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1 janvier 2010

Chats et chien

Mes chats Billy et Chopin
Mes chats sont très importants dans ma vie. Certaines personnes trouvent que j'accorde trop d'importance aux animaux. Mais moi je pense que les animaux ont le droit d'être sur la planète au même titre que les humains. Je ne comprends pas pourquoi les humains se considèrent comme la race supérieure. Est-ce parce nous sommes plus « évolués » ou est-ce un réflexe de défense? Quelle que soit la réponse, je crois en l'importance de vivre en harmonie avec eux, qu'il s'agisse d'animaux domestiques ou sauvages. Mes chats je les aime, et je communique avec eux comme je peux, et ils font de même avec moi, avec leurs instincts de chats. Leur bien-être me tient à cœur, et je m'efforce de répondre à leurs besoins. Eux, ce qu’ils aiment, c’est avoir une litière propre, avoir deux repas sains par jour, avoir de l’eau fraîche, avoir plein d’endroits confortables où dormir, jouer entre eux et avec moi (eux ils pensent qu'ils chassent, mais bon...) et se faire flatter régulièrement. C’est simple, mais primoridal pour eux. Et moi, ils me tiennent compagnie pendant que je traduis, ils me font souvent rire, ils me stimulent aussi, car ils font des choses surprenantes presque tous les jours – j’aime les observer – et ils font baisser mon anxiété (j’ai remarqué dernièrement que ma fréquence cardiaque descend automatiquement quand je les flatte). Je veux faire en sorte qu’ils aient une belle et longue vie. Ces deux chats viennent tous deux de la SPCA, et ils ne l'ont pas eue facile avant de venir chez moi. Je suis contente qu’ils aient maintenant de belles vies de chats.
Alors quand des gens insinuent que je suis folle de ne pas m’en débarrasser parce que j’y suis un peu allergique, j’ai le goût de leur répondre… des choses. Mais je me tais et je rétorque simplement que ce sont des êtres vivants et que j’y suis très attachée.
Bientôt, je vais me lancer dans une grande aventure. En tout cas, pour moi, ce sera une grande aventure et j’essaie de m’y préparer de mon mieux. Comme la plupart des aventures dans lesquelles je me lance, celle que je m’apprête à vivre est source d’anxiété. Je vais adopter un chien. Un berger allemand blanc de l'élevage Luna. J’ai déjà eu une chienne quand j’étais petite, Noisette, mais ce n’était pas vraiment moi qui m’en occupait alors je n'ai pas vraiment d'expérience à titre de maîtresse d'un chien. Noisette est morte quand j’avais dix ans, et j’ai été inconsolable pendant plusieurs jours. Depuis la mort de Noisette, je n’ai plus jamais eu de chien, car mon rythme de vie ne me le permettait pas. Mais depuis quelques temps, je vis plus lentement et je travaille de chez moi. Je me sens prête à m’occuper d’un chien. En plus, j’ai l’avantage de vivre dans un quartier où les chiens sont les bienvenus. Le beau grand parc où je vais courir régulièrement est toujours rempli de chiens avec leur maître. C’est le paradis des chiens!
Au début, je songeais à adopter mon chien auprès d’un refuge, mais mon instinct m'a soufflé que ce n'était pas la bonne piste à suivre pour cette fois-ci. J’ai besoin, pour mon premier chien, de connaître tout le déroulement de sa vie. Je voulais choisir soigneusement l’éleveur. Et j'ai besoin de savoir à quoi ressemblent les parents du chiot à naître, d’attendre sa naissance, d’aller le choisir à l’âge de 4 semaines et d’aller le chercher pour de bon quand il aura 8 semaines. C’est important pour moi. Je veux bien l’élever (avec l’aide d’un dresseur, c’est sûr). J’espère que nous pourrons aller courir ensemble quand il sera assez grand, et même peut-être faire des compétitions de canicross. Je veux l’amener en randonnée et en voyage au Québec et aux États-Unis dans des endroits qui acceptent les chiens. Enfin, j’espère lui apprendre à être gentil et doux avec les chats. J’espère que ça s’apprend.
Ce qui me fait peur cependant, c’est que je ne suis pas tellement matinale et que j'ai besoin de beaucoup de sommeil pour ne pas tomber malade sans arrêt. Il me semble que j’aurai du mal à me lever aux deux heures la nuit pendant les premiers mois pour lui permettre d’aller faire ses besoins dehors (il paraît que le nombre d’heures qu’un chiot peut se retenir est environ équivalent à son âge en mois : 2 mois = 2 heures, 6 mois = 6 heures). Quand il aura 8 ou 9 mois, je devrais pouvoir dormir toute la nuit. Mais j’ai peur de trouver ça vraiment dur. Un chien, ça n’a rien à voir avec un chat. Tout le monde dit que c’est tout un défi d’élever un chiot et que ça change une vie. Moi ça me fait vraiment peur, parce que je ne suis pas sûre du tout que je veux que ma vie change. Je ne sais pas. C’est épeurant. Je suis cependant résolue à donner une belle vie au chien que nous adopterons, même si ça s’avère plus difficile que prévu de l’élever. Avec les grandes difficultés viennent parfois de grands bonheurs. Je suis prête à prendre le risque que ma vie ne soit plus comme avant.
Je me demande pourquoi j’ai si peur d’adopter un chien, pourquoi ça me semble un si grand défi. J’entends presque penser les gens qui n'aiment pas les animaux, et j’ai du mal à « justifier » auprès d'eux (dans mes scénarios inventés) pourquoi j'accorde autant d’importance à cet événement. Peut-être que si je suis aussi fébrile, c’est parce que, pour moi, la vie d’un animal, c’est extrêmement précieux et que, parallèlement, je ne crois pas tout à fait en mes capacités d'être une adulte responsable. Je sens que le petit être que j'accueillerai chez moi me prendra beaucoup de mon énergie. J'ai aussi peur qu'il perturbe la vie de mes chats, qu'il brise leur sérénité. Mon autre crainte, c'est que le fait d'avoir un chien va probablement me limiter dans les compétitions de course et de triathlon. Il me semble que je ne pourrai pas quitter la maison facilement. Heureusement, je ne serai pas seule responsable du chien. Mon amoureux m'aidera. Et lui il a de l'expérience avec les chiens. Je l'imagine déjà venir m'encourager le long du parcours du marathon de Montréal, en septembre prochain, avec mon bébé chien à ses côtés qui sautera de joie quand il m'apercevra approcher d'eux. J'espère vivre ce genre de petits moments de bonheur.
Malgré que ça me fasse peur, je suis bien décidée à vivre l'aventure. Je trouverai des solutions aux problèmes quand ils se présenteront :-)

5 décembre 2008

Ma semaine en 6 points

1- J’ai décidé d’amener ma nièce de 3 ans ½ voir Casse-noisette le 14 décembre prochain. Une de mes amies du secondaire, qui est devenue ballerine professionnelle, dansera ce jour là, alors j’en profiterai pour aller la voir. Pour que ma nièce puisse comprendre ce qui se passera sur scène, je lui ai acheté un livre sur l’histoire de Casse-noisette (avec CD de la musique de Tchaïkovski en prime). Je lui ai lu les premières pages hier, et elle a malheureusement déjà peur du parrain Drosselmeier… Elle m’a dit qu’elle ne veut pas aller près de lui durant le spectacle. Je pense qu’elle ne comprend pas tellement comment se passe un ballet, mais elle a l’air tout excitée d’y aller!



2- J’ai réussi à convaincre mon père de commencer à courir! Je vais aller courir avec lui demain. On fera 30 minutes de marche/course. Je lui ai promis qu’on participerait à un 5 km ensemble ce printemps ou cet été. J'ai bien hâte!


3- Je me suis rendu compte que courir, c’est très facile pour certaines personnes alors que pour moi c’est un méchant défi. Il y a des gens qui courent un demi-marathon sans même s’entraîner deux secondes, alors que moi ça va me prendre une bonne année d’entraînement avant de pouvoir parcourir cette distance. Ça m’a un peu déprimée sur le coup quand j’ai su ça, mais finalement je me suis dit qu’il n’y a rien de mal à devoir faire de gros efforts pour pouvoir atteindre des objectifs. Et puis, ce n’est pas si grave si je ne cours pas vite. Au moins, je suis en santé et je suis certaine que mes artères sont toutes propres!




4- Aujourd’hui, j’ai mesuré ma vitesse sur 200 mètres pour le fun parce qu’il semble que ce soit un bon indicateur de la vitesse à laquelle on peut courir un 800 mètres. Je me suis rendu compte que 200 mètres est pour l’instant la distance la plus naturelle pour moi puisque le travail se fait beaucoup en anaérobie. Il reste que je me suis tout de même fait mal à la cheville un peu. Ça m’a pris 34 secondes pour parcourir la distance, ce qui n'est pas très bon ni très mauvais. Après, j’ai été essoufflée pendant 2 tours de piste complets en jogging récupérateur, ce qui me fait croire que mon cardio n’est pas encore fort, fort et que je vais sûrement mourir au bout de mon souffle si j’essaie un jour de courir 800 mètres à pleine vitesse. Mon ostéopathe m’a dit que c’est tellement dur un 800 mètres qu’on vomit après la course. Suis-je assez maso pour ça? Ça reste à voir.

5- J’ai appris à mes dépens qu’il ne faut jamais parler de politique quand on veut passer un agréable moment avec des proches. Je ne m’entends avec personne sur ce sujet, et ça fait toujours monter la tension.

6- J’ai joué beaucoup avec mes chats cette semaine. Ils s’ennuient un peu parfois et ont besoin de beaucoup d’attention (ou peut-être que je fais de la projection).