Ces temps-ci, je suis équilibrée. Je pense que oui.
Je pense à autre chose qu’à la course ou au travail. Ces deux activités me passionnent toujours, mais j’ai recommencé à faire de la place pour d’autres champs d’intérêts, d’autres passions.
D’abord, j’essaie très fort de me limiter à 35 heures de traduction par semaine. Et je pense que j’y arrive! Le truc : ne prendre que de petits projets de 5000 mots ou moins. Je pense que je vais abandonner pour toujours les bombes à retardement de 30 000 mots qui contiennent des problèmes imprévus et qui peuvent entraîner un surcroît de travail de plusieurs jours par rapport à ce qui était prévu (heures qui, bien sûr, grugent sans pitié mes soirées et mes fins de semaine). Ça me tente pu. J’en fais pu!
La course m’allume toujours autant, mais m’obsède moins qu’avant. Ça devient pour moi un outil plutôt qu’un but en soi. Un outil qui me permet de rester mince et en santé, qui me permet de côtoyer des gens intéressants, qui m’amène à sortir dehors et à profiter pleinement du printemps.
Et un outil qui va m’aider à gravir le sourire aux lèvres les sentiers alpins du Mont Blanc, vers la fin de l’été!
Cette semaine, à la radio, un animateur a sorti une phrase clichée d’un quelconque bouquin de psychopop : « Si vous saviez que vous tomberez très malade (ou mourrez) dans un mois, qu’est-ce que vous voudriez absolument faire avant la date fatidique ». Et, tout de suite, j’ai pensé aux Alpes que je rêve de parcourir depuis que je suis petite. (Sûrement une séquelle de trop avoir écouté Heidi!) Et hop! J’ai fait des recherches sur Internet, et je suis tombée sur une expédition offerte par Expéditions monde qui semble avoir été taillée sur mesure pour moi : http://www.expeditionsmonde.com/index.php?section=trips&id=77419. J’aimerais tellement faire ce voyage avec mon amoureux! Nous rencontrons la conseillère d’Expéditions monde samedi qui vient!
Et puis, j’ai commencé un cours de création littéraire. Parce qu’un jour j’espère écrire – et publier – quelque chose. Un roman. Le premier cours m’a été des plus pénibles. Je n’arrêtais pas de me répéter : « Je ne suis pas capable. Je n’aime pas ça. Je ne me sens pas bien. Je veux m’enfuir. Je n’aime pas ces gens. » J’ai toujours eu peur de l’inconnu. Et là, j’étais dans l’inconnu. Mais cette semaine, j’ai lâché prise, j’ai laissé de côté mon besoin de contrôle et mon perfectionnisme, et je sens qu’il y a un petit quelque chose qui a débloqué. Au premier cours, j’avais dit au professeur que je n’avais aucune créativité, et elle ne me croyait pas. Elle m’a donné comme devoir d’écrire un texte sur la créativité. J’ai pondu cette petite chose :
La créativité n’est pas facile à séduire. Ne devient pas son ami qui veut. Un peu volage, éthérée même, elle fuit rapidement quand on veut l’étreindre trop fort. Puis, elle revient sur la pointe des pieds, chatouiller les méninges de toute personne qui, ne l’attendant plus, décide de se débrouiller sans elle. Espiègle, elle surprend le joggeur, le marcheur ou le cycliste en se manifestant brusquement, sans crier gare, au beau milieu d’un parcours. C’est aussi elle qui souffle doucement, aux parents fatigués, de douces histoires à raconter ou des plans un peu tordus pour que les petits aillent se coucher. Elle ne supporte pas la compétition; elle a besoin d’espace pour accomplir son œuvre. Sans pitié pour les angoissés, les frileux et les poltrons de ce monde, elle s’exclame : « Si vous n’avez pas de place pour moi, je reviendrai plus tard. Je n’ai que faire de tous vos problèmes. » Mais si d’aventure vous êtes parvenu à l’attirer près de vous et à la séduire, vous devez avoir tout un doigté pour qu’elle n’ait plus envie de s’en aller. Un conseil, faites comme si elle n’était pas là. Assoyez-vous à votre table, crayon en main, et laissez-la agir. Rien ne l’attendrit davantage qu’un cerveau bien concentré.
Je l’ai lu en classe et c’était gênant, mais en même temps, ça m’a enlevé mon orgueil et insufflé un peu d’humilité. Ce n’est qu’un petit texte, mais c’est le mien, et je suis contente de l’avoir écrit. Je suis contente d’avoir enfin fait un premier pas sur le chemin de la création. Maintenant, il s’agit de m’éloigner du « je », du « moi, de mon nombril quoi! Et ça c’est difficile je trouve. Mais je travaille là-dessus!
Je n’ai pas du tout parlé de ma course de 5 km au Défi du printemps de samedi dernier. Et bien, ça s’est mal passé. C’était affreux! Dès le premier kilomètre, je me sentais aussi mal que si j’étais en fin de course. J’ai pensé abandonner. Je me suis dit : « Ah! Peut-être que je suis en train d’empirer une blessure ». Mais un scan rapide de mes sensations m’a rendue à l’évidence : pas le moindre signe de douleur articulaire ou musculaire. Il fallait donc que je continue, mais je n’étais pas bien du tout. J’étais affreusement essoufflée. J’ai fini en 25 minutes 46, soit près d’une minute plus tard que lors du 5 km du parc Jean-Drapeau. Bizarrement, j’étais quand même super fière de moi à la fin parce que j’ai continué de pousser de toutes mes forces jusqu’au bout. Et depuis, je suis encore plus en amour avec la course que jamais.
J’ai incroyablement hâte au 10 km du marathon d’Ottawa. Moins de deux semaines à attendre!
13 mai 2009
3 mai 2009
Belle fin de semaine!
Je viens de passer une superbe fin de semaine!
Vendredi après-midi, j’ai amené ma sœur manger chez Juliette et chocolat pour sa fête. Ce n’est rien d’extravagant comme resto, mais on s’est tout de même bien régalées. J’ai adoré ma galette au sarrasin au pesto, noix de Grenoble et fromage de chèvre et ma limonade à l’ancienne. Ma sœur a pris une grosse salade qui avait l’air délicieuse également. Nous nous sommes évidemment sucré le bec ensuite avec de succulents desserts chocolatés. Ma petite nièce de 10 mois, Alycia, était avec nous et elle a été sage comme une image. Elle sourit continuellement et a charmé tous les clients par sa bonne humeur et son joli minois. Ensuite, nous sommes allées à la boutique Courir, et j’ai offert de chaussures de course neuves à ma sœur comme cadeau de fête (j’en ai profité pour m’acheter de nouvelle chaussures à moi aussi, même si les anciennes sont encore bonnes pour au moins 200 autres kilomètres, en principe).
Vendredi soir : salsa avec Stéphane. Une heure de pur plaisir.
Samedi soir, nous étions invités chez des amis à Saint-Sauveur pour une soirée gastronomique. Leur maison, que je visitais pour la première fois, correspond en tous points à la maison de mes rêves. Je n’en croyais pas mes yeux! Murs en lambris et en pierre, plancher de bois, meubles antiques, nombreuses pièces garnies de vastes bibliothèques, chambre des maîtres douillette avec vue à couper le souffle. Absolument superbe comme endroit! Et que dire du souper comme tel! Wow, je me suis absolument régalée. Tous les convives étaient délicieux eux aussi. Nous avons beaucoup parlé de voyage, et j’ai bien envie de repartir bientôt. Les éloges qu’on m’a fait de Prague m’ont donné particulièrement envie de m’y rendre. J’ai même eu l’occasion de parler un peu de course avec un ancien coureur. Rares sont les rencontre sociales où on ne trouve pas au moins un mordu de course!
Dimanche matin, j’ai eu le bonheur d’aller déjeuner avec deux amies traductrices que j’adore et nous avons eu beaucoup de plaisir. L’une d’entre elles a accouché récemment et a vécu un véritable cauchemar. Heureusement, la petite va bien et mon amie aussi, ce qui fait qu’elle a pu nous raconter ses mésaventures avec beaucoup d’humour. J’ai bien ri, mais je n’en demeure pas moins très émue par son histoire. Je la trouve très, très forte. Une fille exceptionnelle.
Enfin, ce soir, nous sommes allées prendre un latté entre « invincibles » et en avons profité pour souligner la venue prochaine du bébé de notre amie Sylvie. Nous avons parlé un peu de course, bien sûr, mais aussi de tout et de rien. Merveilleuse petite soirée. J’adore ces filles-là. Mon dieu que je suis chanceuse de les avoir comme amies!
Il faudrait quand même que je parle un peu de course... Ce matin, je suis allée courir très tôt, et je pense que les courses matinales deviendront un classique cet été. On se sent seul avec la nature le matin. Je passe toujours d'excellentes journées après avoir couru.
Ma prochaine course a lieu la semaine prochaine à Hochelaga Maisonneuve. Un 5 km qui a pour principale fonction de préparer mes jambes à courir vite au 10 km d’Ottawa qui se tiendra 2 semaines plus tard.
Vendredi après-midi, j’ai amené ma sœur manger chez Juliette et chocolat pour sa fête. Ce n’est rien d’extravagant comme resto, mais on s’est tout de même bien régalées. J’ai adoré ma galette au sarrasin au pesto, noix de Grenoble et fromage de chèvre et ma limonade à l’ancienne. Ma sœur a pris une grosse salade qui avait l’air délicieuse également. Nous nous sommes évidemment sucré le bec ensuite avec de succulents desserts chocolatés. Ma petite nièce de 10 mois, Alycia, était avec nous et elle a été sage comme une image. Elle sourit continuellement et a charmé tous les clients par sa bonne humeur et son joli minois. Ensuite, nous sommes allées à la boutique Courir, et j’ai offert de chaussures de course neuves à ma sœur comme cadeau de fête (j’en ai profité pour m’acheter de nouvelle chaussures à moi aussi, même si les anciennes sont encore bonnes pour au moins 200 autres kilomètres, en principe).
Vendredi soir : salsa avec Stéphane. Une heure de pur plaisir.
Samedi soir, nous étions invités chez des amis à Saint-Sauveur pour une soirée gastronomique. Leur maison, que je visitais pour la première fois, correspond en tous points à la maison de mes rêves. Je n’en croyais pas mes yeux! Murs en lambris et en pierre, plancher de bois, meubles antiques, nombreuses pièces garnies de vastes bibliothèques, chambre des maîtres douillette avec vue à couper le souffle. Absolument superbe comme endroit! Et que dire du souper comme tel! Wow, je me suis absolument régalée. Tous les convives étaient délicieux eux aussi. Nous avons beaucoup parlé de voyage, et j’ai bien envie de repartir bientôt. Les éloges qu’on m’a fait de Prague m’ont donné particulièrement envie de m’y rendre. J’ai même eu l’occasion de parler un peu de course avec un ancien coureur. Rares sont les rencontre sociales où on ne trouve pas au moins un mordu de course!
Dimanche matin, j’ai eu le bonheur d’aller déjeuner avec deux amies traductrices que j’adore et nous avons eu beaucoup de plaisir. L’une d’entre elles a accouché récemment et a vécu un véritable cauchemar. Heureusement, la petite va bien et mon amie aussi, ce qui fait qu’elle a pu nous raconter ses mésaventures avec beaucoup d’humour. J’ai bien ri, mais je n’en demeure pas moins très émue par son histoire. Je la trouve très, très forte. Une fille exceptionnelle.
Enfin, ce soir, nous sommes allées prendre un latté entre « invincibles » et en avons profité pour souligner la venue prochaine du bébé de notre amie Sylvie. Nous avons parlé un peu de course, bien sûr, mais aussi de tout et de rien. Merveilleuse petite soirée. J’adore ces filles-là. Mon dieu que je suis chanceuse de les avoir comme amies!
Il faudrait quand même que je parle un peu de course... Ce matin, je suis allée courir très tôt, et je pense que les courses matinales deviendront un classique cet été. On se sent seul avec la nature le matin. Je passe toujours d'excellentes journées après avoir couru.
Ma prochaine course a lieu la semaine prochaine à Hochelaga Maisonneuve. Un 5 km qui a pour principale fonction de préparer mes jambes à courir vite au 10 km d’Ottawa qui se tiendra 2 semaines plus tard.
26 avril 2009
Triste journée
La nuit dernière, j’ai dormi 12 heures. Je me suis levée à 11 h 30 ce matin, j’ai déjeuné, puis je suis allée m’étendre sur le lit tout l’après-midi. J’étais censée courir 30 minutes aujourd’hui, et j’en ai été incapable. J’ai pleuré une bonne partie de la journée. Une vraie loque.
Ce n’est pas le genre de journée que j’ai l’habitude de passer. Je suis généralement optimiste, enthousiaste et heureuse. J’attribue mon état pitoyable à la fin brusque d’une longue série de projets de traduction et de révision qui ont accaparé toutes mes journées, soirées et weekends au cours des derniers mois. J’étais à bout de souffle et je survivais grâce à l’adrénaline, mais une fois que tout a été livré (vendredi matin), je me suis effondrée. C’est un choc que de se retrouver avec rien à faire tout d’un coup. Même si je suis contente de pouvoir enfin me reposer un peu.
Et puis hier soir, j’ai écouté Slumdog Millionnaire, un film que je croyais léger et amusant, allez savoir pourquoi. Ça m’a plutôt marquée au fer rouge sur le plan émotionnel. Il faut dire que j’aime les films joyeux et exempts de violence (L’auberge espagnole, Under the Tuscan Sun, As good as It Gets, Le bonheur est dans le pré, par exemple, et même Sissi et La mélodie du bonheur). Quand j’écoute un film, je suis incapable de me détacher de l’action. Je vis les émotions pour vrai, comme si je faisais partie de l’histoire. S’il y a de la violence ou des scènes horribles, je reste perturbée pendant des jours. Pas surprenant que j’aie passé une journée si pénible. Le film Slumdog Millionnaire comporte une série de scènes absolument horrifiantes. Stéphane l’a trouvé très bon, et il n’est pas le seul apparemment. Mais moi, j’ai du mal à m’en remettre.
Ce film m’a par ailleurs rappelé avec acuité le peu que je fais pour aider les autres. Il y a deux ans, j’avais l’intention de partir un groupe d’alphabétisation dans mon quartier, bénévolement. J’avais même présenté mon projet à un centre communautaire et il ne restait plus qu’à fixer la date de début. Malheureusement, plus le projet se concrétisait, plus je paniquais et plus j’avais envie de fuir. Je me suis imaginé que les participants me détesteraient et que je serais incapable de leur apporter quoi que ce soit et j’ai décidé d’abandonner le projet avant même qu’il ne voit le jour. Les gens du centre communautaire ont été déçus, car les besoins sont immenses en alphabétisation et en francisation. J’ai très honte d’avoir laissé tombé, mais je n’arrive toujours pas à envisager d’enseigner à des gens sans ressentir le plus grand affolement. Je sais que c’est irrationnel. C’est que je fais de la phobie sociale. Je commence d’ailleurs un traitement cette semaine pour me défaire de ce boulet. C’est un problème qui a empoisonné ma vie (surtout sur le plan professionnel), et je veux maintenant m’en débarrasser.
Je me suis souvent crue folle. Depuis que je cours, c’est beaucoup moins le cas. Mon humeur s’est beaucoup stabilisée. Mais il y a des jours comme ça, où rien ne va.
Ce n’est pas le genre de journée que j’ai l’habitude de passer. Je suis généralement optimiste, enthousiaste et heureuse. J’attribue mon état pitoyable à la fin brusque d’une longue série de projets de traduction et de révision qui ont accaparé toutes mes journées, soirées et weekends au cours des derniers mois. J’étais à bout de souffle et je survivais grâce à l’adrénaline, mais une fois que tout a été livré (vendredi matin), je me suis effondrée. C’est un choc que de se retrouver avec rien à faire tout d’un coup. Même si je suis contente de pouvoir enfin me reposer un peu.
Et puis hier soir, j’ai écouté Slumdog Millionnaire, un film que je croyais léger et amusant, allez savoir pourquoi. Ça m’a plutôt marquée au fer rouge sur le plan émotionnel. Il faut dire que j’aime les films joyeux et exempts de violence (L’auberge espagnole, Under the Tuscan Sun, As good as It Gets, Le bonheur est dans le pré, par exemple, et même Sissi et La mélodie du bonheur). Quand j’écoute un film, je suis incapable de me détacher de l’action. Je vis les émotions pour vrai, comme si je faisais partie de l’histoire. S’il y a de la violence ou des scènes horribles, je reste perturbée pendant des jours. Pas surprenant que j’aie passé une journée si pénible. Le film Slumdog Millionnaire comporte une série de scènes absolument horrifiantes. Stéphane l’a trouvé très bon, et il n’est pas le seul apparemment. Mais moi, j’ai du mal à m’en remettre.
Ce film m’a par ailleurs rappelé avec acuité le peu que je fais pour aider les autres. Il y a deux ans, j’avais l’intention de partir un groupe d’alphabétisation dans mon quartier, bénévolement. J’avais même présenté mon projet à un centre communautaire et il ne restait plus qu’à fixer la date de début. Malheureusement, plus le projet se concrétisait, plus je paniquais et plus j’avais envie de fuir. Je me suis imaginé que les participants me détesteraient et que je serais incapable de leur apporter quoi que ce soit et j’ai décidé d’abandonner le projet avant même qu’il ne voit le jour. Les gens du centre communautaire ont été déçus, car les besoins sont immenses en alphabétisation et en francisation. J’ai très honte d’avoir laissé tombé, mais je n’arrive toujours pas à envisager d’enseigner à des gens sans ressentir le plus grand affolement. Je sais que c’est irrationnel. C’est que je fais de la phobie sociale. Je commence d’ailleurs un traitement cette semaine pour me défaire de ce boulet. C’est un problème qui a empoisonné ma vie (surtout sur le plan professionnel), et je veux maintenant m’en débarrasser.
Je me suis souvent crue folle. Depuis que je cours, c’est beaucoup moins le cas. Mon humeur s’est beaucoup stabilisée. Mais il y a des jours comme ça, où rien ne va.
23 avril 2009
Boston
Comme bien d’autres cette semaine, je me suis laissée gagner par la fièvre de Boston. Je me suis informée pour savoir les étapes que je devrais suivre pour un jour me qualifier, alors voilà.
Comme je viens tout juste d’entrer dans la catégorie 35 à 39 ans, je dois courir un marathon en 3 h 45...
J’estime que je pourrai peut-être atteindre cet objectif en 2011, voire 2012 ou 2013, c’est un projet à long terme donc.
En attendant, on m’a dit qu’il fallait que j’atteigne les objectifs préalables suivants (dans mon cas, comme ma « pochitude » augmente de façon exponentielle avec la distance, mon objectif au 5 km est un peu plus bas que chez une personne naturellement plus endurante) :
Comme je viens tout juste d’entrer dans la catégorie 35 à 39 ans, je dois courir un marathon en 3 h 45...
J’estime que je pourrai peut-être atteindre cet objectif en 2011, voire 2012 ou 2013, c’est un projet à long terme donc.
En attendant, on m’a dit qu’il fallait que j’atteigne les objectifs préalables suivants (dans mon cas, comme ma « pochitude » augmente de façon exponentielle avec la distance, mon objectif au 5 km est un peu plus bas que chez une personne naturellement plus endurante) :
- Je ne peux pas penser courir un marathon en 3 h 45 un jour tant que je ne serai pas à 22 minutes 45 au 5 km.
- Il faudra aussi que mon 10 km soit à 48 minutes 30 et mon demi-marathon à 1 h 47.
- Tout en travaillant fort pour améliorer ma vitesse au 5 et au 10 km, je dois prendre de l’expérience sur les longues distances (demi-marathons et marathons).
- Il faudra voir comment mon corps réagit aux marathons.
- La diététiste m’a dit que je devrais perdre encore 3 livres environ pour être à un poids vraiment d’athlète (et j’avoue que je me sens encore un peu lourde même si j’ai perdu environ 5-6 livres depuis que j’ai commencé à courir).
- 5 km : 23:59 (pour le moment, je suis à 24:50, donc la marche est assez haute)
- 10 km : 51:30 minutes (mon premier « vrai » 10 km sera à Ottawa, et je vise 53 minutes)
- Demi-marathon : 2 h 02 (selon mes rythmes d'entraînement, c'est ce que je devrais atteindre cette annéée théoriquement)
20 avril 2009
5 km de la Banque Scotia
Le demi-marathon et 5 km de la Banque Scotia est vraiment un bel événement et je compte bien y participer tous les ans si je le peux! Hier, j'ai pris part au 5 km et j’ai adoré mon expérience. Quel beau parcours! Entièrement sur le bord de l’eau. La vue est superbe. Pendant que je courais, je me disais : « Ah! C’est dommage que je souffre autant, je ne peux pas apprécier la beauté du paysage! ». Pourtant, je m’aperçois aujourd’hui que plein de belles images me sont restées en tête.
Ce 5 km était assez important pour moi. C’était la course « de base » de mon année, celle qui me servira de référence en vue des 10 km et des demi-marathons auxquels je vais participer au cours des prochains mois. Je visais 25 minutes, mais je savais que ce serait assez difficile à atteindre comme objectif. En entraînement, j’ai du mal à tenir plus de 5 minutes à un rythme de 5 minutes par kilomètre, alors 25 minutes à cette vitesse, ça me semblait un peu impossible. Il n’empêche que j’étais déterminée à atteindre cet objectif. Je me suis bien préparée psychologiquement à accepter le plus d’inconfort possible. Maintenant que j’ai un peu d’expérience, je sais que j’ai toujours tendance à flancher psychologiquement aux environs des 2/3 de la course, et je me suis préparée à aller chercher tout ce que j’avais en moi.
Au départ, je me suis mal positionnée. Je croyais être suffisamment en avant, mais en même temps je voyais bien que les gens devant moi n’avaient pas l’air de coureurs très expérimentés. Je n’ai pas osé m’avancer plus, mais j’aurais dû! Quand le sifflet a sonné, plein de gens devant moi sont restés plantés sur place. Littéralement! J’ai donc fait un slalom assez agressif entre les gens (et j’avoue que j’ai lâché quelques sacres – j’ai mauvais caractère quand je suis stressée), mais j’ai eu beaucoup de misère à avancer pendant au moins 10 secondes. Ça m’a pris 16 secondes à me rendre jusqu’à la ligne de départ, mais j’ai fini par me sortir du troupeau et prendre mon rythme de croisière.
Les deux premiers kilomètres ont été exigeants, mais relativement agréables. Je sentais que j’avais le bon rythme. (Il faut dire qu’on avait le vent de dos au départ.) Quand on s’est mis à avoir le vent de face, j’ai commencé à trouvé ça plus dur. J’ai suivi un grand monsieur pendant un petit bout de temps pour qu’il me cache du vent, mais j’ai l’ai dépassé après une minute ou deux parce que je perdais de la vitesse. Je regardais ma montre compulsivement pour m’assurer de garder le rythme. Comme je m’y attendais, c’est à partir de la fin du 3e kilomètre que j’ai commencé à souffrir vraiment. J’étais très essoufflée et j’avais très, très, très envie de me mettre à marcher. Mais j’ai réussi à rester positive. Je me disais : « Tu es capable », « C’est juste un petit moment de souffrance et quand ce sera fini tu vas être super contente » et aussi, je ne sais pas trop pourquoi, je me disais : « C’est l’fun être essoufflée ». En tout cas, ça a assez bien marché, j’ai continué à courir à un rythme convenable, quoique mon 4e kilomètre a été assez mauvais. Au 5e kilomètre, j’ai accéléré, et j’ai pu faire un sprint acceptable à la fin. Il y avait un gars devant moi, et je me suis dit : « Je vais le doubler. J’aime ça battre des gars. »

Voici mes temps par kilomètre (à partir du coup de départ, et non du moment où j’ai passé la ligne de départ) :
1er km : 4:57
2e km : 5:01
3e km : 5:00
4e km : 5:16
5e km : 4:40
2e km : 5:01
3e km : 5:00
4e km : 5:16
5e km : 4:40
On voit donc que j’ai maintenu le rythme de manière assez constante pendant 3 km, avant de m’effondrer au 4e km pour enfin très bien me reprendre au dernier km.
Temps total selon ma montre, que j'ai partie dès le coup de départ : 24:57,83
Temps selon la puce de Sportstat (de la ligne de départ à la ligne d’arrivée) : 24:50 – J’ai donc battu mon objectif de 10 secondes finalement. C’est très bien! J’ai aussi battu de presque 2 minutes mon temps d’octobre dernier. Maintenant je suis prête pour les plus longues distances.
Prochaine course : le 10 km d’Ottawa!
6 avril 2009
Déclic
Cette semaine, il y a un gros déclic qui s’est fait dans ma tête de coureuse. Un beau déclic.
Premièrement, j’ai complètement abandonné l’idée de me spécialiser dans les courtes distances. Ça peut sembler étrange d’arriver subitement à une telle conclusion après avoir fait une course de 2 km, mais je n’en suis pas moins sûre de mon coup. Deux kilomètres, ça peut être intense, mais ce n’est vraiment pas assez long. Pas le temps de « vivre » quoi que ce soit. Maintenant, je veux des courses qui durent longtemps et qui me font ressentir plein de choses.
Deuxièmement, j’ai perdu un peu de mon besoin incontrôlable de performer. À la course de Lasalle, j’ai de loin préféré courir 5 km pas trop vite avec ma sœur que de courir 2 km à fond de train. J’ai pu apprécier le parcours, regarder ce qui se passait autour et m’assurer de donner le rythme adéquat à ma sœur. Ma foi, peut-être qu’un jour je ferais un bon lapin dans un marathon.
Troisièmement (et il s’agit ici du corollaire du premier point), j’ai maintenant follement hâte de faire des demi-marathons et des marathons. J’ai même déterminé que mon premier marathon sera celui du Vermont en mai 2010. Mon amie Sylvie est censée le courir aussi, c’est elle qui m’a donné l’idée de faire celui-là! Et mon premier demi-marathon sera celui du Maski-Courons.
Tout ce cheminement dans ma tête est venu après une discussion que j’ai eue avec le coach au début de la semaine sur les entraînements sur piste du jeudi. Il m’a gentiment fait comprendre qu’il ne voulait pas que j'y retourne et ça m'a fait comprendre que je n'ai pas grand potentiel sur courte distance. Ça m’a un peu humiliée sur le coup, mais j’ai été en même temps immensément soulagée. Je n’arrêtais pas de me blesser lors des entraînements sur piste et c’était devenu une vraie torture. Dans ma tête, je me mettais de la pression en pensant qu’il me fallait devenir une coureuse d’élite, mais c’était totalement inaccessible comme objectif. Maintenant que j’ai le droit d’être ordinaire, je me sens bien plus légère.
Donc côté course, je suis heureuse! Ce weekend, j’ai couru 13 km pour la première fois et j’ai adoré ça! Mais j’ai aussi trouvé ça très difficile. Mes articulations les plus fragiles ont commencé à me faire très mal à partir du 10e km et j’ai couru les 3 derniers kilomètres raide comme une barre (tout en maintenant le bon rythme, ce qui m’a quand même beaucoup surprise). C’était une journée pluvieuse et venteuse. J’ai couru au bord du fleuve et de grosses vagues se fracassaient sur la berge. C’était mer-veil-leux! Je recommande à tous les coureurs qui veulent changer de paysage à l’occasion d’aller courir sur le bord du fleuve à Lachine et au Parc René-Lévesque (une presqu’île qui se trouve aussi à Lachine). Quand il vente et il pleut, c’est particulièrement dépaysant. On se croirait sur le bord de la mer.
J’ai hâte à la prochaine course. Ce sera le 5 km du demi-marathon de Montréal. J’aurais bien aimé faire le demi-marathon, mais je ne suis pas encore prête physiquement. Chose certaine, je serai là pour encourager ceux qui le font!
Premièrement, j’ai complètement abandonné l’idée de me spécialiser dans les courtes distances. Ça peut sembler étrange d’arriver subitement à une telle conclusion après avoir fait une course de 2 km, mais je n’en suis pas moins sûre de mon coup. Deux kilomètres, ça peut être intense, mais ce n’est vraiment pas assez long. Pas le temps de « vivre » quoi que ce soit. Maintenant, je veux des courses qui durent longtemps et qui me font ressentir plein de choses.
Deuxièmement, j’ai perdu un peu de mon besoin incontrôlable de performer. À la course de Lasalle, j’ai de loin préféré courir 5 km pas trop vite avec ma sœur que de courir 2 km à fond de train. J’ai pu apprécier le parcours, regarder ce qui se passait autour et m’assurer de donner le rythme adéquat à ma sœur. Ma foi, peut-être qu’un jour je ferais un bon lapin dans un marathon.
Troisièmement (et il s’agit ici du corollaire du premier point), j’ai maintenant follement hâte de faire des demi-marathons et des marathons. J’ai même déterminé que mon premier marathon sera celui du Vermont en mai 2010. Mon amie Sylvie est censée le courir aussi, c’est elle qui m’a donné l’idée de faire celui-là! Et mon premier demi-marathon sera celui du Maski-Courons.
Tout ce cheminement dans ma tête est venu après une discussion que j’ai eue avec le coach au début de la semaine sur les entraînements sur piste du jeudi. Il m’a gentiment fait comprendre qu’il ne voulait pas que j'y retourne et ça m'a fait comprendre que je n'ai pas grand potentiel sur courte distance. Ça m’a un peu humiliée sur le coup, mais j’ai été en même temps immensément soulagée. Je n’arrêtais pas de me blesser lors des entraînements sur piste et c’était devenu une vraie torture. Dans ma tête, je me mettais de la pression en pensant qu’il me fallait devenir une coureuse d’élite, mais c’était totalement inaccessible comme objectif. Maintenant que j’ai le droit d’être ordinaire, je me sens bien plus légère.
Donc côté course, je suis heureuse! Ce weekend, j’ai couru 13 km pour la première fois et j’ai adoré ça! Mais j’ai aussi trouvé ça très difficile. Mes articulations les plus fragiles ont commencé à me faire très mal à partir du 10e km et j’ai couru les 3 derniers kilomètres raide comme une barre (tout en maintenant le bon rythme, ce qui m’a quand même beaucoup surprise). C’était une journée pluvieuse et venteuse. J’ai couru au bord du fleuve et de grosses vagues se fracassaient sur la berge. C’était mer-veil-leux! Je recommande à tous les coureurs qui veulent changer de paysage à l’occasion d’aller courir sur le bord du fleuve à Lachine et au Parc René-Lévesque (une presqu’île qui se trouve aussi à Lachine). Quand il vente et il pleut, c’est particulièrement dépaysant. On se croirait sur le bord de la mer.
J’ai hâte à la prochaine course. Ce sera le 5 km du demi-marathon de Montréal. J’aurais bien aimé faire le demi-marathon, mais je ne suis pas encore prête physiquement. Chose certaine, je serai là pour encourager ceux qui le font!
29 mars 2009
Journée grise, mais grisante!
Ce matin, le réveil a sonné à 5 h 30, et je me suis levée sans flâner, avec la sensation d’être assez bien reposée. Pourtant, je me suis endormie seulement vers minuit hier soir et je me suis réveillée aux heures, inquiète que mon petit mal de gorge soit le début d’un rhume. Ça n’aurait pas pu plus mal tomber! La course de Lasalle (2 km), je l’attends avec impatience depuis des semaines. Après une saison morte de 4 mois, on a hâte de pouvoir enfin mesurer où on en est. Je me suis entraînée assez fort cet hiver, et j’espérais obtenir de bons résultats, tout au moins passer sous la barre des 10 minutes au 2 km. Je rêvais même un peu que mon chrono commence par un 8, mais je n’osais pas trop y croire. Quand j’ai vu la température de ce matin, froide, un peu pluvieuse et très venteuse, j’ai révisé à la baisse mes objectifs.
Dans le gymnase où se faisaient les inscriptions, j’ai vu mes amis Alain et Josée. Ils ont beaucoup apaisé mon anxiété et ça m’a fait le plus grand bien. Pendant mon échauffement, j’ai aussi aperçu mon amie Sylvie, une athlète que j’admire beaucoup. Elle ne court pas ces temps-ci puisqu’elle en est au 3e trimestre de sa grossesse. Elle est quand même venue encourager son chum et ses amies coureuses. C’est toujours un bonheur de la voir. Son sourire radieux m’a donné de l’énergie!
Le 2 km est une distance assez impopulaire chez les adultes. Je pense qu’au moins 75 % des participants étaient des adolescents. Il n’empêche que c’est une bonne distance pour améliorer sa vitesse avant de commencer l’entraînement pour les distances plus longues. J’avoue aussi que je suis davantage faite pour les courtes distances que les longues. Pour le moment, ma meilleure distance reste le 200 mètres (sprint pur). J’ai encore beaucoup de croûtes à manger pour être une coureuse de longue distance.
Sur la ligne de départ, je me suis placée vers l’arrière du peloton, me doutant bien que tous ces jeunes auraient envie de partir en lions, ce qui s’est avéré au moment du coup d’envoi. Malgré mon expérience acquise cet automne, je me suis laissée entraîner dans une vitesse de départ beaucoup trop rapide. Après 200 mètres, mon GPS m’indiquait que j’étais à 3 minutes 30 du km, alors que je visais un rythme d’un peu moins de 5 minutes/km. J’ai ralenti un peu, mais je me suis aperçu avec surprise que la vitesse de 4 min 30/km était très tolérable. J’ai passé le premier kilomètre à 4 minutes 24. Malheureusement, je me suis mise à devenir très essoufflée par la suite, ce à quoi je m’attendais bien sûr puisque mon endurance cardiovasculaire demeure encore relativement catastrophique. Je n’ai pas pu m’empêcher de ralentir, mais je suis quand même parvenue à maintenir une cadence de 4 minutes 35 environ (dans un inconfort qui grandissait de manière exponentielle), pour terminer dans un semblant de sprint qui n’avait rien de très épatant – plus de souffle du tout. Quelques mètres avant la ligne d’arrivée, j’ai vu que le chrono était rendu à 8 minutes 55. J’ai poussé le plus que j’ai pu pour finalement rentrer à 8 minutes 58. Wow! J’étais ridiculement à bout de souffle, mais vraiment très heureuse! Le premier que j’ai vu c’est mon amoureux. Il était là avec son grand parapluie de golf et son beau sourire. J'étais aux anges!
Dans le gymnase où se faisaient les inscriptions, j’ai vu mes amis Alain et Josée. Ils ont beaucoup apaisé mon anxiété et ça m’a fait le plus grand bien. Pendant mon échauffement, j’ai aussi aperçu mon amie Sylvie, une athlète que j’admire beaucoup. Elle ne court pas ces temps-ci puisqu’elle en est au 3e trimestre de sa grossesse. Elle est quand même venue encourager son chum et ses amies coureuses. C’est toujours un bonheur de la voir. Son sourire radieux m’a donné de l’énergie!
Le 2 km est une distance assez impopulaire chez les adultes. Je pense qu’au moins 75 % des participants étaient des adolescents. Il n’empêche que c’est une bonne distance pour améliorer sa vitesse avant de commencer l’entraînement pour les distances plus longues. J’avoue aussi que je suis davantage faite pour les courtes distances que les longues. Pour le moment, ma meilleure distance reste le 200 mètres (sprint pur). J’ai encore beaucoup de croûtes à manger pour être une coureuse de longue distance.
Sur la ligne de départ, je me suis placée vers l’arrière du peloton, me doutant bien que tous ces jeunes auraient envie de partir en lions, ce qui s’est avéré au moment du coup d’envoi. Malgré mon expérience acquise cet automne, je me suis laissée entraîner dans une vitesse de départ beaucoup trop rapide. Après 200 mètres, mon GPS m’indiquait que j’étais à 3 minutes 30 du km, alors que je visais un rythme d’un peu moins de 5 minutes/km. J’ai ralenti un peu, mais je me suis aperçu avec surprise que la vitesse de 4 min 30/km était très tolérable. J’ai passé le premier kilomètre à 4 minutes 24. Malheureusement, je me suis mise à devenir très essoufflée par la suite, ce à quoi je m’attendais bien sûr puisque mon endurance cardiovasculaire demeure encore relativement catastrophique. Je n’ai pas pu m’empêcher de ralentir, mais je suis quand même parvenue à maintenir une cadence de 4 minutes 35 environ (dans un inconfort qui grandissait de manière exponentielle), pour terminer dans un semblant de sprint qui n’avait rien de très épatant – plus de souffle du tout. Quelques mètres avant la ligne d’arrivée, j’ai vu que le chrono était rendu à 8 minutes 55. J’ai poussé le plus que j’ai pu pour finalement rentrer à 8 minutes 58. Wow! J’étais ridiculement à bout de souffle, mais vraiment très heureuse! Le premier que j’ai vu c’est mon amoureux. Il était là avec son grand parapluie de golf et son beau sourire. J'étais aux anges!
Photo prise durant les derniers mètres. J'ai l'air pas mal essoufflée, ce qui est très représentatif de la réalité. (Merci Sylvie pour la photo!)J’ai marché un peu, puis je me suis dépêchée d’aller changer de dossard parce qu’à peine dix minutes plus tard, c’était le début de la course de 5 km que je devais faire avec ma sœur Isabelle. C’était sa première course, et je voulais l’accompagner. Nous avions convenu que ce premier 5 km devait être agréable, mais tout de même représenter un petit défi. Ma sœur court environ 1 ou 2 fois par semaine depuis 2 mois. L’objectif fixé était de 33 minutes 75. Isabelle est une ancienne joueuse de volley comme moi, en plus d’être une ancienne gymnaste. Elle en a eu plein son casque de la haute performance dans sa vie, et maintenant, elle veut simplement avoir du plaisir quand elle fait du sport. Nous nous sommes placées complètement à l’arrière du peloton. La consigne était « pas de stress », alors il n’y en a pas eu! Nous avons maintenu un rythme d’environ 6 minutes 30 tout le long, et Isabelle n’a pas eu l’air d’avoir tellement de difficulté. Au début du 3e km, elle était un peu fatiguée, mais je lui ai dit que c’était normal. C’est toujours le pire bout de la course. Au 4e kilomètre, nous avons commencé à accélérer, puis nous avons fait un beau sprint final. Chrono : 32 minutes 19, donc bien en deçà de l’objectif fixé. J’ai adoré courir avec ma sœur! Et je pense qu’elle aussi a apprécié l’expérience. D’après moi, ce ne sera pas sa dernière course! Hier, nous avons écouté Spirit of the marathon pour nous motiver, et elle a par la suite affirmé qu’elle souhaitait faire un marathon un jour.
Après ça c’était le 10 km (non, je ne le courais pas celui-là), mais j’avais super hâte d’aller encourager mes amies. Beaucoup ont eu d’excellentes performances. Je pense notamment à Isabelle, Jean-Pierre, Anne, Véronique, Geneviève, Josée, et d’autres dont je ne connais pas le nom. C’était très inspirant de les voir courir. Je commence à avoir pas mal hâte de faire des 10 km moi aussi!
Enfin, le clou de la journée, ma petite nièce Aryane âgée de 3 ans ½ a participé au 1 km. Elle était incroyablement mignonne avec son gros dossard, et elle a fait ça comme une championne. Elle était ravie de sa médaille! (Tout les enfants en reçoivent une à la ligne d’arrivée.)
À la fin de tout, je suis allée chercher ma médaille parce que, eh oui, je suis arrivée première dans ma catégorie d’âge. (Je sais très bien que la compétition n’était pas forte, mais quand même, ça fait un petit velours!) À la table des médailles, un autre Vainqueur médaillé, qui connait bien mon niveau, m’a demandé perplexe : « As-tu des enfants? ». Je lui ai dit : « Euh, non ». Il m’a répondu : « C’est parce que c’est la table des médailles ici… ». Et vlan! Pas eu le temps de répondre, il est parti. Bof! De toute façon, je sais bien que je suis une coureuse débutante. J’ai un petit côté compétitif, mais je veux surtout avoir du plaisir!
Et je pense que je vais être comblée sur ce plan cette année!
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