La semaine dernière, je me suis essayée sur 800 mètres pendant mon entraînement sur la piste à Claude Robillard. Je pensais être capable de courir ça en 2 minutes 50 à peu près, ce qui est déjà vraiment hyper nul. Eh non! Trois minutes quinze! TROIS maudites longues minutes QUINZE.
En ce moment, je ne me souviens plus pourquoi je cours. Je ne sais pas comment gérer l’absence de talent.
Va falloir que je me fasse une liste.
Je cours parce que :
- Je veux être mince. Idéalement, vraiment très, très mince.
- Je veux rester jeune longtemps. Idéalement, toujours.
- Je veux que mes artères soient propres. Je veux être immunisée contre les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires et le diabète. Et idéalement, contre le cancer, l’alzheimer, les maladies dégénératives, l’arthrite, la mort.
- Je veux finir un marathon. Et, idéalement, me qualifier pour Boston.
Je cours parce que :
- La course me met de bonne humeur.
- Je rencontre vraiment plein de gens parfaitement fascinants. Je me fais plein d’amis.
- J’arrive à apprécier la nature avec plus d’intensité quand je cours.
- Je peux revivre l’exaltation (et l’adrénaline!) des compétitions sans avoir à être une athlète d’élite.
- Je sais que ma santé ne peut trouver meilleur alliée que la course.
Voilà qui est mieux; cette liste-là me fait du bien. Il ne faut pas que je l’oublie. Tant pis, tant pis, tant pis si je ne cours pas vite. (De toute façon, même si je courais 800 mètres en 2 minutes, je ne serais pas plus satisfaite de moi que je ne le suis maintenant, parce que je serais quand même plus lente que quelqu’un d’autre!)