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23 avril 2011

Berger Blanc

Allo! Ici Oslo. J’avais envie d’écrire un petit mot sur le blogue de Geneviève par ce froid samedi d’avril.


Cette semaine, j’ai appris que ce ne sont pas tous les chiens qui sont aimés. La plupart sont gardés tout au plus 2 ans par leur famille avant d’être « jetés ». Certains sont abandonnés dans des endroits affreux comme le Berger Blanc où ils sont maltraités avant d’être tués de manière horrible (voir l'émission d'Enquête qui a été diffusée cette semaine). Ma maîtresse Geneviève savait bien que certains humains sont cruels envers les animaux, mais elle était loin de se douter que le problème était aussi généralisé. Elle a pleuré beaucoup cette semaine, et ça m’a inquiété. C’est pour ça que j’ai décidé d’écrire sur son blogue cet après-midi pour qu’elle sache combien je l’aime.

Tiens, par exemple, aujourd’hui, nous avons eu une vraiment belle journée! Ce matin, c’était notre entraînement de canicross. Ça, c’est vraiment amusant. Je mets mon harnais et je cours devant Geneviève. C’est moi qui la tire, et je me sens important. En plus, on fait ça en meute; c’est magique! Et à la fin, ce qui est vraiment bien, c’est qu’on a le droit le courir en liberté et de jouer ensemble, tous les chiens. Ce matin, je me suis même baigné un peu dans la Rivière-des-Prairies. Je suis allé chercher un bâton dans l’eau. J’ai beaucoup couru avec les autres chiens, et on m’a fait des compliments parce que je suis très élégant quand je cours. Et en plus, je cours vraiment vite comme ça : zooooooooom!

Après l’entraînement, on a commencé à avoir très froid, car il pleuvait pas mal et qu’il faisait environ 2 degrés. On a mis le chauffage au max dans l’auto, puis Geneviève m’a bien séché à la maison avec une serviette et le séchoir à cheveux. Il fallait vite se préparer, car nous allions à la manifestation contre la fourrière Le Berger Blanc. Ça c’était amusant aussi. D’abord, j’étais particulièrement content de voir Véronique aujourd’hui. Je lui faisais carrément les yeux doux. Bien sûr j’étais également content de voir Sylvie. Ce sont les gentilles maîtresses de mes grands amis Goliath et Muscade! Il y avait beaucoup de chiens à la manifestation et j’étais très excité. Beaucoup de gens voulaient me flatter parce que j’ai une belle face. Ce qui m’a fait de la peine, c’est que, même à une manifestation pour le bien-être des animaux, j’ai vu beaucoup de chien qui portaient un « choker ». C’est dommage qu’il y ait autant de maîtres qui ne connaissent pas les méthodes de renforcement positif. Geneviève dit que le « choker » n’est jamais une bonne option. Ça rend les chiens nerveux, craintifs et/ou agressifs. Impossible pour un chien de développer son plein potentiel quand il vit constamment sous la menace de se faire corriger douloureusement pour un oui ou pour un non.

À la manifestation, j’ai trouvé qu’il fallait rester longtemps assis sans bouger alors je me suis mis à trouver ça plate. Au retour, j’étais un peu énervé, et je tirais Geneviève pour qu’on aille plus vite. Des fois, j’écoute pas. Geneviève dit que c’est parce que je suis encore ado. Dans ce temps-là, elle ne me chicane pas, mais, plus tard, elle me fait pratiquer à me concentrer en me faisant faire différents exercices d’attention. Moi, je trouve que je m’améliore beaucoup. Je suis capable d’écouter dans des situations de plus en plus excitantes. Mais dans des foules plein de chiens ou quand Geneviève est avec des amies et qu’elle jase, c’est encore vraiment difficile.

Comme Geneviève trouvait que j’avais besoin de me défouler un peu après la manifestation, elle m’a emmené au parc Angelwood où j’ai pu courir en liberté à toute vitesse avec d’autres chiens. Ah! Je me suis vraiment bien amusé encore une fois. Puis Geneviève m’a dit de revenir, et j’ai bien écouté. J’étais fier, fier, fier, et je lui ai fait des gros sourires avec la langue sortie. Et j’étais tout essoufflé!

De retour à la maison, j’ai fait une belle sieste avec Stéphane, Geneviève et les chats. Je pense que c’est ça mon activité préférée finalement. Me reposer tranquillement en compagnie de mes humains. Oups! Geneviève s’en vient! Vite, je retourner sur mon…

- Hey! Petit poulet! Qu’est-ce que tu fais sur mon ordinateur?

- J’écris que j’aime ça vivre avec toi et Stéphane.

- Nous aussi on aime ça vivre avec toi Oslo. On t’aime très fort, et on va t’aimer toute ta vie. Va faire dodo maintenant. Tu as eu une grosse journée!

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Je viens de lire ce qu’Oslo a écrit, et je suis contente de voir qu’il semble heureux. À mon tour d’écrire un petit mot maintenant. Mon souhait, c’est simplement que les Québécois qui ont un chien prennent le temps de le regarder aujourd’hui et de voir combien, ils ont un être précieux à la maison. C'est vrai qu'il n'est pas toujours facile de se comprendre entre espèces différentes, mais ce n'est pas une raison pour traiter les chiens comme des inférieurs à qui « il faut montrer qui est le boss ». Vous n'iriez pas chez un dentiste qui pratique avec les méthodes d'il y a 50 ans, alors pourquoi utiliser des méthodes dépassées avec son chien quand il est prouvé que les méthodes douces fonctionnent mieux et permettent d'établir une communication exceptionnelle avec son chien?

Personnellement, je trouve qu'en allant marcher, courir ou jouer avec mon chien, je retrouve mes yeux d'enfants et je parviens à littéralement ralentir le temps. Depuis qu'Oslo est là, je suis nettement plus heureuse qu'avant et ma vie est beaucoup plus équilibrée!
Pour conclure, voici d’excellentes organisations que je recommande chaudement (on n’y utilise que des méthodes douces de renforcement positif) :

Animatch (refuge où j’ai adopté Oslo)

Cœur canin (cours d’éducation canine et de Freestyle)

Les Canisportifs (canicrososs et autres sports de traction)

Guides canins (garderie/pension, obéissance, agilité et beaucoup d’autres sports canins)

Spaws (garderie, pension, éducation canine)


Pour signer la pétition contre le Berger Blanc : http://www.petitions24.net/petition_berger_blanc.

18 avril 2011

Canicross - C'est parti!

Oslo et moi avons commencé à nous initier au canicross en septembre dernier. Oslo avait alors 10 mois, et bien qu'il était déjà très en forme, il n'était pas question de commencer l'entraînement pour vrai, car sa croissance n'était pas terminée. De toute façon, il était bébé pas mal et ne comprenait pas tellement ce qu'il devait faire.

En décembre, nous avons fait notre première compétition amicale de canicross au Mont-Royal. J'ai trouvé ça très agréable de ne pas me rendre à une course toute seule pour une fois et d'y aller en équipe avec mon chien. C'était une course de 5 km. Oslo m'avait impressionnée, car il avait très bien tiré pendant presque 2 km. Mais par la suite, c'est plutôt moi qui a dû le tirer. Ahahah! Malgré les petites difficultés, j'ai été heureuse de mon expérience. Oslo aussi, je pense.

En janvier, nous sommes allés courir dans la neige avec les Canisportifs. Les sentiers étaient vraiment très enneigés et je me suis blessée aux chevilles. Ma blessure a perduré pendant presque deux mois. Nous avons donc mis le canicross de côté pour nous concentrer sur l'agilité et le Freestyle.

Mais samedi dernier, le moment était venu de nous réessayer de nouveau. La sortie des Canisportifs avait lieu aux Écluses de Saint-Lambert. Nous étions vraiment un beau groupe. Beaucoup de chiens, très motivés, ça fait toute une différence. J'ai vu un tout nouveau Oslo! Nous avons couru 8 km, dont environ 1 ou 2 km dans des sentiers boisés tout près du bord de l'eau (de la vraie trail, avec racines et roches à franchir et arbres à contourner!). Quand nous étions au bord de l'eau, nous avons laissé les chiens en liberté un peu, et c'était magique. Les chiens adorent ça! Le reste du temps, ils étaient attelés en canicross. Oslo m'a beaucoup surprise, car il m'a très bien tirée tout le long du trajet. Quelle sensation extraordinaire de travailler ainsi en équipe! J'ai ressenti un vrai coup de foudre pour le sport. Je songe même à en faire ma priorité - avant la course à pied ordinaire et le triathlon. C'est trop grisant!

Je compte bien participer à tous les entraînements du samedi des Canisportifs!

2 janvier 2011

Une première très marquante

2010 fut l’année des premières : premier marathon, premier triathlon, et surtout, premier chien!

Le 8 février 2010, ça faisait 6 mois que j’écoutais des émissions de chiens et que je consultais intensivement les sites Web des refuges (comme Animatch, le Repaire de Sasha et Rosie Animal adoption) et de divers éleveurs. Mon amoureux et moi avons même été au Salon des animaux de compagnie où nous sommes tombés sous le charme des Border Collie, une race qui, selon nos recherches, s’est cependant révélée un peu trop active pour nous. Après plusieurs discussions, nous avons finalement décidé de réserver un chiot berger allemand blanc auprès d’un élevage de Québec. Nous avons même versé un dépôt. Mais le 8 février 2010, quand j’ai vu la photo et la description du dénommé Ceasar sur le site d’Animatch, j’ai su que c’était lui mon chien. Il n’y avait pas d’hésitation possible. Je lui trouvais des yeux intelligents et l’allure d’un athlète. J’ai envoyé le lien du site à Stéphane. Il était d’accord lui aussi. Il m’a dit : « Go! »

Une ancienne collègue m’avait déjà dit connaître des bénévoles à l’interne chez Animatch et pouvoir me servir de référence si je trouvais un chien à mon goût. Je lui ai donc envoyé le message suivant :
« C’est toute une coïncidence, mais le chien de nos rêves est apparu sur le site d’Animatch ce soir (lundi). Il s’appelle Ceasar. Penses-tu que tu pourrais parler à ton amie bénévole pour voir s’il y aurait moyen d’accélérer le processus d’adoption? Je suis toute énervée. C’est lui notre chien, j’en suis certaine! »

L'une des photos de Ceasar (aujourd'hui Oslo) qui se trouvait sur le site d'Animatch. Il avait 3 mois.
 
 
Comme les chiots ne sont généralement confiés qu’à des familles expérimentées en matière d'éducation canine, l’aide de ma collègue était essentielle. J’ai eu beaucoup de chance! Un formulaire et deux entrevues téléphoniques plus tard, ça y était! On m’autorisait à rencontrer le chiot, qui était en foyer d’accueil dans une famille. Le rendez-vous fut fixé au vendredi suivant. J’étais très nerveuse de rencontrer Ceasar, car je ne connaissais rien aux chiens. J’avais toujours été de type chat moi. Et si ça ne se passait pas bien? Et s’il ne m’aimait pas? Et si je n’arrivais pas à entrer en contact avec lui?


Avant notre départ pour aller rencontrer Ceasar, j’ai préparé la cage dans le salon au cas. Comme Ceasar devait être stérilisé la semaine suivante, il n’était pas prévu que nous puissions le ramener chez nous ce vendredi-là. Mais mon instinct me disait qu’il valait mieux me préparer.

La maison où était hébergé Ceasar était non loin de chez nous, à Kirkland. Dès notre entrée dans la maison, nous avons été accueillis par au moins trois grands chiens excités, parmi lesquels louvoyait calmement notre petit chien tout noir. Comme il était encore petit! Surtout à côté des autres. Nous nous sommes assis au salon et avons commencé à discuter avec les propriétaires de la maison (et leur petite fille de trois ans, qui était très loquace, et avec qui j’étais beaucoup plus à l’aise qu’avec les chiens). Ceasar était là aussi, mais je n’osais pas lui toucher. Je ne savais pas trop quoi faire. Heureusement, mon amoureux était plus expérimenté avec les chiens. Il l’a pris dans ses mains, l’a tourné sur le dos, l’a manipulé un peu, l’a flatté. Ceasar se laissait faire sans montrer de signes de peur ni d’agressivité. J’étais séduite. J’ai expliqué aux personnes présentes ce que je comptais faire comme cours et activités avec notre futur chien. Je savais déjà que je voulais suivre beaucoup de cours d’obéissance et participer à des activités comme le canicross et l’agilité avec lui. Ils ont eu l’air bien content et se sont même exclamés : « Wow! This dog is going to University! » J’ai demandé s’il était possible d’amener Oslo à la maison dès ce soir-là et la réponse a été positive. J’étais très nerveuse, mais emballée. Dans l’auto, j’ai tout simplement couché Oslo sur mes genoux, et il s’est endormi là, tout chaud et tout confiant. C’est à ce moment précis, que j’ai senti battre mon cœur de mère. Un bonheur profond m’a enveloppée. Je sentais à la fois le poids de la responsabilité qui m’incombait et la légèreté du grand rêve que je commençais enfin à vivre.


Premiers instants à la maison dans les bras de mon amoureux

Nous avons trouvé un nouveau nom à notre protégé : Oslo. Il est arrivé chez nous le premier jour des Jeux olympiques de Vancouver et nous voulions lui donner le nom d’une ville olympique. Oslo est la ville où ont eu lieu les Jeux d’hiver de 1952.

Comme je m’y attendais, la première nuit a été cauchemardesque. Je ne savais pas à l’époque qu’il faut coucher les chiots à côté de notre lit les premières nuits (dans une cage) afin de les rassurer. Ce n’est pas facile pour un bébé chien d’arriver dans un tout nouvel environnement (d’autant plus qu'Oslo dormait directement sous les couvertures dans le lit des humains de sa famille d’accueil avant d’arriver chez nous…) Nous l’avons couché dans une cage dans le salon. Et il en a pleuré un coup. Je ne voulais pas aller le voir continuellement pour ne pas l’habituer à utiliser cette méthode pour obtenir de l’attention. Je l’ai laissé pleurer pendant environ 2 heures. Dans un moment d’accalmie, je suis allée le voir. L’odeur épouvantable m’a avertie à l’avance de ce qui m’attendait. Il y avait non seulement un énorme pipi au fond de la cage, mais aussi du caca PARTOUT dans le fond et sur les barreaux de la cage. On dirait qu’il y avait eu une explosion d’excréments. À moitié endormie et très découragée, je suis allée avec Oslo dehors pour m’assurer qu’il n’avait plus envie, et je suis allée le laver un peu dans le bain. Ensuite, j’ai nettoyé sa cage comme il faut (avec du vinaigre pis toute), et j'ai remis Oslo dans sa cage. Je crois qu’il a dormi deux heures avant de se mettre à pleurer de nouveau. À 6 h du matin, je l’avais déjà sorti 3 fois faire pipi. J’étais crevée. Les nuits suivantes, Oslo n’a pas fait trop souvent pipi dans sa cage, mais il se réveillait aux 2-3 heures en pleurant. Pendant le jour, j’essayais de le fatiguer le plus possible pour qu’il dorme plus longtemps la nuit. Je passais des heures et des heures chaque jour avec lui. Pendant la première semaine, j’ai dormi environ 3-4 heures par nuit. On aurait vraiment dit que j’étais une nouvelle maman. Je me sentais complètement au bout du rouleau et je me demandais bien si ma vie redeviendrait un jour normale. C’était dur!

Heureusement, une semaine plus tard, Oslo a été stérilisé, et nous avons reçu l’ordre de le garder dans notre chambre pour la première nuit post-op afin de pouvoir exercer une surveillance étroite de son état. Et bien, surprise! Notre petit monsieur a dormi 9 heures d’affilées sans pleurer une seconde. Il va sans dire que sa cage n'est plus jamais sortie de notre chambre. En fait, nous aurions sûrement pu remettre sa cage dans le salon sans problème après un certain temps, mais j’aime ça l’avoir avec nous. Maintenant qu’il est grand, je le laisse faire la sieste sur le lit pendant que je lis, et, au moment du dodo, je lui dis d’aller dans sa cage, à côté de notre lit, et il y va avec empressement.

Aujourd’hui, Oslo a 13 mois, et il est la prunelle de mes yeux. Je l’aime ce chien. Nous faisons une tonne d’activités ensemble. Il a fait de nombreux cours d’obéissance, plusieurs cours d’agilité et un cours de skijoring. Nous avons aussi commencé le canicross. Il est encore dans l’adolescence, mais il est vraiment de plus en plus sage. Le pire du pire a été entre 5 et 10 mois environ. Il avait très peu de capacité de concentration et ne cherchait qu’à faire des mauvais coups. N’empêche qu’à 8 mois, il a tout de même réussi le test du Bon voisin canin du Club canin canadien (il n’était donc pas si pire que ça…)


Oslo à l'âge de 9 mois avec sa face d'ado power qui n'écoutait rien.

Aujourd’hui, il est la plupart du temps très sage dans la maison. Il est cependant encore pas mal excité en présence d’autres chiens ou lorsque je le laisse marcher en liberté (dans les endroits où c’est permis). Je continue de travailler beaucoup de choses avec lui, parce que mon but c’est de pouvoir l’amener partout avec moi (et qu’il soit le bienvenu), et pour ça, il faut qu’il ait un comportement irréprochable.

Depuis quelques mois, Oslo est un chien très sage et gentil.


Je me souviens qu’avant d’avoir Oslo, j’écoutais les émissions de Cesar Millan, et je me désolais du fait que j’allais devoir devenir une personne autoritaire et même légèrement tyrannique, moi qui suis généralement plus à l’aise en mode collaboration. Mais je suis ensuite tombée sur les émissions Maître chez soi, et j’ai été enchantée des méthodes de Mathieu Lavallée axées exclusivement sur le renforcement positif. Ça collait avec moi, et j’ai aussitôt adhéré à ses techniques. De plus, l’école de sports canins où je vais (Guides canin) mise aussi beaucoup sur le renforcement positif. J’y ai appris qu’il ne fallait pas être le « boss » de son chien, mais plutôt un leader positif. D’ailleurs, les tandems chien-humain sont appelés des équipes durant les cours d’obéissance, d’agilité et de skijoring. C’est comme ça que je me sens avec Oslo. Nous formons une équipe. Et plus il acquiert de la maturité, plus la relation s’équilibre.


"High five" pendant une randonnée.



Photo prise avant Noël chez Heidi et Cie à Longueuil, au profit des Canisportifs


Lors de notre première course de canicross sur le Mont Royal au début de décembre 2010

Je suis très têtue, et je n’ai jamais cédé à la pression que diverses personnes (la plupart étant des gens que je connais à peine) ont exercée sur moi pour que j’utilise des méthodes plus dures. Les gens au parc à chien riaient de moi parce que je donnais beaucoup de croquettes à Oslo. Une fois, au parc à chiens, j’ai joué avec un Rottweiler qui se fait constamment crier après par son maître (et qui a même déjà mordu son maître au bras). J’ai entrepris à lui apprendre des tours, à l’aide de croquettes bien sûr. Eh bien en deux secondes, je suis parvenue à lui faire faire plein de choses que son maître n’a jamais réussi à lui faire faire (comme s’assoir sur demande et remettre la balle doucement dans ma main). Le maître du chien m’a regardé faire avec dédain et m’a dit : « Well, this dog would do anything for food. » Je trouve ça dommage cette attitude. Oui, ça commence avec de la bouffe, mais après peu de temps, le comportement devient conditionné, et la bouffe devient de moins en moins nécessaire. Je suis presque certaine qu’après une semaine avec moi, ce chien serait devenu doux comme un agneau et relativement obéissant.

Je n’aime pas qu’on rie de moi. Surtout quand j’ai raison.

Bref, je suis bien contente de l’évolution de mon beau Oslo. Depuis quelque temps, je le trouve si sage, que je m’ennuie presque d’avoir un chiot à élever.

Oslo bébé, qui avait besoin de beaucoup de supervision pour tout.

17 décembre 2010

Fin de la session

J’ai terminé aujourd’hui la première session de ma maîtrise en études internationales. J’aurais aimé pouvoir dire que c’était facile et que je suis la meilleure, mais ce n’est pas le cas. Je dois travailler beaucoup plus fort que prévu. Le droit, l’économie, l’histoire et la politique sont les quatre disciplines que je dois étudier dans le cadre de mon programme, et mon cerveau a la franche impression de se noyer depuis qu’il est plongé dans ce monde nouveau.



Chose certaine, je vois l’importance de continuer de stimuler son cerveau – toujours. Je constate déjà des dommages irréversibles du côté de la mémoire. Heureusement que je peux compenser par l’expérience que j’ai acquise au fil des ans et ma capacité d’analyse et de synthèse qui est nettement plus aiguisée que lorsque j’étais dans la vingtaine.


Un petit bilan de ma session?


Commençons par les difficultés. Premièrement, j’ai eu du mal à m’organiser et à faire entrer toutes mes activités dans mon horaire. Il y a quatre sphères d’activités qui prennent beaucoup de place dans ma vie : l’entraînement (le triathlon exige que j’y consacre au moins 5-6 heures à par semaine), le travail (j’essaie de travailler au moins 35 heures par semaine, mais ce n’a pas été toujours possible, ce qui fait que je suis bien pauvre en cette fin de session), Oslo (cours d’agilité, de canicross, d’obéissance et exercices divers pour un total d’environ 10 heures par semaine) et études (2 cours). Évidemment j’essaie de ne pas (trop) négliger mon amoureux à travers ça!


Mes examens de mi-session se sont relativement bien déroulés, mais ma mémoire est tellement loin de ce qu’elle était! Ma grande déception fut mon examen de droit. Je croyais vraiment avoir rédigé un excellent examen. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu ma note : 69 %! Grosse claque dans la face. Pour moi, une note inférieure à A constitue un échec personnel cuisant. Je suis plus à l’aise avec A+. Je ne sais pas comment réagir devant une mauvaise note. Chose certaine, cet affreux résultat m’a beaucoup attristée.


Ensuite, j’ai eu un travail de recherche à faire dans le cadre de mon cours de politique. J’ai choisi comme sujet l’opération de reconstruction nationale qui est menée depuis plus de 10 ans au Kosovo, un sujet extrêmement complexe, mine de rien… Pendant la rédaction de ce travail, je sentais constamment que je m’égarais, ou que je n’approfondissais pas assez les notions. Je nageais constamment dans le doute. Lorsque j’ai remis mon travail j’avais la pénible impression que j’aurais dû passer au moins 2 mois supplémentaires sur la question pour arriver à produire un travail vraiment complet. Ce travail sur lequel j’ai passé beaucoup de temps et dont je n’étais pas satisfaite du tout m’a beaucoup découragée. Je me suis mise à douter de mes capacités à mener à bien un projet aussi ambitieux qu’une maîtrise. Et il y a malheureusement eu une grosse chute de ma motivation. Je n’ai pratiquement fait aucune lecture dans la deuxième partie de ma session, si bien que je me suis retrouvée samedi dernier, à quelques jours de mes derniers examens, avec une charge d’étude absolument insurmontable. J’avais heureusement prévu une charge de travail en traduction très légère cette semaine pour me permettre d’étudier le plus possible (à tout le moins de faire mes lectures). Mais c’était sans compter les imprévus…


Après la pratique de ski joring de dimanche matin dernier, alors qu’Oslo courait en liberté en guise de « cool down », il s’est fait mordre par un autre chien. Ça s’est fait en un éclair. Le chien a infligé une morsure rapide à Oslo pendant qu’Oslo passait à toute vitesse à côté de lui. Je me suis aperçu de la chose seulement quelques secondes plus tard quand quelqu’un m’a signalé qu’Oslo pleurait. J’accours près de lui, et je constate sur son flanc droit une plaie d’environ 5 cm carrés qui n’était pas belle à voir du tout. Je me suis presque mise à pleurer avant de me rappeler qu’il fallait que je reste calme pour rassurer Oslo. J’ai donc pris une motte de neige et la lui ai flanquée en plein sur la plaie. Ça a soulagé Oslo presque instantanément. Nous avons ensuite amené Oslo à l’intérieur pour lui administrer les premiers soins. Heureusement, la professeure de ski joring est technicienne en médecine vétérinaire alors Oslo a reçu les meilleurs premiers soins possibles. Évidemment, une visite chez le vétérinaire s'imposait, et à mon grand désarroi, il fallait qu’Oslo aille en chirurgie.


Ti-poulet avec son bandage (rose!) qui attend d'aller en chirurgie.

La vétérinaire de garde avait l’air d’avoir 16 ans, rien pour me rassurer. Sa photo n’était même pas encore sur le site Web de la clinique. J’ai passé l’après-midi à pleurer, persuadée qu’elle allait tuer mon chien (bon j’avoue que c’était excessif comme réaction, mais Oslo est vraiment la prunelle de mes yeux). Finalement, j’ai pu aller chercher Oslo en fin d’après-midi après son opération. Il était drôle parce qu’il était stone, mais il avait l’air de bien aller. N’empêche que toute cette histoire m’a fait peur. J’ai pleuré vraiment beaucoup, même une fois Oslo revenu, et j’étais encore ébranlée le lendemain. Résultat : deux jours complets d’étude perdus. Catastrophe.


Hier c’était mon examen de politique. Par manque de temps cette semaine, j’ai dû étudier de manière stratégique. Comme il m'était impossible d’étudier toute la matière, j’ai été obligée de faire des choix. L’examen comportait une partie à choix multiples, mais aussi deux questions à développement à choisir parmi huit questions. J’ai donc fait le pari d’étudier en profondeur trois sujets en espérant qu’ils feraient l’objet des questions à développement. Malheureusement, parmi mes trois sujets, un seul faisait partie des huit questions, alors j’ai très bien répondu à une question et très mal à la deuxième. Je ne m’attends pas à grand-chose de bon. Et comble du malheur, je devais aller remettre mon examen à la personne qui avait corrigé mon travail sur le Kosovo. J’étais très embarrassée parce que j’avais vraiment honte de mon travail. Et je savais qu’elle allait me reconnaître parce que nous avions beaucoup discuté ensemble durant les périodes de monitorats offerts pour aider les étudiants dans leurs travaux de recherche. Je lui ai remis mon examen, la tête basse, et elle m’a lancé : « Félicitations pour votre travail. » J’ai relevé la tête un peu et répondu d’un air incrédule : « Ah? C’était bien? ». Surprise de mon air abattu, elle m’a dit : « Oui, très bien! ». Ça m’a redonné de l’élan! J’ai cependant trouvé dommage de ne pas avoir su ça avant. Je me serais peut-être moins démotivée pour le reste de la session, et je ne me serais peut-être pas effondrée comme je l’ai fait dans mes examens de fin de session.


Parce que la glissade n’était pas terminée. Il me restait mon examen de droit, d’une valeur de 80 % de la note finale qui, aux dires mêmes de la professeure, devait être complexe et costaud. Moi qui n’avait fait aucune de mes lectures, j’ai fait du mieux que j’ai pu pour lire le plus important hier soir et cette nuit, mais il m’aurait fallu environ 10 fois plus de temps pour revoir mes notes et faire toute les lectures (il y en avait une tonne et pas des plus faciles, croyez-moi!) Mon seul atout, c’est que j’avais assisté à tous mes cours avec beaucoup d’attention.


L’examen consistait en 12 questions à long ou moyen développement. Il s’agissait d’expliquer des principes de droits et d’interpréter des textes de doctrine. Après 30 minutes, j’en étais seulement à la moitié environ de la première question (qui était l’une des plus longues quand même il faut dire) et j’avais l’impression d’être complètement dans le champ en plus. À ce rythme là, je n’aurais pas terminé la moitié de l’examen dans la période permise de 3 h. Après une heure, je me rendais presque à l'évidence : j’allais échouer cet examen, d’autant plus que la professeure est extrêmement exigeante dans ses corrections. Il faut offrir des réponses très solides et très bien étayées. Je me suis tout de même reprise un peu et j’ai finalement réussi à répondre à presque toutes les questions mais pas toujours très bien. Je crois sincèrement que je vais échouer, et ce ne serait pas surprenant étant donné que j’aurais dû étudier pendant un mois en vue de cet examen et que j’ai plutôt étudié pendant une nuit seulement . Si j’échoue ce cours, ce serait une première à vie et probablement un gros facteur de démotivation.


Mais, mais, mais…


J’ai finalement su la note de mon travail sur le Kosovo aujourd’hui. J’ai eu la meilleure note des 200 étudiants : 100 % (alors que la moyenne du groupe est de 74 %). Que ça m’encourage! D’autant plus que ce que je veux faire avec cette maîtrise, c’est de la recherche justement. Et surtout écrire.

Mais par où commencer?


2 mai 2010

ADN!

Ceci est bel et bien un blogue de course, mais je vais encore parler d'Oslo. Que voulez-vous, c'est mon petit amour! Et puis, je n'ai rien de spécial à raconter sur mes entraînements de course. Je respecte à la lettre mon programme d'entraînement en vue du marathon de Montréal et tout va comme sur des roulettes pour le moment.

Savez-vous quoi? Je vais bientôt connaître les races qui composent le patrimoine génétique d'Oslo! Et oui, il est possible grâce à un simple prélèvement de salive de résoudre le mystère. Et ça ne coûte pas très cher. Parmi les nombreux tests vendus sur le Web, j'ai choisi un peu au hasard le Canine Heritage Breed Test. Je devrais recevoir la trousse de prélèvement cette semaine et les résultats, environ 6 semaines plus tard. Comme ça je vais pouvoir donner une réponse exagérément précise aux gens qui me demanderont par simple politesse de quelle race est mon chien. Hihihi!

Mon hypothèse : Labrador x Golden Retriever x Border Collie

Les paris sont ouverts!

28 avril 2010

Les hanches d'Oslo

Ce billet sera plate, mais comme j'aurais rêvé de tomber sur un texte de ce genre il y a quelques mois, quand je faisais des recherches sur l'exercice chez les chiots, je le publie quand même! Peut-être sera-t-il utile à quelqu'un.

J'ai tellement reçu d'information contradictoire sur les hanches d'Oslo et l'exercice que j'ai décidé d'aller consulter la personne qui me semble la mieux placée dans la région de Montréal pour me conseiller sur la question : une vétérinaire spécialisée en réadaptation des chiens.

Aujourd'hui, je suis donc allée rencontrer Joanne Corbeil à la Patte mobile pour lui poser mes questions sur l'exercice chez les chiots. Elle a commencé par regarder les radios d'Oslo, et elle a vu qu'il y avait effectivement une petite anomalie à la hanche droite, mais rien de très concluant compte tenu de l'âge qu'avait Oslo au moment où la radio a été prise (3 mois et demi). Elle a ensuite évalué la mobilité passive des deux hanches et n'a pas trouvé le moindre signe d'instabilité (yé!). Ensuite, elle l'a fait marcher sur un tapis roulant dans l'eau pour évaluer l'instabilité dynamique* et n'a pas vu d'instabilité du tout non plus. Cette partie de l'examen était très amusante, car c'était la première fois qu'Oslo 1) marchait sur un tapis roulant et 2) avait de l'eau jusqu'aux épaules. Il était super mignon et ne savait plus trop quoi faire de ses pattes, mais il a vite compris le principe. Ça m'a donné hâte à l'été pour que je puisse aller le faire nager dans la piscine de mes parents (je sens que je vais passer mon été là... désolée papa et maman!)

* Chez les chiens, l'instabilité dynamique (observée lors de la marche) est un facteur pronostic bien plus fiable que l'instabilité passive (celle qu'on observe sur les radiographies ou lorsqu'on fait bouger nous-mêmes les membres du chien). En effet, chez certains chien qui ont des radiographies épouvantables, on n'observe que très peu d'atteinte fonctionnelle, alors que chez certains autres qui ont des radiographies moins mauvaises, l'atteinte fonctionnelle est bien plus grave (boiterie, signes de douleur, difficulté à marcher longtemps, etc.) C'est lors de la marche sur tapis roulant dans l'eau que la vétérinaire a évalué la stabilité dynamique des hanches d'Oslo.

Voici donc les constats de l'examen :
- Oslo est déjà bien musclé et sa musculature est symétrique, ce qui est excellent.
- Sa démarche est normale (il n'a pas le dandinement caractéristique des chiens qui ont de l'instabilité) et sa façon de s'assoir est normale également (squat).
- Ses hanches sont stables tant aux mobilisations passives que lors de l'exercice dynamique.

Analyse :
- Les chances sont bonnes pour qu'il n'ait pas de dysplasie plus tard, cependant, on ne peut rien tenir pour acquis tant qu'il n'a pas un an et demi ou deux ans.

Recommandations :
- Comme chez tous les chiots (jusqu'à la fin de la croissance) : éviter l'exercice violent comme l'agilité, les sauts très hauts et le Frisbee, par exemple. Le danger n'est pas tant pour les articulations que pour les plaques de croissance qui peuvent s'écraser.
- La marche n'est pas un problème quelle que soit la durée.
- Le jogging n'est pas un problème tant qu'on suit une progression graduelle. (Le jogging n'est pas si exigeant que ça pour le chien qui, en général, ne fait que marcher rapidement ou trotter légèrement lorsque l'humain court.)
- La randonnée pédestre n'est pas un problème tant qu'on suit une progression graduelle.
- Il faut tout simplement respecter la tolérance du chien.

Tout ça me semble parfaitement logique et correspond aux notions que j'avais apprises quand j'étais physiothérapeute. Je vais évidemment suivre ces recommandations..

Il est beau mon Oslo n'est-ce pas? Un vrai athlète. Je suis donc fière de lui!

11 avril 2010

Ma vie de chien

Allo,

Geneviève fait la sieste, et j'en profite pour donner de mes nouvelles. Ça fait maintenant deux mois que je suis dans ma nouvelle famille avec Geneviève et Stéphane. Je suis bien gâté. Moi, j'ai déjà vécu dans la rue, en plein hiver. Les anciens maîtres de ma maman l'ont jetée dehors quand ils ont su qu'elle était enceinte. Il y a beaucoup de gens qui pensent que les chiens ne valent pas plus que des objets. Mais ce n'est pas vrai! Je vous le dis! Nous aussi on a besoin d'un toit, de bonne nourriture et de beaucoup d'affection. Et Geneviève et Stéphane me donnent tout ça, et même plus!

Je vais vous raconter ma journée d'hier. C'était la PLUS belle journée de ma vie! Comme tous les matins de fin de semaine, on s'est levés très tard! Mais tout de suite après avoir mangé, je suis allé me promener au Mont-Royal avec Geneviève. Il ventait beaucoup et je trouvais ça très excitant. Il y avait beaucoup de feuilles qui volaient partout. Et il y avait tout plein de nouvelles odeurs que je n'avais jamais senties. On a marché beaucoup et on est allés jusqu'à la croix. Après ça, on est allés se reposer un peu et Geneviève a pris des photos de moi. Moi je trouve ça platte prendre des photos parce qu'il faut rester immobile. Mais j'ai fait quelques efforts.

 J'avais trouvé un bâton. J'adore beaucoup les bâtons.


Et là, j'avais vu des enfants avec une poussette. J'adore aussi beaucoup les enfants et les poussettes.

Il faisait un peu froid hier, et Geneviève avait envie d'un café. Malheureusement, à cause de moi, elle ne pouvait pas entrer nulle part. Heureusement, elle s'est souvenue qu'il y a un café canin sur la rue Marie-Anne. Nous y sommes donc allés. Ça s'appelle le Brandy's. Geneviève a pu prendre un bon latté avec une barre de céréales. Et moi j'ai eu un bon gros biscuit pour chien. C'était vraiment bon. Au café, j'ai été très, très sage. Je suis resté couché pendant que Geneviève lisait sa revue. La personne qui nous a servi a dit à Geneviève que j'étais trop maigre (plein de monde lui disent que je suis trop maigre), mais Geneviève lui a répondu sèchement que ce sont les autres chiens qui sont trop gros! Moi je trouve qu'elle a raison. Je me sens très en santé et très en forme. Et puis ma vétérinaire ainsi que mon instructrice d'obéissance (Julie, chez Guides canins), trouvent toutes deux que je suis juste parfait :-)

Après, on a pris l'auto et on est retournés dans notre coin. On s'est arrêtés au parc à chiens, parce que, moi, j'adore ça jouer avec d'autres chiens. Quand j'étais petit, j'étais peureux, mais maintenant je suis grand et je suis capable de jouer avec tous les chiens. Je suis toujours fin. Hier, j'ai trouvé mon meilleur ami! On a joué ensemble pendant une demi-heure. C'était VRAIMENT amusant. Mais mon ami, il bavait beaucoup, alors j'étais super sale, plein de bave et de sable. Voici des photos de nous deux. On ne me voit pas bien parce que je bougeais trop vite!

Mon ami, c'est un Boxer. Il a 7 mois, 2 mois de plus que moi.

J'étais sale, mais j'étais content!

Après on est allés à la maison. J'étais pas mal fatigué. Geneviève m'a fait prendre mon bain, comme tous les samedis! Ça j'adore ça! C'est comme un massage! Et même que je n'ai plus du tout peur du séchoir. Je me laisse faire et ça va bien. Le soir, j'ai dormi couché sur Geneviève pendant qu'elle écoutait le hockey.

Oups! J'entends Geneviève qui se réveille. Vite, je vais aller me coucher sur mon tapis et faire semblant de dormir.

25 mars 2010

Marathon!

Élever un chien, je prends ça au sérieux! Depuis le 12 février (date mémorable où nous avons accueilli Oslo dans notre maison), je passe au moins trois heures par jour avec lui pour l’éduquer et lui faire faire de l’exercice. Nous avons terminé hier le cours d’obéissance de base, et Oslo a fait des progrès immenses depuis le début. Prochaine étape : le cours qui mène à l’examen Bon voisin canin, un examen que je conseille à TOUS les maîtres de chiens, soit dit en passant (j’en expliquerai la raison dans un autre billet)!


Oslo est un bon chien, mais il entre dans une période difficile, soit l’adolescence, qui n’est pas plus rigolote chez les chiens que chez les humains. Un exemple? Mon chien qui était jusqu’à maintenant parfaitement propre s’est remis à faire pipi dans la maison, y compris dans sa cage (ce qu’il n’avait jamais fait). Heureusement, j’étais avertie que ce genre de comportement pouvait survenir entre l’âge de 4 mois et demi et 1 an. J’ai tout simplement repris l’entraînement du début (rapetisser la cage, raccourcir les périodes hors de la cage, pauses pipi plus fréquentes, etc.) Depuis, plus de dégâts et un comportement exemplaire. Il est d’ailleurs allé chez le vétérinaire aujourd’hui, et elle n’en revenait pas de son tempérament calme et docile. Elle m’a dit qu’il était exceptionnel et qu’il ferait probablement un bon chien pour la zoothérapie ou d’autres activités du genre.

Bien entendu tout le temps et l’énergie que j’ai consacrés à mon chien ont dû être pris quelque part! J’ai donc diminué de beaucoup la course (mais j’ai marché énormément, tout de même) et j’ai aussi accepté pas mal moins de contrats. En outre, les chargés de cours de l’Université de Montréal sont tombés en grève à peine une semaine après l’arrivée d’Oslo. J'ai donc pu profiter d'un congé forcé de cours et de devoirs!

N’empêche que je commençais à avoir besoin de reprendre ma vie normale. Et cette semaine, j’ai fait un grand pas dans la bonne direction en recommençant à courir! Que ça m’a fait du bien! Je me sens heureuse et légère! Pour marquer la reprise de mon entraînement, je me suis inscrite au Marathon Oasis de Montréal, qui aura lieu de 5 septembre prochain. Et j’ai décidé de suivre à la lettre le programme de 24 semaines proposé sur le site du Marathon. Ce programme me convient très bien étant donné qu’il commence par une période de 8 semaines de remise en forme. Il m’aurait été impossible de me relancer tout de suite dans de gros volumes d’entraînement sans me blesser compte tenu de mon piètre niveau d’entraînement actuel.

Donc voici ce qui s’en vient pour moi côté course :

- 5 km de Lasalle ce weekend – Oh là là que je risque de faire mauvaise figure, mais je vais mettre mon orgueil de côté et voir cette course comme un bon entraînement en intensité.

- Demi-marathon de Montréal (18 avril)

- Demi-marathon Maski-Courons (8 août) – J’ai tellement vécu une mauvaise expérience l’an dernier qu’il faut que je me reprenne. De plus, cette course tombe à un moment propice dans ma préparation en vue du marathon.

- 5 km Endurance à DDO (18 avril)

- MARATHON DE MONTRÉAL!!! (5 septembre)

Pouvez-vous croire ça? Moi, je vais courir un marathon! Ce sera l’une des expériences sportives les plus importantes de ma vie!