Oslo et moi, nous avons une nouvelle passion. Nous découvrons ensemble le sport canin qu'on appelle "agilité" (pour avoir une idée de ce qu'est ce sport, voici la vidéo d'un concours d'agilité).
La session dernière, nous avons suivi le cours de base, qui consistait à se familiariser avec tous les obstacles, et cette session-ci, nous travaillons sur les enchaînements. Dès le premier cours, on a vu qu'Oslo a beaucoup de talent pour ce sport. Il est hyper rapide, hyper enthousiaste et il n'a peur d'aucun obstacle. Mais il est très tannant! L'entraîneur dit que c'est normal. C'est très excitant ce sport pour un jeune chien.
J'aime la mentalité d'entraînement en agilité. L'important c'est de maintenir l'enthousiasme de son chien. Jamais on ne le réprimande. Le pire qui peut lui arriver, c'est de ne pas avoir de gâterie. Et on travaille énormément avec les gâteries. Les chiens qui ont le plus de potentiel sont souvent aussi les chiens les plus excités. De temps à autre, il y a un chien qui échappe à son maître et qui se met à courir en rond autour de la piste, à aller déranger les autres chiens ou même à s'inventer un petit parcours de son cru. On m'a dit que c'est normal. Il faut juste rappeler son chien, sans le chicanner et lui donner un gâterie quand il revient en montrant beaucoup d'enthousiasme. En vieillissant, il sera moins dissipé.
Oslo m'échappe comme ça au moins 2 ou 3 fois à chaque cours. J'avoue que j'en ai un peu honte! Mais en même temps, je suis contente qu'il soit si dynamique et enthousiaste. Et la plupart du temps, quand même, il suit mes directives et fait les parcours correctement. On dirait juste qu'à un moment donné il n'en peut plus d'être concentré et il part en flèche jusqu'à l'autre bout du terrain d'agilité. Souvent, c'est pour aller jouer avec un autre chien aussi énervé que lui.
Les chiens ont le droit de compétitionner en agilité dès l'âge d'un an et demi. J'espère donc participer à notre première compétition au mois de juin prochain. Une autre activité dans mon horaire chargé!
Pour ceux qui s'inquièteraient du danger que peut représenter ce sport pour les articulations, je vous rassure tout de suite : Oslo ne saute jamais à pleine hauteur (juste 3-4 pouces de hauteur environ). Pour le moment, on travaille plus les déplacements d'un obstacles à l'autre et le travail d'équipe. Et nous ne travaillons en agilité qu'une heure par semaine.
Nous continuons aussi de travailler les exercices de renforcement et les exercices d'obéissance. Au cours des deux prochaines semaines je vais mettre l'accent énormément sur les rappels dans des situations excitantes ou difficiles. Parce que pour le moment, les rappels d'Oslo sont nuls à chier durant les cours d'agilité (et aussi au parc à chien). Il est super bon pour faire semblant qu'il ne m'entend pas et ne me voit pas. Il finit toujours par revenir à moi en gros super sprint avec une face méga heureuse, mais disons qu'il a tendance à me faire poireauter un peu trop longtemps.
Heureusement, je sais que les petits défauts, ça se travaille. Des fois je perds patience un peu et je me décourage, mais je retrouve bien vite mon enthousiasme. J'adore Oslo au plus haut point. Il met tellement de bonheur dans ma vie! Je suis prête à faire tous les efforts qu'il faut pour le rendre heureux lui aussi. Je sais qu'il adore être avec moi. Et l'agilité est vraiment une belle activité qu'on peut faire ensemble, en équipe.
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28 avril 2010
Les hanches d'Oslo
Ce billet sera plate, mais comme j'aurais rêvé de tomber sur un texte de ce genre il y a quelques mois, quand je faisais des recherches sur l'exercice chez les chiots, je le publie quand même! Peut-être sera-t-il utile à quelqu'un.
J'ai tellement reçu d'information contradictoire sur les hanches d'Oslo et l'exercice que j'ai décidé d'aller consulter la personne qui me semble la mieux placée dans la région de Montréal pour me conseiller sur la question : une vétérinaire spécialisée en réadaptation des chiens.
Aujourd'hui, je suis donc allée rencontrer Joanne Corbeil à la Patte mobile pour lui poser mes questions sur l'exercice chez les chiots. Elle a commencé par regarder les radios d'Oslo, et elle a vu qu'il y avait effectivement une petite anomalie à la hanche droite, mais rien de très concluant compte tenu de l'âge qu'avait Oslo au moment où la radio a été prise (3 mois et demi). Elle a ensuite évalué la mobilité passive des deux hanches et n'a pas trouvé le moindre signe d'instabilité (yé!). Ensuite, elle l'a fait marcher sur un tapis roulant dans l'eau pour évaluer l'instabilité dynamique* et n'a pas vu d'instabilité du tout non plus. Cette partie de l'examen était très amusante, car c'était la première fois qu'Oslo 1) marchait sur un tapis roulant et 2) avait de l'eau jusqu'aux épaules. Il était super mignon et ne savait plus trop quoi faire de ses pattes, mais il a vite compris le principe. Ça m'a donné hâte à l'été pour que je puisse aller le faire nager dans la piscine de mes parents (je sens que je vais passer mon été là... désolée papa et maman!)
* Chez les chiens, l'instabilité dynamique (observée lors de la marche) est un facteur pronostic bien plus fiable que l'instabilité passive (celle qu'on observe sur les radiographies ou lorsqu'on fait bouger nous-mêmes les membres du chien). En effet, chez certains chien qui ont des radiographies épouvantables, on n'observe que très peu d'atteinte fonctionnelle, alors que chez certains autres qui ont des radiographies moins mauvaises, l'atteinte fonctionnelle est bien plus grave (boiterie, signes de douleur, difficulté à marcher longtemps, etc.) C'est lors de la marche sur tapis roulant dans l'eau que la vétérinaire a évalué la stabilité dynamique des hanches d'Oslo.
Voici donc les constats de l'examen :
- Oslo est déjà bien musclé et sa musculature est symétrique, ce qui est excellent.
- Sa démarche est normale (il n'a pas le dandinement caractéristique des chiens qui ont de l'instabilité) et sa façon de s'assoir est normale également (squat).
- Ses hanches sont stables tant aux mobilisations passives que lors de l'exercice dynamique.
Analyse :
- Les chances sont bonnes pour qu'il n'ait pas de dysplasie plus tard, cependant, on ne peut rien tenir pour acquis tant qu'il n'a pas un an et demi ou deux ans.
Recommandations :
- Comme chez tous les chiots (jusqu'à la fin de la croissance) : éviter l'exercice violent comme l'agilité, les sauts très hauts et le Frisbee, par exemple. Le danger n'est pas tant pour les articulations que pour les plaques de croissance qui peuvent s'écraser.
- La marche n'est pas un problème quelle que soit la durée.
- Le jogging n'est pas un problème tant qu'on suit une progression graduelle. (Le jogging n'est pas si exigeant que ça pour le chien qui, en général, ne fait que marcher rapidement ou trotter légèrement lorsque l'humain court.)
- La randonnée pédestre n'est pas un problème tant qu'on suit une progression graduelle.
- Il faut tout simplement respecter la tolérance du chien.
Tout ça me semble parfaitement logique et correspond aux notions que j'avais apprises quand j'étais physiothérapeute. Je vais évidemment suivre ces recommandations..
Il est beau mon Oslo n'est-ce pas? Un vrai athlète. Je suis donc fière de lui!
J'ai tellement reçu d'information contradictoire sur les hanches d'Oslo et l'exercice que j'ai décidé d'aller consulter la personne qui me semble la mieux placée dans la région de Montréal pour me conseiller sur la question : une vétérinaire spécialisée en réadaptation des chiens.
Aujourd'hui, je suis donc allée rencontrer Joanne Corbeil à la Patte mobile pour lui poser mes questions sur l'exercice chez les chiots. Elle a commencé par regarder les radios d'Oslo, et elle a vu qu'il y avait effectivement une petite anomalie à la hanche droite, mais rien de très concluant compte tenu de l'âge qu'avait Oslo au moment où la radio a été prise (3 mois et demi). Elle a ensuite évalué la mobilité passive des deux hanches et n'a pas trouvé le moindre signe d'instabilité (yé!). Ensuite, elle l'a fait marcher sur un tapis roulant dans l'eau pour évaluer l'instabilité dynamique* et n'a pas vu d'instabilité du tout non plus. Cette partie de l'examen était très amusante, car c'était la première fois qu'Oslo 1) marchait sur un tapis roulant et 2) avait de l'eau jusqu'aux épaules. Il était super mignon et ne savait plus trop quoi faire de ses pattes, mais il a vite compris le principe. Ça m'a donné hâte à l'été pour que je puisse aller le faire nager dans la piscine de mes parents (je sens que je vais passer mon été là... désolée papa et maman!)
* Chez les chiens, l'instabilité dynamique (observée lors de la marche) est un facteur pronostic bien plus fiable que l'instabilité passive (celle qu'on observe sur les radiographies ou lorsqu'on fait bouger nous-mêmes les membres du chien). En effet, chez certains chien qui ont des radiographies épouvantables, on n'observe que très peu d'atteinte fonctionnelle, alors que chez certains autres qui ont des radiographies moins mauvaises, l'atteinte fonctionnelle est bien plus grave (boiterie, signes de douleur, difficulté à marcher longtemps, etc.) C'est lors de la marche sur tapis roulant dans l'eau que la vétérinaire a évalué la stabilité dynamique des hanches d'Oslo.
Voici donc les constats de l'examen :
- Oslo est déjà bien musclé et sa musculature est symétrique, ce qui est excellent.
- Sa démarche est normale (il n'a pas le dandinement caractéristique des chiens qui ont de l'instabilité) et sa façon de s'assoir est normale également (squat).
- Ses hanches sont stables tant aux mobilisations passives que lors de l'exercice dynamique.
Analyse :
- Les chances sont bonnes pour qu'il n'ait pas de dysplasie plus tard, cependant, on ne peut rien tenir pour acquis tant qu'il n'a pas un an et demi ou deux ans.
Recommandations :
- Comme chez tous les chiots (jusqu'à la fin de la croissance) : éviter l'exercice violent comme l'agilité, les sauts très hauts et le Frisbee, par exemple. Le danger n'est pas tant pour les articulations que pour les plaques de croissance qui peuvent s'écraser.
- La marche n'est pas un problème quelle que soit la durée.
- Le jogging n'est pas un problème tant qu'on suit une progression graduelle. (Le jogging n'est pas si exigeant que ça pour le chien qui, en général, ne fait que marcher rapidement ou trotter légèrement lorsque l'humain court.)
- La randonnée pédestre n'est pas un problème tant qu'on suit une progression graduelle.
- Il faut tout simplement respecter la tolérance du chien.
Tout ça me semble parfaitement logique et correspond aux notions que j'avais apprises quand j'étais physiothérapeute. Je vais évidemment suivre ces recommandations..
Il est beau mon Oslo n'est-ce pas? Un vrai athlète. Je suis donc fière de lui!
1 janvier 2010
Chats et chien
Mes chats sont très importants dans ma vie. Certaines personnes trouvent que j'accorde trop d'importance aux animaux. Mais moi je pense que les animaux ont le droit d'être sur la planète au même titre que les humains. Je ne comprends pas pourquoi les humains se considèrent comme la race supérieure. Est-ce parce nous sommes plus « évolués » ou est-ce un réflexe de défense? Quelle que soit la réponse, je crois en l'importance de vivre en harmonie avec eux, qu'il s'agisse d'animaux domestiques ou sauvages. Mes chats je les aime, et je communique avec eux comme je peux, et ils font de même avec moi, avec leurs instincts de chats. Leur bien-être me tient à cœur, et je m'efforce de répondre à leurs besoins. Eux, ce qu’ils aiment, c’est avoir une litière propre, avoir deux repas sains par jour, avoir de l’eau fraîche, avoir plein d’endroits confortables où dormir, jouer entre eux et avec moi (eux ils pensent qu'ils chassent, mais bon...) et se faire flatter régulièrement. C’est simple, mais primoridal pour eux. Et moi, ils me tiennent compagnie pendant que je traduis, ils me font souvent rire, ils me stimulent aussi, car ils font des choses surprenantes presque tous les jours – j’aime les observer – et ils font baisser mon anxiété (j’ai remarqué dernièrement que ma fréquence cardiaque descend automatiquement quand je les flatte). Je veux faire en sorte qu’ils aient une belle et longue vie. Ces deux chats viennent tous deux de la SPCA, et ils ne l'ont pas eue facile avant de venir chez moi. Je suis contente qu’ils aient maintenant de belles vies de chats.
Alors quand des gens insinuent que je suis folle de ne pas m’en débarrasser parce que j’y suis un peu allergique, j’ai le goût de leur répondre… des choses. Mais je me tais et je rétorque simplement que ce sont des êtres vivants et que j’y suis très attachée.
Bientôt, je vais me lancer dans une grande aventure. En tout cas, pour moi, ce sera une grande aventure et j’essaie de m’y préparer de mon mieux. Comme la plupart des aventures dans lesquelles je me lance, celle que je m’apprête à vivre est source d’anxiété. Je vais adopter un chien. Un berger allemand blanc de l'élevage Luna. J’ai déjà eu une chienne quand j’étais petite, Noisette, mais ce n’était pas vraiment moi qui m’en occupait alors je n'ai pas vraiment d'expérience à titre de maîtresse d'un chien. Noisette est morte quand j’avais dix ans, et j’ai été inconsolable pendant plusieurs jours. Depuis la mort de Noisette, je n’ai plus jamais eu de chien, car mon rythme de vie ne me le permettait pas. Mais depuis quelques temps, je vis plus lentement et je travaille de chez moi. Je me sens prête à m’occuper d’un chien. En plus, j’ai l’avantage de vivre dans un quartier où les chiens sont les bienvenus. Le beau grand parc où je vais courir régulièrement est toujours rempli de chiens avec leur maître. C’est le paradis des chiens!
Au début, je songeais à adopter mon chien auprès d’un refuge, mais mon instinct m'a soufflé que ce n'était pas la bonne piste à suivre pour cette fois-ci. J’ai besoin, pour mon premier chien, de connaître tout le déroulement de sa vie. Je voulais choisir soigneusement l’éleveur. Et j'ai besoin de savoir à quoi ressemblent les parents du chiot à naître, d’attendre sa naissance, d’aller le choisir à l’âge de 4 semaines et d’aller le chercher pour de bon quand il aura 8 semaines. C’est important pour moi. Je veux bien l’élever (avec l’aide d’un dresseur, c’est sûr). J’espère que nous pourrons aller courir ensemble quand il sera assez grand, et même peut-être faire des compétitions de canicross. Je veux l’amener en randonnée et en voyage au Québec et aux États-Unis dans des endroits qui acceptent les chiens. Enfin, j’espère lui apprendre à être gentil et doux avec les chats. J’espère que ça s’apprend.
Ce qui me fait peur cependant, c’est que je ne suis pas tellement matinale et que j'ai besoin de beaucoup de sommeil pour ne pas tomber malade sans arrêt. Il me semble que j’aurai du mal à me lever aux deux heures la nuit pendant les premiers mois pour lui permettre d’aller faire ses besoins dehors (il paraît que le nombre d’heures qu’un chiot peut se retenir est environ équivalent à son âge en mois : 2 mois = 2 heures, 6 mois = 6 heures). Quand il aura 8 ou 9 mois, je devrais pouvoir dormir toute la nuit. Mais j’ai peur de trouver ça vraiment dur. Un chien, ça n’a rien à voir avec un chat. Tout le monde dit que c’est tout un défi d’élever un chiot et que ça change une vie. Moi ça me fait vraiment peur, parce que je ne suis pas sûre du tout que je veux que ma vie change. Je ne sais pas. C’est épeurant. Je suis cependant résolue à donner une belle vie au chien que nous adopterons, même si ça s’avère plus difficile que prévu de l’élever. Avec les grandes difficultés viennent parfois de grands bonheurs. Je suis prête à prendre le risque que ma vie ne soit plus comme avant.
Je me demande pourquoi j’ai si peur d’adopter un chien, pourquoi ça me semble un si grand défi. J’entends presque penser les gens qui n'aiment pas les animaux, et j’ai du mal à « justifier » auprès d'eux (dans mes scénarios inventés) pourquoi j'accorde autant d’importance à cet événement. Peut-être que si je suis aussi fébrile, c’est parce que, pour moi, la vie d’un animal, c’est extrêmement précieux et que, parallèlement, je ne crois pas tout à fait en mes capacités d'être une adulte responsable. Je sens que le petit être que j'accueillerai chez moi me prendra beaucoup de mon énergie. J'ai aussi peur qu'il perturbe la vie de mes chats, qu'il brise leur sérénité. Mon autre crainte, c'est que le fait d'avoir un chien va probablement me limiter dans les compétitions de course et de triathlon. Il me semble que je ne pourrai pas quitter la maison facilement. Heureusement, je ne serai pas seule responsable du chien. Mon amoureux m'aidera. Et lui il a de l'expérience avec les chiens. Je l'imagine déjà venir m'encourager le long du parcours du marathon de Montréal, en septembre prochain, avec mon bébé chien à ses côtés qui sautera de joie quand il m'apercevra approcher d'eux. J'espère vivre ce genre de petits moments de bonheur.
Malgré que ça me fasse peur, je suis bien décidée à vivre l'aventure. Je trouverai des solutions aux problèmes quand ils se présenteront :-)
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