper plus tard. Évidemment, j’ai accéléré un peu la cadence.
Et c’est là que j’ai perdu mon cerveau (vraiment!!!). Peu après le 1er km, il y avait un Y. Ce qu’il fallait faire (mais je l’ai compris après coup), c’était de continuer tout droit pendant à peu près 600 m, puis de faire demi-tour, pour ensuite s’engager dans l’embranchement. Mais moi, tout ce que je pouvais voir c’est que la majeure partie du groupe allait tout droit, et qu’une bonne partie s’engageait dans l’embranchement. J’en ai conclu qu’un des deux chemins était pour le 5 km et l’autre pour le 10 km, mais je ne pouvais pas voir d’indications sur le chemin que je devais prendre. J’ai continué tout droit, mais là, il y a des gens qui se sont mis à paniquer à côté de moi et qui ont dit qu’on s’était trompés de chemin pour le 10 km. Paniquée, j’ai reviré de bord, et j’ai fait un sprint de frustrée jusqu’à l’embranchement en criant au bénévole « c’est par où le 10 km »? Et là, il m’a pointé l’embranchement parce qu’il croyait que je faisais partie des coureurs qui avaient déjà complété la boucle.
Je n’étais pas contente d’avoir perdu de précieuse secondes, mais je suis redevenue sereine, et je me suis dit que les obstacles, ça fait partie de la vie. Je trouvais tout de même bizarre de n’être entourée que de gars, qui me dépassaient à toute allure. C’est là que j’ai vu « 3 km ». « Ok, il est où le 2 km? Je n’ai pas vu le 2. » ET JE NE PIGEAIS TOUJOURS PAS QUE JE M’ÉTAIS TROMPÉE DE CHEMIN. Je me suis dit « merde, ils ont sauté une balise. Il y en a qui ne seront pas contents! » J’ai continué joyeusement jusqu’au 5e kilomètre (dans mon cas c’était le 4e).
Puis là, tout d’un coup, j’ai compris que j’aurais dû continuer tout droit à l’embranchement! « Merde j’ai scrappé ma course! » Peu après Anne et Nancy, deux filles de mon club, m’ont dépassée. Elles devaient tellement se demander comment je pouvais être devant elles alors que je courais si lentement. J’étais vraiment embarrassée!
Comme je voulais avoir un chrono fiable à la fin, malgré mon erreur, j’ai tout simplement décidé de faire 2 fois la boucle que j’avais loupée le premier coup. Comme ça je ferais mon 10 km au complet malgré ma tête d’écervelée.
Laissez-moi vous dire que ce n’est pas amusant du tout sur le plan psychologique de revirer de bord et de refaire une boucle. C’est vraiment gênant. J’étais assez abattue, et ça ne me tentait plus tellement de courir. Arrivée au 7e kilomètre (le vrai), j’ai commencé à trouver ça vraiment dur. J’avais beaucoup de difficulté à contrôler mes pensées négatives (« À quoi ça sert de courir comme ça? Tu vas te blesser pour rien. T’as toujours haï ça courir, qu’est-ce qui te prend? »). En plus, j’ai commencé à avoir mal au genou et à la bandelette ilio-tibiale, mais c’était quand même très supportable. Mes jambes étaient très en forme, mais mon cardio en arrachait énormément (comme d’habitude).
J’ai été incapable d’accélérer durant les km 7 et 8. Il y a plein de filles qui me dépassaient, et j’étais pas mal découragée. Mais je savais que je pouvais finir en environ 58 minutes, et c’est l’objectif que j’avais en tête. Je suis parvenue à aller plus vite au dernier kilomètre, et j’ai passé la ligne d’arrivée à 57:46.
J’étais hyper déçue de ma performance, et surtout très humiliée d’avoir couru un course si bizarre! Je suis allée chercher mon lunch – un jus de pomme et une banane – et je l’ai avalé piteusement, assise sur le coin d’un banc.
Heureusement, je suis une optimiste de nature, et maintenant, je suis quand même assez fière de moi d’avoir couru 10 km en moins d’une heure. Chose certaine, je suis considérablement plus en forme que je l’étais au début du mois de septembre. J’avais alors du mal à courir 30 minutes à vitesse lente. C’est quand même une super amélioration.
J’espère avoir le temps de faire quelques progrès durant la saison morte pour revenir du bon pied en 2009.
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