31 mai 2011

Marathon... prise 2!

Lors d’un tournage, on fait une deuxième prise lorsque la première n’était pas tout à fait satisfaisante. C’est ce que je vais faire avec mon marathon. Même décor, même événement, mais beaucoup de changements dans la préparation, et espérons-le, dans le résultat.

En d'autres mots, je me réinscris au marathon Oasis de Montréal, qui aura lieu le 25 septembre prochain, mais je mets tout en oeuvre pour améliorer ma performance.
L’an dernier, j’ai suivi le plan d’entraînement du groupe B qui est proposé sur le site du marathon de Montréal, mais je l’ai modifié pas mal (p. ex., j’ai sauté tous les entraînements qui me paraissaient inutiles, comme les sorties de 30 minutes sans intensité et j’ai augmenté de beaucoup le nombre et la durée des longues sorties). Autre erreur, j’ai fait ma sortie de 32 km 5 semaines avant le marathon. Après ça, j’étais tellement fière de moi que j’ai commencé aussitôt ma période de récupération (taper). Une récupération de 5 semaines, c’est beaucoup trop long. Bref, ça n’a pas bien fonctionné. Mon premier marathon a été très, très difficile et j’avais l’impression d’être entre la vie et la mort pendant plusieurs heures après le marathon. Pas bon.

Cette fois-ci, je vais suivre à la lettre le plan que mon coach JP va me préparer. J’aimerais atteindre les objectifs suivants :
1- Pas vomir pendant le marathon, ni après (l’an passé, j’ai vomi trois fois pendant le marathon et au moins deux fois après en plus d’avoir été dans un état lamentable pendant 3-4 heures après l’événement). Le mal de cœur est parti miraculeusement une fois que j’ai avalé un bon hamburger de chez McDo pour souper. Je me demande si ce n’est pas la preuve qu’ils mettent réellement des antiémétiques dans leur bouffe…

2- Courir tout le long du marathon, me sentir forte jusqu'à la fin (fatiguée, certes, mais encore capable de courir et de pousser). L’an dernier, il ne me restait plus aucun jus après le 24e kilomètre. C’était facile, facile jusqu’à 21-22, puis paf, plus capable d’avancer après. Un genre de mur beaucoup trop précoce. Je ne veux pas ça cette année.
3- Chrono de moins de 4 h 45, ce qui devrait être vraiment facile si les deux objectifs précédents sont atteints et si je m’entraîne bien.

Je suis contente d’avoir la chance de me lancer de nouveau dans l'aventure du marathon. J’adooooore l’entraînement de marathon. On se sent constamment comme une vraie athlète. C’est le bonheur. Je me trouve chanceuse parce que je ne suis presque plus blessée (n’empêche que je vais aller en physio demain pour mes chevilles qui me font mal au lever le matin). En plus, j’ai complètement retrouvé le goût de courir. Je suis heureuse!
Mon entraînement commence aujourd’hui : une petite sortie de 45 minutes avec 3 fois 2 minutes au rythme de 10 km (5 min 35/km). Un pas à la fois, et avec le sourire, je vais me bâtir des jambes et des poumons capables de me faire franchir la ligne d'arrivée avec fierté.

16 mai 2011

10 km de Châteauguay

S’il y a une chose que je retiens de ma course à Châteauguay, c’est que j’ai enfin retrouvé le goût de courir. Pour la première fois depuis le marathon de Montréal en septembre dernier, j’avais vraiment envie de me pousser à fond.

On ne peut pas dire que la température était agréable. Il pleuvait et il ventait pas mal, et j’avais vraiment froid. J’ai pris soin de bien calculer mon temps d’échauffement afin d’être prête environ une minute ou deux avant la course de manière à ne pas avoir le temps de me refroidir avant le départ. Malheureusement, le départ a été retardé de 15 minutes, alors il a fallu que je continue de courir pendant tout ce temps. Ça ne faisait pas tellement mon affaire, car mon endurance n’est pas très grande et il ne faut pas que je coure trop longtemps avant un 10 km.

Cela dit, j’étais prête à laisser mes trippes sur l’asphalte et je me suis bien visualisée comme une dynamique bombe sur deux pattes. Je me suis positionnée ridiculement trop en avant dans le peloton et je suis partie à la même vitesse que ceux autour de moi : vraiment vite. Je n’avais pas ma montre, alors rien ne pouvait m’arrêter (d’habitude, ma montre me sert de lobe frontal pendant mes courses – elle est la maîtresse de mon jugement et me force à ralentir en cas de départ trop rapide). Sans montre, ma formidable tendance à la pensée magique pouvait lâcher son fou! Au 1er kilomètre, j’ai entendu qu’on était à 4 minutes 30. C’était près d’une minute trop vite. Cela aurait dû me ralentir. Mais non. « Pourquoi ne pas essayer de maintenir ce rythme jusqu’à la fin? », me suis-je suggéré avec enthousiasme. Pourquoi? J’ai eu la réponse après trois kilomètres : parce que ça fait qu’au lieu d'en arracher pendant les deux derniers kilomètres, on en arrache pendant sept en soufflant aussi bruyamment qu’un vieux fumeur emphysémateux en phase terminale. Regards très inquiets des bénévoles en prime. En tout cas, j’ai trouvé que les nombreux coureurs qui m’ont dépassée n’avaient vraiment pas l’air de forcer assez comparativement à moi. La plupart avaient carrément l’air de faire une balade du dimanche. Ils n’avaient même pas l’air essoufflés du tout. J’ose espérer qu’ils avaient vraiment mal aux jambes ou quelque chose.
Avec un tel départ, il va sans dire que ce 10 km m’a paru interminable, d’autant plus que j’ai halluciné une borne de 5 km à la place de celle de 4 km. Quand j’ai « revu » la borne de 5 km, plusieurs hypothèses me sont venues en tête :

1- Ils se sont trompé et ont mis la borne de 5 km deux fois!
2- Je me suis trompée de chemin!! (Ça n’aurait vraiment pas été la première fois.)

3- C’est sûr que ça fait plus que 5 km; je souffre bien trop pour qu’il reste encore la moitié du chemin à parcourir!!!
J'ai bien entendu balayé du revers de la main l’hypothèse la plus plausible : mon cerveau vaut pas de la schnoutte quand je cours; les chiffres se mélangent toute dans ma tête. Ça s’pourrait-tu qu’il était écrit 4 km sur la dernière borne?

Tout ça pour dire que j’ai couru les 5 derniers kilomètres à une vitesse dangereusement décroissante. Je me faisais dépasser par des gazelles du calibre de Shalane Flanagan et de Kara Goucher, je vous jure! Je ne sais pas pourquoi elles ont attendu à la fin pour accélérer comme ça. Ou était-ce moi qui faisait du sur-place? Je vous laisse deviner.
Ça allait tellement mal que je craignais de faire mon pire temps à vie et même de dépasser les 60 minutes. J’ai donc été très soulagée de voir le chrono au loin affichier 55 minutes et des poussières. Ça m’a donné l’énergie de sprinter sur une centaine de mètres, et j’avais étonnamment beaucoup de jus dans les jambes. Comme d’habitude, c’est le souffle qui manquait.
Mon chrono officiel est de 55 minutes 42. Ce n’est vraiment pas si catastrophique que ça compte tenu du fait que j’ai quand même mal géré ma course et que j’ai été blessée une bonne partie de l’hiver et du printemps. Mon meilleur temps au 10 km est de 54 minutes 40. C'était il y a deux ans. Est-ce que j'aurais pris un coup de vieux? On sont-ce mes 10 livres de trop qui me ralentissent autant?

On verra bien. Je vais continuer de m'entraîner. Je compte bien participer à plusieurs autres courses de 10 km cette année!

25 avril 2011

Objectifs sportifs?

Côté sport, je me sens heureuse ces temps-ci. Je suis revenue à mon rythme d'entraînement naturel : jogging 4 fois par semaine avec quelques intervalles à l'occasion. Je ne suis plus blessée à proprement parler, bien que je ressente encore des douleurs aux chevilles tous les jours et que j'aie encore du mal à marcher le matin.

Je me sens en forme et j'aimerais bien me fixer quelques objectifs sportifs pour le plaisir. Je crois bien que je participerai au triathlon sprint de Tremblant. J'aimerais aussi faire un bon 10 km en septembre (probablement au Marathon Oasis de Montréal).

Avec le recul, je crois que je n'étais pas du tout prête physiquement pour un marathon l'an dernier. J'ai encore mal au coeur à y repenser. Sincèrement, je crois que je commence tout juste à être prête pour courir de bons 10 km. J'ai envie désormais de respecter mes limites et mon rythme. En course à pied, mon rythme est lent. Pourquoi ne pas l'accepter et suivre sereinement une progression agréable?

Des fois, on met la barre trop haute et on se décourage. Je croyais être capable de m'entraîner au moins 5 heures par semaine alors que j'ai de la place pour 2 ou 3 heures, tout au plus. Je me sentais minable de ne pas arriver à suivre mes programmes d'entraînement, mais après mûre réflexion, je me suis rendue compte que de courir 2 heures par semaine, c'est déjà très bien. Assez pour me garder en très bonne forme et en excellente santé mentale et physique.

Cette année, je me fais plaisir, et je me concentre sur des distances que je me sens capable d'avaler. Des 2, des 5, des 10. Un ou deux triathlons sprint. Peut-être un de distance olympique. Mais pas plus. J'aimerais être solide sur ces distances.

Je sais qu'avec un tel programme, beaucoup de plaisir m'attend cette année.

23 avril 2011

Berger Blanc

Allo! Ici Oslo. J’avais envie d’écrire un petit mot sur le blogue de Geneviève par ce froid samedi d’avril.


Cette semaine, j’ai appris que ce ne sont pas tous les chiens qui sont aimés. La plupart sont gardés tout au plus 2 ans par leur famille avant d’être « jetés ». Certains sont abandonnés dans des endroits affreux comme le Berger Blanc où ils sont maltraités avant d’être tués de manière horrible (voir l'émission d'Enquête qui a été diffusée cette semaine). Ma maîtresse Geneviève savait bien que certains humains sont cruels envers les animaux, mais elle était loin de se douter que le problème était aussi généralisé. Elle a pleuré beaucoup cette semaine, et ça m’a inquiété. C’est pour ça que j’ai décidé d’écrire sur son blogue cet après-midi pour qu’elle sache combien je l’aime.

Tiens, par exemple, aujourd’hui, nous avons eu une vraiment belle journée! Ce matin, c’était notre entraînement de canicross. Ça, c’est vraiment amusant. Je mets mon harnais et je cours devant Geneviève. C’est moi qui la tire, et je me sens important. En plus, on fait ça en meute; c’est magique! Et à la fin, ce qui est vraiment bien, c’est qu’on a le droit le courir en liberté et de jouer ensemble, tous les chiens. Ce matin, je me suis même baigné un peu dans la Rivière-des-Prairies. Je suis allé chercher un bâton dans l’eau. J’ai beaucoup couru avec les autres chiens, et on m’a fait des compliments parce que je suis très élégant quand je cours. Et en plus, je cours vraiment vite comme ça : zooooooooom!

Après l’entraînement, on a commencé à avoir très froid, car il pleuvait pas mal et qu’il faisait environ 2 degrés. On a mis le chauffage au max dans l’auto, puis Geneviève m’a bien séché à la maison avec une serviette et le séchoir à cheveux. Il fallait vite se préparer, car nous allions à la manifestation contre la fourrière Le Berger Blanc. Ça c’était amusant aussi. D’abord, j’étais particulièrement content de voir Véronique aujourd’hui. Je lui faisais carrément les yeux doux. Bien sûr j’étais également content de voir Sylvie. Ce sont les gentilles maîtresses de mes grands amis Goliath et Muscade! Il y avait beaucoup de chiens à la manifestation et j’étais très excité. Beaucoup de gens voulaient me flatter parce que j’ai une belle face. Ce qui m’a fait de la peine, c’est que, même à une manifestation pour le bien-être des animaux, j’ai vu beaucoup de chien qui portaient un « choker ». C’est dommage qu’il y ait autant de maîtres qui ne connaissent pas les méthodes de renforcement positif. Geneviève dit que le « choker » n’est jamais une bonne option. Ça rend les chiens nerveux, craintifs et/ou agressifs. Impossible pour un chien de développer son plein potentiel quand il vit constamment sous la menace de se faire corriger douloureusement pour un oui ou pour un non.

À la manifestation, j’ai trouvé qu’il fallait rester longtemps assis sans bouger alors je me suis mis à trouver ça plate. Au retour, j’étais un peu énervé, et je tirais Geneviève pour qu’on aille plus vite. Des fois, j’écoute pas. Geneviève dit que c’est parce que je suis encore ado. Dans ce temps-là, elle ne me chicane pas, mais, plus tard, elle me fait pratiquer à me concentrer en me faisant faire différents exercices d’attention. Moi, je trouve que je m’améliore beaucoup. Je suis capable d’écouter dans des situations de plus en plus excitantes. Mais dans des foules plein de chiens ou quand Geneviève est avec des amies et qu’elle jase, c’est encore vraiment difficile.

Comme Geneviève trouvait que j’avais besoin de me défouler un peu après la manifestation, elle m’a emmené au parc Angelwood où j’ai pu courir en liberté à toute vitesse avec d’autres chiens. Ah! Je me suis vraiment bien amusé encore une fois. Puis Geneviève m’a dit de revenir, et j’ai bien écouté. J’étais fier, fier, fier, et je lui ai fait des gros sourires avec la langue sortie. Et j’étais tout essoufflé!

De retour à la maison, j’ai fait une belle sieste avec Stéphane, Geneviève et les chats. Je pense que c’est ça mon activité préférée finalement. Me reposer tranquillement en compagnie de mes humains. Oups! Geneviève s’en vient! Vite, je retourner sur mon…

- Hey! Petit poulet! Qu’est-ce que tu fais sur mon ordinateur?

- J’écris que j’aime ça vivre avec toi et Stéphane.

- Nous aussi on aime ça vivre avec toi Oslo. On t’aime très fort, et on va t’aimer toute ta vie. Va faire dodo maintenant. Tu as eu une grosse journée!

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Je viens de lire ce qu’Oslo a écrit, et je suis contente de voir qu’il semble heureux. À mon tour d’écrire un petit mot maintenant. Mon souhait, c’est simplement que les Québécois qui ont un chien prennent le temps de le regarder aujourd’hui et de voir combien, ils ont un être précieux à la maison. C'est vrai qu'il n'est pas toujours facile de se comprendre entre espèces différentes, mais ce n'est pas une raison pour traiter les chiens comme des inférieurs à qui « il faut montrer qui est le boss ». Vous n'iriez pas chez un dentiste qui pratique avec les méthodes d'il y a 50 ans, alors pourquoi utiliser des méthodes dépassées avec son chien quand il est prouvé que les méthodes douces fonctionnent mieux et permettent d'établir une communication exceptionnelle avec son chien?

Personnellement, je trouve qu'en allant marcher, courir ou jouer avec mon chien, je retrouve mes yeux d'enfants et je parviens à littéralement ralentir le temps. Depuis qu'Oslo est là, je suis nettement plus heureuse qu'avant et ma vie est beaucoup plus équilibrée!
Pour conclure, voici d’excellentes organisations que je recommande chaudement (on n’y utilise que des méthodes douces de renforcement positif) :

Animatch (refuge où j’ai adopté Oslo)

Cœur canin (cours d’éducation canine et de Freestyle)

Les Canisportifs (canicrososs et autres sports de traction)

Guides canins (garderie/pension, obéissance, agilité et beaucoup d’autres sports canins)

Spaws (garderie, pension, éducation canine)


Pour signer la pétition contre le Berger Blanc : http://www.petitions24.net/petition_berger_blanc.

18 avril 2011

Canicross - C'est parti!

Oslo et moi avons commencé à nous initier au canicross en septembre dernier. Oslo avait alors 10 mois, et bien qu'il était déjà très en forme, il n'était pas question de commencer l'entraînement pour vrai, car sa croissance n'était pas terminée. De toute façon, il était bébé pas mal et ne comprenait pas tellement ce qu'il devait faire.

En décembre, nous avons fait notre première compétition amicale de canicross au Mont-Royal. J'ai trouvé ça très agréable de ne pas me rendre à une course toute seule pour une fois et d'y aller en équipe avec mon chien. C'était une course de 5 km. Oslo m'avait impressionnée, car il avait très bien tiré pendant presque 2 km. Mais par la suite, c'est plutôt moi qui a dû le tirer. Ahahah! Malgré les petites difficultés, j'ai été heureuse de mon expérience. Oslo aussi, je pense.

En janvier, nous sommes allés courir dans la neige avec les Canisportifs. Les sentiers étaient vraiment très enneigés et je me suis blessée aux chevilles. Ma blessure a perduré pendant presque deux mois. Nous avons donc mis le canicross de côté pour nous concentrer sur l'agilité et le Freestyle.

Mais samedi dernier, le moment était venu de nous réessayer de nouveau. La sortie des Canisportifs avait lieu aux Écluses de Saint-Lambert. Nous étions vraiment un beau groupe. Beaucoup de chiens, très motivés, ça fait toute une différence. J'ai vu un tout nouveau Oslo! Nous avons couru 8 km, dont environ 1 ou 2 km dans des sentiers boisés tout près du bord de l'eau (de la vraie trail, avec racines et roches à franchir et arbres à contourner!). Quand nous étions au bord de l'eau, nous avons laissé les chiens en liberté un peu, et c'était magique. Les chiens adorent ça! Le reste du temps, ils étaient attelés en canicross. Oslo m'a beaucoup surprise, car il m'a très bien tirée tout le long du trajet. Quelle sensation extraordinaire de travailler ainsi en équipe! J'ai ressenti un vrai coup de foudre pour le sport. Je songe même à en faire ma priorité - avant la course à pied ordinaire et le triathlon. C'est trop grisant!

Je compte bien participer à tous les entraînements du samedi des Canisportifs!

23 mars 2011

C'est pas pour rien que je trippe sur les grandes fenêtres

Dans mon dernier billet, je faisais vraiment pitié. Mais depuis le changement d'heure, ma grosse déprime a cédé la place à la bonne humeur et à l'enthousiasme. L'anxiété ne s'est pas complètement envolée, mais je la gère tellement mieux! Rien à voir avec ce que c'était il y a à peine 10 jours.

Ça doit bien faire 20 ans que je suis deviens déprimée en octobre et que je revis en avril. Pourtant, c'est seulement hier que j'ai mis le doigt sur le problème. Je ne suis pas maniaco-dépressive, ni dépressive, ni borderline, ni schizophrène, ni exagérément anxieuse. Je souffre simplement du trouble affectif saisonnier. Je ne peux pas croire que je n'ai pas vu ça avant. L'été, je n'ai jamais été déprimée. Juste l'hiver. Juste quand il n'y a plus de lumière.

C'est pour ça que j'aime tant les grandes fenêtres et que je déteste les rideaux. S'il ne s'agissait que de moi, je ne mettrais jamais de rideaux aux fenêtres, pas même à ceux de ma chambre. J'aime que le soleil vienne me réveiller avec une certaine insistance le matin.

Je vais m'acheter une lampe de luminothérapie et ça devrait régler mon problème.

Si vous êtes curieux, voici les symptômes du trouble affectif saisionnier :
- Fatigue intense
- Besoin accru de sommeil
- Difficulté à se lever le matin
- Augmentation de l'appétit
- Envies irrésistibles d'aliments sucrés et de féculents
- Baisse de la libido
- Perte d'intérêt pour les activités habituelles
- Désir de s'isoler

J'avais perdu le goût de courir, mais là ça revient tranquillement. Le seul problème, c'est que je suis blessée à la cheville alors je ne peux pas courir beaucoup ni vite. Mais je ne suis pas pressée. En attendant, je fais de belles marches printanières avec Oslo.

19 février 2011

Il y a toutes sortes de victoires

Ces temps-ci, ce n’est pas facile pour moi. Je souffre d’un trouble anxieux généralisé de longue date, mais depuis quelques mois, ça va moins bien. En d’autres mots, je ne tolère aucun stress. Quand la pression monte un peu, je me mets à être très mélancolique, à avoir des phobies et à avoir des images d’horreur dans ma tête, qui me terrorisent. C’est très épuisant de vivre avec une constante sensation de stress très élevé. Je vois une psychologue depuis une semaine, et on va essayer de travailler certaines choses. Ma grande découverte de la semaine, c’est que ce n’est pas tout le monde qui vit avec un stress aussi intense tout le temps. Je pensais que c’était ça la vie.

Dans l’état où je suis, ma motivation est très basse pour toutes mes activités. Les études et l’entraînement surtout représentent un fardeau énorme actuellement. Et depuis environ 1 mois et demi, Oslo se gratte énormément le museau, au point où il y a maintenant plusieurs petites zones sans poil dans sa face. C’est probablement une réaction allergique, mais pour le moment, on ne sait pas à quoi. J’ai vu une dermatologue/allergologue au Centre DMV, et elle a d’abord recommandé un régime alimentaire d’exclusion (il s’agit de donner une seule sorte de bouffe à Oslo contenant des ingrédients avec lesquels Oslo n’a jamais été en contact – et ce pendant 2 mois). À ce jour, ce n’est pas concluant. Oslo se gratte toujours (au point où je lui fais maintenant porter un cône en tout temps), et en plus, il fait de la diarrhée. Je dois donc lui donner une bouffe plus facile à digérer le temps que le tube digestif se rétablisse, puis recommencer une diète d’exclusion. C’est un méga chiar tout ça. Et je me demande si on trouvera un jour à quoi il est allergique.

Tout ça pour parler de ma petite victoire à moi d’aujourd’hui. Dans les circonstances actuelles, il n’y a rien qui me tentait moins hier soir que de me lever aux petites heures du matin le lendemain pour aller courir 21 km sur la glace, dans le froid, au Parc Jean-Drapeau, où c’est généralement assez venteux merci. J’ai quand même préparé mon stock hier soir en me disant que j’aurais toujours le choix de ne pas me lever le lendemain.

À 4 h du matin, je me suis réveillée parce que j’ai entendu Oslo vomir. Je me suis levée pour aller voir comment il allait, et j’ai décidé de ne pas me recoucher. Je suis allée avec lui dans la cour, et il a fait une grosse diarrhée très liquide. Vraiment ça commençait mal la journée et je n’avais pas envie de le laisser à la maison et d’aller courir. C’était l’une des nombreuses situations où mon stress grimpe très haut. J’étais proche de l’état de panique et je croyais bien qu’Oslo allait mourir bientôt, comme c’est arrivé à mon chat Pacha il y a 5 ans. Mais c’est justement ce désespoir et ce stress intense qui m’a décidée à aller courir quand même. La course, c’est mon antidépresseur à moi.

Même rendue là-bas, je n’étais pas sûre encore de vouloir courir. Comme le parcours consistait en 3 boucles de 7 km, je me suis laissé la possibilité d’arrêter après 7 ou 14 km. Je me suis aussi donné 2 h 30 pour courir. Et j’ai pas amené ma montre. Pas question de me mettre de la pression. En plus, je me suis placée la dernière de toute sur la ligne de départ. Je n’avais pas envie de me faire dépasser tout le long.

La première boucle, je l’ai courue vraiment très lentement. C’était mon échauffement et ma façon d’apprécier ma course le plus possible. Personnellement, je ne suis pas pantoute une fan de la souffrance, alors je l’évite autant que faire se peut. À la deuxième boucle, je me sentais bien échauffée, et je n’avais mal nulle part, alors j’ai accéléré un peu. Je dépassais beaucoup de monde. Au kilomètre 9, environ, il y a un bénévole qui m’a dit : « C’est bien. Suit ton propre rythme. On fait une belle course. » Et c’est fou combien ça m’a encouragée. On dirait qu’il disait que quelque soit mon temps, je pouvais faire une belle course, ma belle course à moi. Ça m’a donné un bel élan. Au 14e kilomètre, je me complètement tordu la cheville droite dans un trou d’eau. La douleur a été lancinante pendant 1 minute ou 2, et après elle est partie. C’est l’avantage d’avoir eu autant d’entorses; il ne reste plus de ligaments à blesser véritablement. À la troisième boucle, il me restait pas mal d’énergie, alors j’ai vraiment accéléré. Là, j’ai vraiment dépassé pas mal de monde. J’ai maintenu un bon rythme jusqu’au 19e kilomètre, après quoi, j’ai ressenti une douleur aigue dans la hanche droite, et j’ai trottiné lentement jusqu’à la fin.

Mon temps est de 2 h 17, et je suis contente. Première grosse victoire : être allée à mon demi-marathon. Deuxième grosse victoire : l’avoir terminé. Troisième grosse victoire : avoir autant de volume dans les pattes si tôt en saison. Quatrième grosse victoire : c’est seulement la 2e fois en 5 demi-marathons que je ne vomis pas après la course, et c’est la première fois que je me sens top shape après un demi-marathon. Pas vraiment fatiguée.

Mes splits :
1re boucle : 49:32 (47:42)
2e boucle : 46:16
3e boucle : 44:13

Donc, une belle accélération tout au long de la course. J’aime mieux ne pas regarder les points négatifs de ma course pour cette fois-ci.