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5 août 2011

Mlle court

Eh oui! Je ressens le besoin irrépressible d’écrire sur une émission de téléréalité. Qui l’eût cru?

J’ai découvert l’émission Mlle court la semaine dernière : huit filles qui s’entraînent pendant 14 semaines en vue d’accomplir un grand défi, celui de parcourir 650 km en 3 jours en se relayant les unes les autres.

De prime abord, le concept me laissait froide. Huit filles ensemble, ça risquait de me taper sur les nerfs. Une course à relais : bof. Je trouvais que ce n'était pas comme un marathon ou une course précise durant laquelle on vise un temps précis.

Mais tout de même, une émission sur la course et l’entraînement ce n’est pas si fréquent. Ma curiosité piquée, j’ai rigoureusement programmé mon Illico dans l’espoir d’être conquise.

Lors de mon premier visionnement (c’était déjà l’épisode 8), je me suis sentie un peu rebutée. Qui sont ces filles qui prétendent pratiquer MON sport? Elles crient trop. Elles rient trop. Elles prennent trop de place. Elles parlent trop. Elles pleurent trop. Je trouvais tous ces débordements d’émotion extrêmement envahissants. Et pourtant j’avais l’énorme barrière que représente mon téléviseur pour me protéger.

Mais une fois l’émission terminée, l’aventure que vivent ces filles m’est restée à l’esprit. Et j’ai ressenti le besoin d’écouter l’émission une autre fois. Maintenant que j’avais « apprivoisé » un peu les personnalités de chacune, j’ai pu m’intéresser à leur parcours en étant plus détendue. Et bang, je suis devenue accro.

Je me suis empressée d’aller écouter les premiers épisodes en ligne. Jusqu’à présent j’ai eu le temps d’écouter les deux premiers épisodes. Et j’ai découvert huit filles vraiment combatives, généreuses et fortes qui m’inspirent énormément. Étrangement, l’une des premières réflexions que je me suis faites – moi, la fédéraliste convaincue – c’est que j’accepterais bien de former un pays avec les autres Québécois s’ils ressemblaient tous à ces filles. De les voir s’épauler et travailler en équipe pour traverser difficulté après difficulté, c’est vraiment encourageant. Ça me donne beaucoup d’espoir pour l’avenir de notre peuple.

Puis, hier, j’ai écouté l’épisode 9. Première moitié, encore une fois très inspirante : les filles on relevé avec brio leur défi préparatoire qui consistait à se rendre de Montréal à Tremblant à relais. J’avoue que j’ai versé quelques larmes au fil de leur épreuve. Leur esprit d’équipe est formidable, leur dépassement de soi admirable. J’étais fière d’elles.

La deuxième moitié m’a jetée à terre. Quelques jours après le relais, alors que la plupart des filles exprimaient beaucoup de fierté et de joie après la réussite de leur défi, l’une d’elles s’est mise à exprimer des émotions très négatives. Elle était « fatiguée », « blessée » et « n’avait pas envie d’être là ». Elle était très centrée sur elle et s’est complètement détachée du groupe. Elle avait une horrible attitude passive agressive et n’acceptait pas de faire des efforts pour se remonter le moral. Oh que ça m’a dérangée! Cette fille m’a fait penser à certaines patientes que j’ai eues quand j’étais physio. Des patientes qui avaient tout le temps « trop mal », qui étaient tout le temps « trop fatiguées », qui ne faisaient jamais leurs exercices et dont l’état empirait constamment. Comme je suis une véritable éponge à émotions, ces patientes me transféraient très facilement tout leur mal-être. C’était très, très dur à porter pour moi. Je n’ai jamais appris à me protéger contre de telles personnes, c’est pourquoi je ne suis plus physiothérapeute.

Il faut croire que je ne suis pas la seule à trouver de telles attitudes lourdes à traîner, car le groupe a décidé de demander à la fille de se retirer du défi.

Je crois que moi-même, dans ma vie, j’ai déjà été comme cette fille négative. En groupe, je ne suis pas toujours à l’aise. J’ai de la misère à laisser de nouvelles personnes m’approcher. Quand je ne me sens pas bien, je me protège en restant à l’écart et en restant dans ma bulle. Peut-être que c’est ce que vivait cette fille.

Ce qui m’a beaucoup aidée, ce sont mes années de volleyball. Dans mon équipe universitaire surtout, j’ai vécu ce que c’était que de travailler en équipe, de s’oublier pour les autres et de tout donner pour le bien du groupe. Je me rappelle qu’au début de ma première année dans l’équipe, j’ai eu beaucoup de difficulté à m’intégrer. Pendant au moins le premier mois et demi, je devais prendre une grande respiration avant d’oser entrer dans la salle d’équipe (c’est là où on se préparait avant chaque entraînement). Puis, à un moment donné, j’ai apprivoisé les autres et elles m’ont apprivoisée. Et ça m’a permis de vivre de grands moments de bonheur. S’accomplir dans un sport individuel, c’est satisfaisant, mais réussir des exploits d’équipe, c’est atteindre des sommets d’euphorie. Je me trouve privilégiée d’avoir vécu ça, et je m’en ennuie beaucoup. Je suis heureuse de pouvoir vivre de belles émotions liées au travail collectif grâce aux filles de Mlle court.

Cette émission me donne le goût de participer à une course à relais du genre avec mes amis coureurs un jour.

Des partants?   

22 janvier 2010

Le temps

Plus je vieillis, plus je trouve que le temps est précieux et qu’il faut choisir soigneusement comment on l’emploie.

La conscience que j’ai de la valeur du temps et de l’importance de ne pas le gaspiller m’a amenée à faire un petit ménage dans mes activités récemment.

1) Sur le plan sportif : Ce que j’aime le plus, c’est courir. Je ne veux pas avoir à réduire ne serait-ce que de deux secondes le temps que je consacre à la course pour laisser de la place à d’autres sports que j’aime moins. Alors, j’ai décidé de reprendre le genre d’entraînement qui me convenait très bien auparavant. Je recommence à me concentrer uniquement sur la course à pied. Si j’ai du temps pour faire un peu de vélo ou de natation en guise d’entraînement complémentaire, je le fais, mais près de chez moi. Je ne veux plus traverser la ville pour aller m’entraîner. Ça pollue et ça me fait perdre un temps fou. Donc, je fais comme avant. Quatre fois par semaine, je m’habille en fonction de la météo, je sors dehors et je cours. Pas plus compliqué que ça!

2) Sur le plan du travail : Je veux continuer de travailler de chez moi pour toujours, dans la mesure du possible. De ce côté-là, il n’y a pas grand ménage à faire puisque je ne perds pas de temps pour le voyagement (bon, peut-être 10 secondes) et que j’ai déjà un bureau organisé de la manière la plus efficace qui soit. La seule chose que j’aimerais, c’est de varier un peu mes activités, parce que des fois je m’ennuie beaucoup. J’adore la traduction, mais il va me falloir plus de variété à un moment donné. J’ai déjà flirté avec le journalisme et je n’ai pas complètement abandonné l’idée d’aller plus loin sur cette voie. Je rêve aussi de faire de la recherche, d’écrire des articles ou des livres et d’enseigner à l’université un jour.

3) Sur le plan des études : Ce n’est pas un secret pour ceux qui me connaissent : j’adore étudier. J’aime ça l’université! L’un de mes plaisirs coupables, c’est de regarder les programmes offerts et d’essayer de trouver celui qui me passionnerait le plus. J’ai suivi plusieurs cours utiles au cours des dernières années, mais ce n’est que depuis un an que j’ai décidé de m’orienter vers les études internationales. J’ai d’abord suivi un cours intitulé « Globalization and Cross-cultural Management » à l’Université Concordia. Ensuite, je me suis inscrite au module en langue et culture allemande. J’ai déjà la moitié de fait, et ma motivation ne faillit pas. J’ai adoré mon cours d’histoire de l’Allemagne de la session dernière (mais j’ai eu un catastrophique « B », tout ça à cause du maudit déménagement qui m’a empêchée d’étudier assez durant la deuxième moitié de la session). Et cette session-ci, j’apprends l’allemand dans le cadre d’un cours assez intensif de 6 heures par semaine. Ça avance très bien! Je trouve que l’allemand est une langue facile à apprendre. C’est surtout la langue la plus rythmée que je connaisse.

La semaine dernière, j’ai envoyé ma demande d’admission pour le baccalauréat en études internationales. Il s’agit d’un programme multidisciplinaire qui comporte des cours de droit international, d’économie, d’histoire, de politique et de langues. Super intéressant! Ce programme est toutefois très contingenté alors il n’est pas certain que je serai admise (l’an dernier, ils ont accepté 150 étudiants sur les 750 qui ont posé leur candidature). J’ai confiance en mes chances, car j’ai un excellent dossier scolaire (à part mon maudit B de la session dernière). Si j’aime vraiment mes cours, je ferai une maîtrise et un doctorat en droit ou en politique internationale. J’estime que ça va me prendre à peu près 20 ans tout ça, car je ne prendrai pas plus de deux cours par session. Une fois que j’aurai obtenu mon doctorat, je pourrai faire de la recherche et enseigner à l’université comme j’en rêve depuis toujours. Je vais sans doute être rendue pas mal vieille, mais de toute façon j’ai l’intention de travailler toute ma vie.

Si j’ai tenu à clarifier mes priorités et à faire un peu de ménage dans mes activités, c’est parce que je tiens à avoir une vie équilibrée. Je veux passer du temps avec mon amoureux, ma famille et mes amis. Je me prépare aussi à l’arrivée de mon chien. J’ai envie de lui consacrer beaucoup de temps pour qu’il soit heureux et bien élevé. L’autre chose que je veux faire, c’est m’impliquer dans mon milieu. J’explore les possibilités de bénévolat dans mon coin. Idéalement, je voudrais participer à un programme de francisation des immigrants. Mais la question est : y a-t-il quelqu’un qui veut « se faire franciser » dans l’Ouest-de-l’Île? Compte tenu du fait que je me fais accueillir en anglais absolument partout près de chez nous, j’en doute un peu. On dirait que j’ai déménagé dans une autre province canadienne.

Pour en revenir à la course, mes compétitions prioritaires cette année seront le demi-marathon de Montréal au printemps et le marathon de Montréal à l’automne. J’aimerais aussi faire une course en sentier. Est-ce que celle de Tremblant en juin est un bon choix pour commencer? (À voir le nom : Ultimate XC Mont-Tremblant, je dirais que non…) Sinon qu’existe-il d’autre?

Ça fait toujours du bien un petit ménage. La vie que j'ai devant moi me semble désormais vraiment palpitante!

22 juin 2009

Je suis une girouette

Depuis trois ou quatre ans, j’ai entrepris plein de choses… et j’en ai abandonné presque autant. Il me semble que tout a l’air intéressant de loin, mais quand je m’en approche trop je perds l’intérêt.

Commençons par l’année 2005, l’année où j’ai vécu pleinement ma passion de la danse (quitte à tasser tout ce qui bloquait mon passage). Je voulais alors devenir professeur de danse sociale. En septembre 2005, je ne connaissais rien à la danse sociale. Moins d’un an plus tard, j’avais passé tous mes examens amateurs en danse latine et moderne, puis mon examen professionnel en danse latine (j’en ai bavé un coup). Devenue enfin professeure, j’ai enseigné pendant trois semaines, puis j’ai abandonné.

Ensuite, je me suis inscrite à des cours de flamenco, que j’ai arrêtés après une session, ainsi qu’à des cours de ballet, que j’ai arrêtés après 3 semaines.

En février 2007, je suis redevenue physiothérapeute, après avoir passé 4 ans sans pratiquer. Je me suis établi une bonne clientèle dans des résidences de personnes âgées. En avril 2007, j’avais déjà tout abandonné.

Depuis trois ans, j’ai fait un nombre incalculable de demandes d’admission à l’université. Et je n’ai presque rien terminé. Cours de création littéraire, abandonné après 2 cours. Certificat en journalisme : abandonné après un seul petit cours. Maîtrise en traduction : abandonnée avant même le premier cours. Et ce ne sont là que quelques exemples.

En novembre 2008, je me suis abonnée au Énergie Cardio. À ma deuxième visite au centre, je me suis disputée avec l'un des entraîneurs. Je n'y suis plus jamais retournée.

La semaine dernière, je voulais devenir contrôleuse aérienne! Je me suis découragée avant même d’avoir lu au complet la description de la formation (heureusement pour moi, étant donné que ma tolérance au stress est très, très limitée)…

Et aujourd’hui, je suis persuadée que je veux étudier en études allemandes. On va voir combien de temps ça va durer!

Bref, je suis comme le personnage interprété par Winona Ryder dans How to make an American Quilt. J’abandonne tout avant de me rendre jusqu’au bout. J’ai toujours l’impression que j’ai fait un mauvais choix et qu’il y a mieux ailleurs.

Heureusement, il y a quelques piliers dans ma vie que j’entretiens avec tout mon cœur :

- Mon amoureux
- Ma famille
- Mon travail de traductrice à la pige
- La course

La course est la seule activité (outre mon travail de traductrice) que je n’ai pas abandonnée après quelques semaines. Elle s’est ancrée dans ma vie, et je sens qu’elle le restera toujours. Même si je suis blessée depuis 2 mois, je continue de m’entraîner tous les jours pour m’améliorer, même si je dois remplacer certains de mes entraînements de course par des sorties à vélo, des longueurs à la piscine, des exercices de renforcement et des exercices d’étirement.

La course est une activité très difficile, et malgré cela, je ne l’ai pas abandonnée!

Elle donne beaucoup de stabilité à la girouette que je suis.

19 juin 2009

Voyage et entraînement

Ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas alimenté mon blogue, alors je me donne un petit coup de pied dans le derrière pour écrire quelque chose par ce vendredi après-midi tout gris.

D’abord, c’est officiel, mon amoureux et moi irons passer une semaine à Chamonix au début de septembre. Le vendredi 4 septembre en fin d’après-midi, nous nous envolons pour Paris. Ensuite, nous prenons le TGV jusqu’à Genève. Nous passerons l’après-midi et la nuit à Genève pour ensuite prendre l’autobus pour Chamonix le lendemain matin. Nous resterons à Chamonix pendant 6 jours dans un joli appartement et ferons évidemment tout plein de randonnées à partir de la vallée de Chamonix! Le samedi 12 septembre, nous partons pour Paris. Nous y passerons la journée et la nuit, puis reviendrons à Montréal le dimanche après-midi. J’ai préparé tout le voyage moi-même, de A à Z, avec la collaboration de Stéphane. Ça m’a pris une éternité, surtout pour dénicher le parfait appartement : bien situé, joli, confortable et pas trop cher!

Côté entraînement, ça ne va pas si mal compte tenu du fait que j’ai une fasciite plantaire depuis 2 mois. Il a fallu que je réduise mon kilométrage en course, mais ça m’a poussée à m’entraîner sérieusement en vélo et en natation (merci à Jean-Pierre pour l'excellent programme qu'il m'a préparé). Finalement, j’adore m’entraîner dans trois sports. Si je ne me retenais pas, je ferais des triathlons tout de suite, mais je ne peux pas, car mon vélo n’a pas la crédibilité nécessaire disons (un hybride rouillé âgée de plus de 10 ans…) Et je ne veux pas m’acheter un vélo de route cette année, parce que je veux économiser pour mon voyage. En natation, je me sens de mieux en mieux; je prends beaucoup d’endurance et de vitesse. Et je pense qu’en vélo, je pourrais devenir pas mal bonne parce que j’ai de bonnes jambes (quoique je disais ça aussi pour la course, et le résultat est loin d’être concluant de ce côté). Je cours encore une vingtaine de kilomètres par semaine, et je pense avoir réussi à maintenir ma forme. Mais je ne me suis pas améliorée au cours du dernier mois, c’est certain. En plus, j'ai pris un peu de poids. Je pense participer au Maski-Courons en août (demi-marathon, si tout va bien).

J'aimerais ça aller m'exercer à nager dans un lac. Quelqu'un connaît des endroits agréables pour nager en eau libre autour de Montréal?

3 mai 2009

Belle fin de semaine!

Je viens de passer une superbe fin de semaine!

Vendredi après-midi, j’ai amené ma sœur manger chez Juliette et chocolat pour sa fête. Ce n’est rien d’extravagant comme resto, mais on s’est tout de même bien régalées. J’ai adoré ma galette au sarrasin au pesto, noix de Grenoble et fromage de chèvre et ma limonade à l’ancienne. Ma sœur a pris une grosse salade qui avait l’air délicieuse également. Nous nous sommes évidemment sucré le bec ensuite avec de succulents desserts chocolatés. Ma petite nièce de 10 mois, Alycia, était avec nous et elle a été sage comme une image. Elle sourit continuellement et a charmé tous les clients par sa bonne humeur et son joli minois. Ensuite, nous sommes allées à la boutique Courir, et j’ai offert de chaussures de course neuves à ma sœur comme cadeau de fête (j’en ai profité pour m’acheter de nouvelle chaussures à moi aussi, même si les anciennes sont encore bonnes pour au moins 200 autres kilomètres, en principe).

Vendredi soir : salsa avec Stéphane. Une heure de pur plaisir.

Samedi soir, nous étions invités chez des amis à Saint-Sauveur pour une soirée gastronomique. Leur maison, que je visitais pour la première fois, correspond en tous points à la maison de mes rêves. Je n’en croyais pas mes yeux! Murs en lambris et en pierre, plancher de bois, meubles antiques, nombreuses pièces garnies de vastes bibliothèques, chambre des maîtres douillette avec vue à couper le souffle. Absolument superbe comme endroit! Et que dire du souper comme tel! Wow, je me suis absolument régalée. Tous les convives étaient délicieux eux aussi. Nous avons beaucoup parlé de voyage, et j’ai bien envie de repartir bientôt. Les éloges qu’on m’a fait de Prague m’ont donné particulièrement envie de m’y rendre. J’ai même eu l’occasion de parler un peu de course avec un ancien coureur. Rares sont les rencontre sociales où on ne trouve pas au moins un mordu de course!

Dimanche matin, j’ai eu le bonheur d’aller déjeuner avec deux amies traductrices que j’adore et nous avons eu beaucoup de plaisir. L’une d’entre elles a accouché récemment et a vécu un véritable cauchemar. Heureusement, la petite va bien et mon amie aussi, ce qui fait qu’elle a pu nous raconter ses mésaventures avec beaucoup d’humour. J’ai bien ri, mais je n’en demeure pas moins très émue par son histoire. Je la trouve très, très forte. Une fille exceptionnelle.

Enfin, ce soir, nous sommes allées prendre un latté entre « invincibles » et en avons profité pour souligner la venue prochaine du bébé de notre amie Sylvie. Nous avons parlé un peu de course, bien sûr, mais aussi de tout et de rien. Merveilleuse petite soirée. J’adore ces filles-là. Mon dieu que je suis chanceuse de les avoir comme amies!

Il faudrait quand même que je parle un peu de course... Ce matin, je suis allée courir très tôt, et je pense que les courses matinales deviendront un classique cet été. On se sent seul avec la nature le matin. Je passe toujours d'excellentes journées après avoir couru.

Ma prochaine course a lieu la semaine prochaine à Hochelaga Maisonneuve. Un 5 km qui a pour principale fonction de préparer mes jambes à courir vite au 10 km d’Ottawa qui se tiendra 2 semaines plus tard.

6 avril 2009

Déclic

Cette semaine, il y a un gros déclic qui s’est fait dans ma tête de coureuse. Un beau déclic.

Premièrement, j’ai complètement abandonné l’idée de me spécialiser dans les courtes distances. Ça peut sembler étrange d’arriver subitement à une telle conclusion après avoir fait une course de 2 km, mais je n’en suis pas moins sûre de mon coup. Deux kilomètres, ça peut être intense, mais ce n’est vraiment pas assez long. Pas le temps de « vivre » quoi que ce soit. Maintenant, je veux des courses qui durent longtemps et qui me font ressentir plein de choses.

Deuxièmement, j’ai perdu un peu de mon besoin incontrôlable de performer. À la course de Lasalle, j’ai de loin préféré courir 5 km pas trop vite avec ma sœur que de courir 2 km à fond de train. J’ai pu apprécier le parcours, regarder ce qui se passait autour et m’assurer de donner le rythme adéquat à ma sœur. Ma foi, peut-être qu’un jour je ferais un bon lapin dans un marathon.

Troisièmement (et il s’agit ici du corollaire du premier point), j’ai maintenant follement hâte de faire des demi-marathons et des marathons. J’ai même déterminé que mon premier marathon sera celui du Vermont en mai 2010. Mon amie Sylvie est censée le courir aussi, c’est elle qui m’a donné l’idée de faire celui-là! Et mon premier demi-marathon sera celui du Maski-Courons.

Tout ce cheminement dans ma tête est venu après une discussion que j’ai eue avec le coach au début de la semaine sur les entraînements sur piste du jeudi. Il m’a gentiment fait comprendre qu’il ne voulait pas que j'y retourne et ça m'a fait comprendre que je n'ai pas grand potentiel sur courte distance. Ça m’a un peu humiliée sur le coup, mais j’ai été en même temps immensément soulagée. Je n’arrêtais pas de me blesser lors des entraînements sur piste et c’était devenu une vraie torture. Dans ma tête, je me mettais de la pression en pensant qu’il me fallait devenir une coureuse d’élite, mais c’était totalement inaccessible comme objectif. Maintenant que j’ai le droit d’être ordinaire, je me sens bien plus légère.

Donc côté course, je suis heureuse! Ce weekend, j’ai couru 13 km pour la première fois et j’ai adoré ça! Mais j’ai aussi trouvé ça très difficile. Mes articulations les plus fragiles ont commencé à me faire très mal à partir du 10e km et j’ai couru les 3 derniers kilomètres raide comme une barre (tout en maintenant le bon rythme, ce qui m’a quand même beaucoup surprise). C’était une journée pluvieuse et venteuse. J’ai couru au bord du fleuve et de grosses vagues se fracassaient sur la berge. C’était mer-veil-leux! Je recommande à tous les coureurs qui veulent changer de paysage à l’occasion d’aller courir sur le bord du fleuve à Lachine et au Parc René-Lévesque (une presqu’île qui se trouve aussi à Lachine). Quand il vente et il pleut, c’est particulièrement dépaysant. On se croirait sur le bord de la mer.

J’ai hâte à la prochaine course. Ce sera le 5 km du demi-marathon de Montréal. J’aurais bien aimé faire le demi-marathon, mais je ne suis pas encore prête physiquement. Chose certaine, je serai là pour encourager ceux qui le font!

22 janvier 2009

Calendrier 2009

J'ai enfin eu le temps de préparer mon calendrier de course 2009! Cette année, ma plus longue course sera un demi-marathon.

Ma première course de l'année devait être un 800 m, mais c'était cette semaine, et je n'y suis pas allée parce que je suis encore incapable de courir sans tousser comme une perdue. Je suis déçue, mais j'ai d'autres objectifs très palpitants alors je regarde devant moi.

Voici les courses que je prévois faire. Celles qui sont suivies de trois astérisques sont celles qui m'apparaissent prioritaires :

Mercredi 18 février : Crépuscule ARAM - 1500 m sur piste
JY me conseille vivement de ne pas la faire si j'ai encore mal au genou.

Dimanche 29 mars : Course de Lasalle - 5 km
J'ai hâte de refaire un 5 km, et j'espère battre le chrono de 26:47 que j'ai obtenu au parc Lafontaine.

Dimanche 19 avril : 5 km/demi-marathon Banque Scotia de Montréal - 5 km ***

Dimanche 26 avril : Course de Sainte-Thérèse - 2 km
Je compte faire quelques 2 km pour m'amuser, et surtout, pour améliorer ma vitesse.

Samedi 16 mai : Course Pierrefonds - 2 km

Samedi 23 mai : Marathon d’Ottawa - 10 km ***
Ma course la plus importante du printemps!

Dimanche 21 juin : Tour du Lac Brôme - 10 km
J'ai entendu dire que cette course comportait beaucoup de côtes; je ne m'attends donc pas à un très beau chrono ici. Mais mes parents ont déjà eu un chalet au lac Brôme, et j'ai envie de retourner faire un tour à Knowlton, un très bel endroit!

Dimanche 2 août : Défi Sainte-Anne de Bellevue - 2 km

Mercredi 12 août : Le 5 km Endurance - 5 km

Dimanche 30 août : Marathon des deux rives de Lévis et Québec - 10 km

Dimanche 13 septembre : Marathon Oasis de Montréal - 5 km
Il se peut que je fasse plutôt mon premier demi au Marathon de Montréal et que je laisse faire le demi de Toronto...

Dimanche 27 septembre : Toronto Waterfront half marathon - demi-marathon ***

Dimanche 18 octobre : Classique du Parc Lafontaine - 10 km

Dimanche 22 novembre : Marathon de Philadelphie - demi-marathon
Pas sûre que j'irai si loin pour faire un demi... je vais décider ça plus tard.

Je suis franchement très excitée à la perspective de ma première vraie saison de course qui commence bientôt!

J'ai envie de me fixer des objectifs. C'est très approximatif compte tenu du fait que je n'ai pas beaucoup de points de repère, mais voilà :

2 km : 9:30 minutes
5 km : 25 minutes
10 km : 54 minutes
Demi-marathon : 2 h 15 (au début j'avais écrit 2 h, mais après quelques recherches, je me suis rendu compte que c'était irréaliste)

5 décembre 2008

Ma semaine en 6 points

1- J’ai décidé d’amener ma nièce de 3 ans ½ voir Casse-noisette le 14 décembre prochain. Une de mes amies du secondaire, qui est devenue ballerine professionnelle, dansera ce jour là, alors j’en profiterai pour aller la voir. Pour que ma nièce puisse comprendre ce qui se passera sur scène, je lui ai acheté un livre sur l’histoire de Casse-noisette (avec CD de la musique de Tchaïkovski en prime). Je lui ai lu les premières pages hier, et elle a malheureusement déjà peur du parrain Drosselmeier… Elle m’a dit qu’elle ne veut pas aller près de lui durant le spectacle. Je pense qu’elle ne comprend pas tellement comment se passe un ballet, mais elle a l’air tout excitée d’y aller!



2- J’ai réussi à convaincre mon père de commencer à courir! Je vais aller courir avec lui demain. On fera 30 minutes de marche/course. Je lui ai promis qu’on participerait à un 5 km ensemble ce printemps ou cet été. J'ai bien hâte!


3- Je me suis rendu compte que courir, c’est très facile pour certaines personnes alors que pour moi c’est un méchant défi. Il y a des gens qui courent un demi-marathon sans même s’entraîner deux secondes, alors que moi ça va me prendre une bonne année d’entraînement avant de pouvoir parcourir cette distance. Ça m’a un peu déprimée sur le coup quand j’ai su ça, mais finalement je me suis dit qu’il n’y a rien de mal à devoir faire de gros efforts pour pouvoir atteindre des objectifs. Et puis, ce n’est pas si grave si je ne cours pas vite. Au moins, je suis en santé et je suis certaine que mes artères sont toutes propres!




4- Aujourd’hui, j’ai mesuré ma vitesse sur 200 mètres pour le fun parce qu’il semble que ce soit un bon indicateur de la vitesse à laquelle on peut courir un 800 mètres. Je me suis rendu compte que 200 mètres est pour l’instant la distance la plus naturelle pour moi puisque le travail se fait beaucoup en anaérobie. Il reste que je me suis tout de même fait mal à la cheville un peu. Ça m’a pris 34 secondes pour parcourir la distance, ce qui n'est pas très bon ni très mauvais. Après, j’ai été essoufflée pendant 2 tours de piste complets en jogging récupérateur, ce qui me fait croire que mon cardio n’est pas encore fort, fort et que je vais sûrement mourir au bout de mon souffle si j’essaie un jour de courir 800 mètres à pleine vitesse. Mon ostéopathe m’a dit que c’est tellement dur un 800 mètres qu’on vomit après la course. Suis-je assez maso pour ça? Ça reste à voir.

5- J’ai appris à mes dépens qu’il ne faut jamais parler de politique quand on veut passer un agréable moment avec des proches. Je ne m’entends avec personne sur ce sujet, et ça fait toujours monter la tension.

6- J’ai joué beaucoup avec mes chats cette semaine. Ils s’ennuient un peu parfois et ont besoin de beaucoup d’attention (ou peut-être que je fais de la projection).


27 novembre 2008

Fin du repos!

Bon, je l’avoue, mon repos actif de deux semaines a duré huit jours. Cet après-midi, je suis allée courir 50 minutes durant lesquelles j’ai fait 4 sprints de 15 secondes à 50 % (le dernier, je l’ai terminé à 100 % pour voir ce que j’avais dans les jambes, ce qui est INTERDIT selon tous les bons livres de course…). J’ai donc encore une fois triché dans mon entraînement (qui selon le plan devait être de 35 minutes et comprendre 3 sprints de 15 secondes à 50 %). Lors de mon dernier entretien téléphonique avec mon entraîneur, il a pourtant insisté pour que je respecte « à la lettre » les entraînements prescrits, et j’étais résolue à l’écouter. En fait je suis encore résolue à respecter le plan, mais là, après huit jours de repos, j’avais une tonne d’énergie en banque à écouler et je me suis laissé aller.

En tout cas, mon entraînement a été des plus plaisants! Je ne regrette pas de m’être un peu éloignée du plan initial. De fins flocons mouillés tombaient du ciel, mais le sol n’était pas glacé du tout. Je suis allée courir le long du fleuve. Il ventait pas mal et il y avait de grosses vagues. C’était superbe. J’ai trouvé la première moitié de mon parcours un peu plus exigeante que la normale, car j’avais le vent de face, mais mon dieu que je me sentais bien! Étonnant, mais vrai, mes jambes étaient plus fatiguées que mon cœur! Aurais-je enfin un soupçon d’endurance cardiovasculaire? Même après mes sprints, je n’étais pas essoufflée. Quelle agréable sensation!

Cette semaine je suis allée voir mon ostéopathe dans l’espoir qu’il m’aide à régler mes douleurs aux genoux et à la bandelette illiotibiale. C’est un ancien coureur de 800 mètres et il court le marathon en moins de 3 h. Il m’a beaucoup parlé du marathon et m’a convaincue d’orienter mes efforts sur cette distance. Je pensais que pour une fille comme moi, il ne serait jamais possible de performer un tant soit peu au marathon, mais semble-t-il que les fibres rapides peuvent se transformer en fibres lentes, alors mon cas n’est pas désespéré. Depuis ce rendez-vous, je vois le marathon d’un tout autre œil. Je vais quand même faire un peu de 800 mètres comme prévu en début de saison, mais seulement pour le plaisir et pour améliorer ma vitesse avant la saison sur route. Ah! Et mes problèmes de genoux et de bandelette ne sont déjà plus qu’un vague souvenir. Je ne m’étirais pas assez!

Depuis mon dernier billet, j’ai déjà modifié mon plan dans ma tête. Nouveau plan : demi-marathon à l’automne 2009 et marathon dès que possible par la suite (probablement à l’automne 2010). Wow! Je vais peut-être devenir une marathonienne! Que c’est excitant!

Autre événement marquant de la semaine, j’ai rencontré une nutritionniste pour la première fois de ma vie! Elle s’appelle Catherine et elle m’a fait une forte impression. Je me suis toujours considérée comme un cas désespéré sur le plan de l’alimentation. J’ai des rages de cochonneries, je mange trop, je ne cuisine pas, je n’aime pas tellement ce qui est bon sur la santé. Pour Catherine, rien ne semble jamais problématique. Tu ne cuisine pas? Pas grave, je vais te donner une liste d’idées faciles! Tu es triste qu’on tue des animaux pour nourrir les humains, mais tu ne veux pas te passer complètement de viande? Pas de problème, on va te faire un plan semi-végétarien! Tu veux maigrir même si tu as un poids santé? Normal, tu es une athlète et pour courir le marathon vaut mieux peser un peu moins! Je me suis tellement sentie comprise! Et en plus, j’ai appris que la meilleure chose à ingérer tout de suite après un entraînement, c’est du lait au chocolat. C’est pas le bonheur ça?

31 octobre 2008

Mes débuts en course à pied

Il ne m’était jamais passé par la tête d’écrire un blogue auparavant, jusqu’à ce que je tombe sur celui d’une certaine Véronique (http://coursveroniquecours.blogspot.com/), une fille pétillante qui, manifestement, se passionne elle aussi pour la course à pied. C’est drôle comme on peut avoir un impact sur la vie de personnes qu’on ne connaît même pas. Non seulement m’a-t-elle inspiré l’idée de partir mon blogue, mais elle m’a également donné le goût de courir moi aussi un jour le marathon.

Il y a deux mois, en regardant les épreuves de haies aux Olympiques de Pékin, je me suis dit que c’est une épreuve à laquelle j’aurais sûrement été très bonne compte tenu du type d’athlète que j’ai déjà été (il y a déjà très longtemps), et j’ai décidé de me trouver un club d’athlétisme à Montréal. En parlant avec un entraîneur et un ancien coureur de 800 mètres, j’ai appris que, vu mon âge (34 ans), les haies, c'était hors de question. On m’a dit de plutôt miser sur les épreuves du 5 km au marathon. J’étais peu convaincue au départ, car même lorsque j'étais une très bonne joueuse de volleyball, j’ai toujours soigneusement évité de faire du jogging (à part les 3 ou 4 tours d’échauffement autour du terrain de volleyball). Pour moi les entraînements de cardio se sont toujours résumés à des intervalles de 10 à 20 secondes de vélo stationnaire d’intensité élevée séparés par des repos de 30 secondes. Les longues distances ont toujours été pour moi une inutile torture à éviter à tout prix. Je ne crois pas avoir couru plus de 20 minutes de suite de toute ma vie avant cet automne.

Quand j’ai parlé pour la première fois à mon coach actuel, j’ai lancé spontanément un « ark! » dégoûté quand il m’a parlé du marathon. Je lui ai dit que je voulais courir tout au plus le 800 m (mais j’ai su par la suite, que ça non plus, ce n’est pas pour les « vieilles »). Très diplomate, il ne m’a pas trop contredite, et il m’a suggéré d’essayer un entraînement avec son club.


Non entraînée, ni préparée, comptant sur mes antécédents d’athlète, je me suis présentée à l’entraînement le 2 septembre dernier, convaincue que je serais l’une des meilleures (arrogante va!). Quand je suis arrivée, cependant, je me suis aperçue que j’avais affaire à de « vrais coureurs ». C’était évident au premier coup d’œil (minceur, muscles saillants, regards allumés… des signes qui ne trompent pas). Là j’ai commencé à avoir un peu peur… et il s’est avéré que ce n'était pas sans raison! L’entraînement a été une vraie torture. Mon orgueil m’a permis de suivre de peine et de misère des coureurs du dernier peloton (mais il a fallu que je coure à une vitesse beaucoup plus rapide que ce celle qui était la mienne, et j’ai dû arrêter l’entraînement aux trois quart parce que j’avais trop envie de vomir…) Beau début! Heureusement, j’ai reçu l’appui d’autres coureurs très, très gentils. J’ai été séduite par l’ambiance qui régnait dans le groupe, et je me suis dit que moi aussi, je deviendrais une vraie coureuse!


Je me suis donc mise à m’entraîner 4 fois par semaine. Au début, je courais seulement 30 minutes de suite à vitesse très lente, mais je me suis améliorée tranquillement. Le plus difficile, c’est de gérer les blessures. Mes anciennes blessures de volleyball aux genoux, aux chevilles et à la hanche sont rapidement réapparues, et ça m’a beaucoup découragée au départ. Mais j’ai décidé d’être patiente. J’ai augmenté mon volume de course extrêmement graduellement, et j’applique de la glace sur mes articulations douloureuses après TOUS mes entraînements. Dimanche dernier, je suis arrivée à courir 70 minutes de suite, et c’est en soi tout un accomplissement (je sais, c’est encore loin du marathon!!!).


J’ai participé à ma première course (5 km) le 19 octobre dernier (Classique du parc Lafontaine). J’étais hyper stressée, car j’avais tellement peur d’être déçue! Selon mes calculs, il était irréaliste pour le moment de viser en-dessous de 27:30. Après un ridicule départ en lion (1er km en 4:30 au lieu du 5:30 que je visais), j’ai connu une course fort pénible. Au cours des deux derniers km, je n’avais que deux pensées qui s’ostinaient entre elle : « Ok, c’est assez, je n’en peux plus » et « Allez, pousse, tu vas être super contente au fil d’arrivée ». Finalement, j’ai continué. Et j’ai obtenu un étonnant chrono de 26:48.8 (pour moi c’est une surprise, mais je pense qu’il n’y a pas une seule fille de mon club qui court plus lentement que ça…).




Avant la course




Affreuse photo, qui illustre néamoins très bien l'état dans lequel je me trouvais après la course...


Je sais que c’est complètement ridicule, mais, dans ma tête, je me vois comme une future championne… Je pense que dans deux ans, je vais commencer à obtenir de bons résultats. En attendant, va me falloir de la patience et de la persévérance! Ah! Et puis, même si je ne deviens pas une championne, je pense que je vais toujours continuer de courir. C’est tellement, tellement agréable, un beau jogging lent le long du fleuve ou dans un beau parc!



Au parc René Lévesque, à Lachine, l'un des endroits où je m'entraîne le plus souvent.